3ème session du Comité de pilotage du Fonds National d’Appui à l’Agriculture : Plus de 3 milliards de FCFA en 2015 pour donner un coup d’accélérateur au secteur

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Le ministre Mamadou I Diarra, et Bocary Tereta lors de l'ouverture
Le ministre Mamadou I Diarra, et Bocary Tereta lors de l’ouverture

Ces informations ont été données au cours de la 3ème session du Comité de pilotage du FNAA, tenue le lundi 2 mars 2015 dans la salle de conférences du ministère du Développement Rural.

Co-présidée par les ministres du Développement Rural, Dr Bokary Tréta, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mohamed Ag Erlaf, de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra et de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Mahamane Baby, cette session est le 1er véritable Comité de pilotage du Fonds depuis sa mise en place, le 12 juillet 2010.

Le présent exercice qui a réuni, en plus des ministres cités, presque toutes les structures concernées, a porté sur le point d’exécution des activités du FNAA au titre de l’année 2014, les activités programmées au titre de 2015 et les budgets y afférents.

Au titre de l’exercice 2015, le FNAA voit grand. Les activités à réaliser au titre de 2015 se résument en Guichet  de Développement Agricole pour les projets et les activités proposés par les producteurs, comme la production de semences de pré base et de base, contrôlées au champ et la certification, pour 194 273 319 F CFA; l’acquisition d’équipements agricoles, pour un montant de 455 000 000 de FCFA; la création d’agropoles et le Programme national d’insémination artificielle.

Ces deux dernières activités vont respectivement coûter au FNAA 359 746 500 FCFA, dont 330 000 000 FCFA pour les études au niveau de cinq (5) bassins de production; 14 468 000 FCFA pour les missions d’information et 542 793 000  FCFA. Pour Moussa Camara, Directeur National de l’Agriculture (DNA), la mise en œuvre des activités prévues au titre de 2015 permettra de booster la production et la productivité agricoles et contribuera à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, dans un contexte de préservation de l’environnement.

Selon lui, l’année 2015 consacrera le démarrage effectif des activités du FNAA, à la faveur du financement des projets soumis par les producteurs, les Entreprises Agricoles, les OPA et les collectivités. Si le montant alloué au FNAA au titre de cette année 2015 semble élevé, il ressort des débats qui ont suivi l’exposé du DNA qu’il est encore en deçà des défis du secteur. D’où la demande de certains de revoir la cagnotte pour que le secteur puisse jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance.

Sur le premier point, il ressort de l’exposé fait par le DNA que le FNAA a, entre autres, recruté un chargé du FNAA du Cabinet et a nommé un point focal DNA, ainsi que la création d’un groupe de travail au niveau du Ministère du Développement Rural. S’y ajoutent l’organisation d’une rencontre avec les responsables des organisations professionnelles paysannes et l’APCAM sur les missions du FNAA et la production de plusieurs documents: fiches de critères de sélection des projets, modèle de présentation de projets et note sur le plafonnement des appuis du FNAA. S’agissant du budget 2014, il était de  2 milliards de FCFA, dont  1098 000 000 FCFA pour le Guichet Développement Agricole; 100 000 000 FCFA pour le Guichet Risque et Calamité et 802 000 000 FCFA pour le Fonds de Garantie. Le montant total  dépensé et engagé sur cette somme s’est élevé à 713 936 101 F CFA, soit un taux d’exécution et d’engagement de 35, 7% et un reliquat  de 1 286 063 899 FCFA.

Pour rappel, le Fonds est destiné à financer l’appui aux activité agricoles et péri-agricoles, à financer les activités tendant à prévenir et à minimiser l’impact des risques majeurs et des calamités sur le développement agricole et les conditions de vie des populations rurales, à garantir partiellement ou en totalité les emprunts contractés par les exploitants agricoles, à financer le Stock national de semences sélectionnées utilisables en période de calamité et à soutenir la production de semences sélectionnées à tous les stades de production.

Yaya Samaké

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