Approvisionnement du pays en produits de première nécessité : L’Etat appelé à éponger plus de 2 milliards de FCFA d’arriérés aux importateurs de gaz

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La première réunion du conseil national des prix  au titre de l’année 2014 s’est tenue vendredi 7 mars au ministère du commerce, sous la présidence du premier responsable de ce département, Abdel Karim Konaté. La situation des prix de certains produits de première nécessité a été évoquée. Il ressort que le gaz se fait rare les importateurs de ce produit se déchargent  sur le gouvernement qui leur doit aujourd’hui neuf mois d’arriérés de subvention soit plus de 2 milliards de FCFA.

 

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Le ministre du Commerce, Abdel K Konaté

A l’ordre du jour des discussions de cette rencontre, des préoccupations réelles, avec en ligne de mire, la pénurie de gaz. En effet, depuis quelques mois, les bouteilles de gaz domestique  deviennent de moins en moins visibles sur le marché. La principale raison évoquée par les sociétés importatrices, le retard dans le paiement par le trésor, des factures des subventions, qui viennent compléter le prix de vente du gaz. En effet, pour une plus grande vulgarisation de ce produit, l’Etat a mis en place un mécanisme sur la base duquel, il prend en charge une partie du prix de vente de la bouteille de six kilos couramment consommée par les ménages.

A la date d’aujourd’hui, les impayés sont supérieurs à la somme de 2 milliards de FCA pour les opérateurs qui sont obligés d’aller acheter au comptant chez le fournisseur et de venir le vendre sur le marché et attendre 7 à 8 mois avant de se faire payer par l’Etat. La chaine est très difficile à soutenir selon les importateurs. L’Etat consent de gros efforts pour faciliter l’accès des populations à ce produit. Pour illustration, sur chaque bouteille de gaz de 6 kg, la subvention de l’Etat s’élève à 3000 FCFA, sans quoi, la même quantité de gaz devrait couter au consommateur la somme de 6500 FCFA. Du coté du département du commerce, des dispositions pratiques sont en cours pour trouver une solution rapide à cette situation. De quoi rassurer les opérateurs gaziers.

Le ministre du commerce a rassuré les opérateurs du secteur en leur demandant de lui adresser un courrier par rapport aux montants des impayés de façon individuelle, les montants qui sont au niveau du trésor, ainsi que les divers autres montants.

En tout cas une chose est sûre, c’est une étape importante que vient de franchir le ministre du commerce et les associations des consommateurs du Mali. Un projet de loi sur la protection des consommateurs qui vise à leur donner des informations claires sur les biens et services qu’ils acquièrent, ou utilisent est en cours d’élaboration. Le projet sera soumis à un atelier de validation avant que le débat ne s’engage dans le processus d’approbation gouvernementale.

Dernier point évoqué à la réunion du conseil national des prix, la situation des produits de grande consommation, tels le sucre. Constat : les différents marchés du pays sont bien approvisionnés et les prix restent stables.

Les opérateurs et  les consommateurs ainsi que le gouvernement souhaitent que cet élan soit maintenu. Il faut souligner que la consommation nationale actuelle de sucre est estimée à 250 000 tonnes contre 55 000 tonnes de production annuelle.

 

 

Saidou DIAKITE

 

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