La 1è édition de la Bourse du karité a vécu : Place maintenant aux mesures concrètes de promotion de cet or vert

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Le ministère de l’Industrie des investissements et du commerce,  en partenariat avec l’Ambassade du Canada au Mali,  a organisé la 1ère édition  de la Bourse/ Journées nationales du karité au Mali,  les 16, 17 et 18 Février 2012 dans la salle Balla Moussa Keita au CICB.

 

La production est estimée à 250.000 tonnes  pour une collecte de 150.000 tonnes. Le potentiel d’exportations est de 53.000 tonnes dont 50.000 tonnes  d’amandes  et 3.000 tonnes de beurre de karité. La consommation nationale de karité est  de 97.000tonnes. La valeur économique du karité constitue pour les acteurs, particulièrement les millions de femmes  dans les zones rurales, des sources de revenus substantiels.

L’objectif de cette rencontre est d’apprécier, d’échanger sur les préoccupations  de la filière et de proposer des solutions ; mener une campagne  de plaidoyer  afin d’amener les pouvoirs publics à prendre des mesures en faveur de la promotion de la filière. En 2011, la Fédération  nationale du karité (FNK) a été appuyée à travers la prise en charge des missions de sensibilisation des pépiniéristes dans les zones de production de karité et l’accompagnement des acteurs de la 4ème Conférence mondiale sur le karité «Global Shea 2011» qui s’est tenue du 4 au 8 avril 2011 à Accra au Ghana.

Sur le plan de la promotion commerciale, le Mali sera présent  à la fête mondiale du karité, du 23 au 27 Avril 2012 à Cotonou au Bénin. En marge de cette rencontre, le bureau mondial de Global Shea se réunira pour définir et adopter les activités 2012/2013 du Comité exécutif dont le Mali détient deux sièges sur sept.

Selon Louis  Verret, directeur Coopération à l’Ambassade du Canada, la filière karité  est porteuse pour l’économie du Mali. Au-delà du revenu substantiel que cette filière procure déjà aux femmes rurales, elle pourrait, à travers une intervention accrue, contribuer aux  efforts de réduction de la pauvreté des populations et à la croissance économique prônée par les autorités du pays.

Selon le représentant du Programme d’aide à la formation de l’agriculture (Pafa), «le Pafa est un projet novateur qui vise à développer l’entreprenariat et  l’autonomie commerciale des opératrices de la filière karité dont les résultats sont, entre autres, l’amélioration de la production, l’augmentation des ventes et le renforcement des capacités des opératrices. Les défis majeurs que la filière karaté doit relever, selon toujours lui, c’est d’engager des actions soutenues pour améliorer la qualité du beurre malien et régénérer le parc à karité du pays».

Pour sa part, la présidente du Réseau  national des femmes productrices de karité «Sido» dira que la ressource karité occupe une place de choix dans l’économie nationale, voire sous-régionale. C’est d’une importance capitale dans la vie des  femmes rurales au Mali. Mais malgré cela, on constate une disparition progressive de la ressource karité à cause des effets nuisibles de l’homme (coupe abusive, récolte des fruits immatures) et du vieillissement du parc karité.

A cela s’ajoute  la convoitise incontrôlée des grandes industries internationales qui se focalisent essentiellement sur la matière  première, les amandes, entrainant une non-valorisation de la ressource karité.  Ce qui est de nature à réduire le revenu des acteurs, surtout des  femmes en milieu rural touchées généralement par le phénomène de la pauvreté.

Rappelons que la clôture de cette 1ère édition a été marquée par la remise d’importants lots de dons de matériels  aux groupements de femmes.

Gérard Dakouo

 

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