Mali: début des auditions dans le scandale des engrais frelatés

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Mali: début des auditions dans le scandale des engrais frelatés
Une femme dans un champ de coton, au Mali.
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Après les sorties musclées d’associations de défense des consommateurs maliens et de paysans, la justice malienne a ouvert une enquête sur l’affaire des engrais de mauvaise qualité introduits dans le pays et mis à la disposition des paysans. Les auditions ont commencé en début de semaine et se sont poursuivies ce jeudi 25 juin où trois personnalités du monde agricole ont été entendues.

La justice malienne a ouvert une enquête sur l’affaire des engrais de mauvaise qualité. Les auditions ont commencé. Le patron de la Compagnie malienne de développement textile (CMDT), ainsi que trois autres cadres de la filière agricole ont déjà été entendus. D’autres personnes s’apprêtent à passer devant les enquêteurs.

Les élus des associations de défense des consommateurs maintiennent la pression et exigent « la vérité sur les poisons déversés dans les champs ». Un député de la majorité présidentielle a même publiquement interpellé le ministre malien du Développement rural sur la question. Bokary Téréta dans ses réponses n’a pas du tout convaincu des élus qui l’ont même accusé « d’être complice de ceux qui ont commandé des engrais de mauvaise qualité ». Faux, a répondu le ministre qui a néanmoins reconnu que plusieurs fournisseurs ont introduit dans le pays des engrais hors normes……Lire la suite sur rfi.fr

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1 commentaire

  1. IBK à Koulouba: la dérive irresponsable d’un régime inutile au Mali

    Les sorties massives des maliens lors des élections de juillet et d’août 2013 étaient à la hauteur de leur attente face au péril d’un pays qui s’est effondré en 2012 comme un château de cartes.

    Deux ans après l’élection d’IBK, l’attente légitime des maliens s’est transformée à une angoisse gigantesque au vu des pratiques du pouvoir d’un président peu amène avec l’argent public et qui flirte dangereusement avec les milieux mafieux et crapuleux.

    Aussitôt installé dans ses bureaux à Koulouba, une ancienne bâtisse coloniale qui abrite la présidence de la république du Mali, IBK multiplie à l’infini, les choix malencontreux (rénovation de sa privée avec les milliards de l’argent public, achats coûteux de motos d’apparat, d’avion douteux, de véhicules insolents), d’interminables voyages budgétivores et sans aucune retombée ni pour la stabilité du pays ni pour sa reconstruction.

    De scandales financiers en scandales financiers, (marché d’un Boeing douteux, marché dit d’équipements militaires, affaire Michel Tomi, marchés des engrais frelatés) le régime fâche tour à tour le FMI, la banque mondiale, l’Union européenne, l’opposition politique, l’Untm, les organisations paysannes, etc etc.

    Si un arrangement budgétaire a pu être trouvé avec le FMI pour continuer à maintenir à flot les finances malmenées du pays par un régime familiale et claniste, ce qui se profile à l’horizon avec les conséquences désastreuses d’utilisation d’engrais frelatés sur l’agriculture du pays et la santé publique du monde rural, est pire qu’une bombe atomique.

    Imaginez le pays le plus doté en terre arable en Afrique occidentale et abondamment arrosé par des cours d’eau (fleuve Niger, fleuve Sénégal, les affluents le Bani, le Sankarani et autres lacs intérieurs et bas-fonds qui devraient faire du Mali le grenier de l’Afrique).

    Mais les immenses plaines irrigables du delta central du fleuve Niger, l’épicentre de la culture du riz au Mali depuis 1930 (Niono, Diabali, Molodo, Macina, etc), la zone en “diamant” de la culture cotonnière du Mali sud (Koutiala, Fana, Koumantou, Bougouni, etc) sont actuellement menacées d’un véritable tsumami de l’irresponsabilité du régime IBK.

    40000 tonnes d’engrais frelatés sont illégalement et impunément introduites dans le quotidien de plus de 5 millions de paysans qui n’ont rien demandé à personne sauf à travailler la terre honnêtement et à gagner à la sueur de leur front dès que les premières goutes des pluies tropicales rythment les saisons chez nous!

    Je ne peux cesser de penser aux usines d’égrainage du coton malien, je me refuse de ne plus voir les camions remplis de balles de coton égrainé, défiler entre le Mali et le port d’Abidjan.

    Je n’imagine même pas de ne plus voir l’étendue verte des champs de riz de l’office du Niger dès que je traverse le pont de Sansanding ou de Markala et que le longe le canal Coste Omgoiba.

    Non c’est impossible, l’irresponsabilité de Bocary Tereta, ministre de la destruction du monde rural sous IBK, ne va pas me priver de cette merveille qui fait du Mali une terre unique en Afrique occidentale.

    Et pourtant à lui voir s’accrocher au mensonge devant les députés à l’assemblée nationale: “Il n’y a pas d’engrais frelatés au Mali”, je comprends toute la détermination d’un ministre venu pour s’enrichir sur le dos des millions de paysans maliens.

    Le pire est qu’il nie l’existence de ces poisons qui risquent de souiller nos champs pour des dizaines d’années, où le coton ne poussera plus, le riz ne poussera plus, le maïs et le mil sorgho n’en parlons pas.

    Et au delà de la baisse annoncée et inéluctable des rendements de nos champs, c’est la contamination de nos nappes phréatiques, de nos produits agricoles et l’exposition de nos paysans et de nos consommateurs aux pires maladies qui soient!

    Pour un régime IBK qui ne pense qu’à acheter des avions pour une famille plutôt que de construire des hôpitaux et des écoles de médecine pour améliorer la santé des maliens, vous comprendrez pourquoi je parle d’irresponsabilité quand 40000 tonnes de poisons menacent cette santé précaire.

    Mais comme rien était, personne n’est inquièté parmi les coupables de cet énième scandale du régime IBK à commencer par le ministre de la destruction du monde rural, Bocary Tereta sans parler des responsables de la CMDT et des fournisseurs criminels des engrais frelatés qui se la coulent douce avec les dizaines de milliards de l’argent public en poche.

    Et pendant ce temps leur patron haut percé à Koulouba est paraît-il “ivre de bonheur” parce que ceux qui ont eu l’audace d’égorger nos soldats à Aguelhoc en janvier 2012 et à Kidal en mai 2014 ne sont plus poursuivis par les juridictions maliennes et au nom de quoi déjà ?

    Eh bien mes chers amis, au nom d’une paix qui passe par la régionalisation de notre armée et allocation scandaleuse des ressources financières et matérielles de l’état malien à une horde de voyous sans scrupule du nord de notre pays.

    Si c’est cela la paix, j’attends impatiemment de voir comment des fantassins, criminels de métier, qui n’ont jamais été inquiétés par aucune justice, pour aucun de leurs forfaits peuvent-ils au détour d’un accord signé le 15 mai 2015 ou le 20 juin 2015 (c’est selon le degré de délinquance) et devenir subitement fréquentables et gentils comme de adorables petits enfants de la maternelle?

    Permettez-moi de comprendre mes chers compatriotes car je suis confus et avec autant d’irresponsabilité ce régime IBK me donne la nausée.

    Salute.

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