Amélioration du climat des affaires : De grandes reformes en marche

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Amélioration du climat des affaires : De grandes reformes en marcheDes progrès significatifs ont été enregistrés dans la facilitation de la création d’entreprises, l’obtention du permis de construire et l’amélioration du commerce transfrontalier.

 

Notre pays est engagé dans d’importantes réformes pour rendre le climat des affaires plus attractif pour les investisseurs. Un cadre a été mis en place pour le suivi de ces réformes. Il s’agit du Comité mixte de suivi des réformes Etat/secteur privé. Celui-ci a tenu lundi en fin d’après-midi sa 9è session. La réunion s’est déroulée à la Primature sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara.  Trois autres membres du gouvernement y participaient : Mme Bouaré Fily Sissoko (Économie et Finances), Moustapha Ben Barka (Industrie et Promotion des Investissements) et Abdel Karim Konaté (Commerce).

Les présidents des chambres consulaires (Chambre du commerce et d’industrie du Mali, Chambre des mines), les représentants des différentes composantes du Conseil national du patronat ont également pris part à cette rencontre qui a approuvé le compte rendu de la 8ème réunion tenue en décembre 2013 et examiné le document portant sur la mise en œuvre des reformes pour l’amélioration du climat des affaires  entre janvier  et mai de cette année.

Le document faisant le point de la situation établit que les réformes retenues dans le plan d’action 2013-2014, s’inscrivent dans le cadre du renforcement des actions initiées selon quatre axes stratégiques : la simplification et l’harmonisation des procédures, l’informatisation et la modernisation des structures, la simplification et la réduction du niveau des impôts et taxes, l’amélioration de l’accès au crédit.

L’on retient également que durant le premier semestre 2014, des progrès significatifs ont été enregistrés dans l’exécution du plan d’actions 2013-2014. Ces réalisations ont permis notamment de faciliter la création d’entreprise, d’obtenir le permis de construire, d’améliorer le commerce transfrontalier et d’assurer une meilleure communication sur le climat des affaires. A ces résultats s’ajoutent le renforcement des compétences des acteurs et l’assurance d’un meilleur suivi évaluation du plan d’actions.

Il est prévu, dès juin, d’inscrire plusieurs actions dans le programme de travail du Comité mixte de suivi des réformes Etat/Secteur privé. Il s’agit notamment de la réduction du coût de création des entreprises, de l’informatisation du RCCM, de la mise en place du Guichet unique du permis de construire, de l’adoption du cadre juridique et institutionnel des technologies de l’information et de la communication, de l’amélioration du commerce transfrontalier à travers la mise en place du Guichet unique électronique du commerce et des transports et de l’élaboration du programme de renforcement des capacités des acteurs.

Intervenant au nom du secteur privé, le président du Collège transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mamadou Tiény Konaté, a sollicité l’engagement soutenu de l’Etat pour la mise en œuvre des reformes à un rythme convenable. Il s’agit, dit-il, de rattraper tout ce que nous avons perdu comme avantages avec la crise. « Maintenant que nous sommes en période de relance économique, il faut faire très rapidement pour qu’au cours de l’année 2014, nous revenions au niveau d’avant-crise. Nous pourrons ensuite nous impulser vers une meilleure situation au courant de l’année 2015 », a souhaité le responsable du Collège transitoire de la CCIM.

Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements a indiqué que la réunion a permis de traiter plusieurs aspects liés notamment à la création d’entreprise, l’octroi du permis de construire, le transport et le commerce transfrontalier sur lequel certains éclaircissements ont été apportés.

Moustapha Ben Barka a ensuite cité les grandes réformes en cours concernant la création d’entreprises : l’opération du Numéro d’identification national des entreprises (NINE), la relecture du code des investissements et l’amélioration du commerce transfrontalier à travers l’opérationnalisation du transit routier inter-État (TRIE unique) sur les corridors routiers Dakar-Bamako. Le processus de TRIE unique, selon le ministre Ben Barka, devrait être accéléré avec la partie sénégalaise pour améliorer nos recettes douanières.

S. TANGARA

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