3ème FAPAK Un cadre pour les paysans et artisans de Kati

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C’est ce mardi, 13 mars 2012 que les lampions de la 3è Foire Agro-sylvo-pastorale et artisanale de Kati s’éteindront. Ouverte le vendredi, 9 mars 2012 cette Foire a permis à la trentaine de participants d’exposer leur savoir faire.
Placée sous la haute présidence du président de l’APCAM, Bakary Togola cette 3ème Foire Agro-sylvo-pastorale et artisanale de Kati (FAPAK) a été marquée par plusieurs activités. Après quatre jours va être consacrée à une conférence dont le thème porte sur : «Atouts et faiblesses de l’agriculture malienne». Elle sera suivie de la remise d’attestations aux participants et des prix aux meilleurs exposants. Le Maire de Kati, Hamala Haïdara prononcera le discours de clôturera de cette 3è FAPAK. 
Déjà à l’ouverture, le Maire avait laissé entendre qu’il était temps de renouer avec la FAPAK dont la dernière édition, organisée sous l’ère Joseph Mara, remonte en 1977. «Il était temps que Kati renoue avec les vieilles habitudes. 80% de la population  active de notre Commune relèvent de ce secteur. Cette injustice doit être réparée et je prends l’engagement que nous allons dorénavant respecter la tradition en organisant régulièrement la FAPAK», a promis le Maire de Kati.
Bakary Coulibaly qui était en mission avec le Ministre de l’Agriculture dans la région de Ségou s’est fait représenté par le président de la Chambre d’Agriculture du Cercle de Kati, Tiassé Coulibaly. Au nom de Bakary Togola, il a invité les agriculteurs ainsi que les artisans de Kati à se donner la main pour faire rayonner l’agriculture dans la Commune et le Cercle de Kati.
La cérémonie a enregistré la présence du Directeur de cabinet du Gouvernorat de Koulikoro, Ouénégué Diarra ; du préfet du Cercle de Kati, El Hadj Ibrahim Mamadou Sylla, des chefs de service de Kati, du Conseil communal et de plusieurs personnalités.
Mamadou DIALLO  

Trois questions à Tiassé Coulibaly, président de la Chambre d’agriculture de Kati

Pourquoi une foire agro-sylvo pastorale à Kati ?
Avant tout propos, je tiens à rendre un hommage mérité au président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola dont le choix s’est porté sur ma modeste personne pour le représenter. Kati est une ville dont l’activité principale est basée sur l’agriculture notamment le maraîchage et l’élevage. Et mieux, après Sikasso, c’est le Cercle de Kati qui est la deuxième ville productrice au Mali. Donc, notre objectif est de valoriser et de rendre visible notre secteur afin que nos produits puissent être connus de l’extérieur. La Commune de Kati demeure la locomotive pour les 37 autres Communes. Donc, il est extrêmement important que les gens comprennent que le maraîchage et l’agriculture peuvent nourrir leur homme.

Comment vous expliquez l’absence des 36 autres Communes ?
Notre ambition était de faire participer toutes les 37 Communes que compte le Cercle de Kati. Ce n’est que parti remise, nous prendront toutes les dispositions pour que toutes les Communes soient présentées à l’édition de 2013. Le Maire de Kati, Hamala Haïdara a rappelé que notre économie est soutenue à 80% par les activités agro-sylvo-pastorales. Cela fait exactement 32 ans que la ville de Kati n’abrite pas de Foire agro-sylvo-pastorale et Artisanale (FAPAK). Les deux précédentes éditions ont été faites sous l’ère Joseph Mara en 1976 et 1977. Naturellement, cette 3ème édition ne peut pas être totalement parfaite. L’important c’était de faire revivre la FAPAK et je crois que c’est chose faite. Je tiens à féliciter particulièrement le conseil municipal de Kati à travers son Maire Hamala Haïdara pour nous avoir conseillés l’organisation de la présente foire.

En termes d’accompagnement, qu’allez-vous mettre en œuvre pour revaloriser le maraîchage à Kati ?
Nous devons comprendre que c’est l’union qui fait la force. Seul on ne peut rien entreprendre. Il faut qu’on se donne les mains afin de faire développer l’agriculture à Kati. Le Gouvernement de la République a initié un programme, le PAPAM qui accompagne les agriculteurs à travers le financement des projets de développement agricole. Donc, les agriculteurs peuvent avoir accès à des semences mais surtout à des équipements notamment les tracteurs et autres. Dans les jours à venir, nous allons expliquer aux gens comment monté le projet afin de bénéficier des fonds du PAPAM. Une fois de plus, j’invite les agriculteurs à s’organiser en coopératives pour l’amélioration de l’agriculture dans le Cercle de Kati.
Propos recueillis par Mamadou DIALLO «Mass»

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