Mali-FMI : Les enjeux de la deuxième revue 2014

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Mali-FMI : Les enjeux de la deuxième revue 2014
La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde avec Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances

Le principal objectif consiste à aplanir les incompréhensions entre notre pays et son partenaire stratégique

Après d’intenses discussions et négociations depuis le mois de mars dernier, lorsque nos relations ont connu un certain froid, les représentant du Fonds monétaire international sont arrivés, mercredi, à Bamako.

La mission conduite par Christian Josz, expert en charge de l’évaluation des performances économiques de notre pays, et le directeur adjoint du département Afrique du Fonds, Roger Nord, va séjourner ici durant deux semaines. Sa venue intervient dans le cadre de la deuxième revue 2014 du Programme triennal conclu avec notre pays en décembre 2013. Rappelons que les résultats de la première revue 2014 n’ont pas pu être soumis au Conseil d’administration du FMI pour des raisons désormais connues et sur lesquelles chaque partie a beaucoup communiqué : l’achat de l’avion présidentiel et le contrat d’achat d’équipements de l’Armée.

Le FMI procède à une revue ordinaire et la mission va, comme d’habitude,  rencontrer ses principaux interlocuteurs que sont le ministère de l’Economie et des Finances pour discuter des questions de politiques budgétaires, le secteur privé, les banquiers, la société civile, les syndicats et la presse en fin de mission pour la restitution.

Sur la situation de nos relations avec le Fonds, un interlocuteur du ministère de l’Economie et des Finances indique que le principal objectif de la présente visite va consister à aplanir les incompréhensions entre le Mali et son partenaire stratégique qu’est le FMILa revue va donc examiner ce qui est envisagé par notre pays dans l’avenir et apprécier nos efforts pour nous mettre sur la bonne voie.

Selon lui, la visite a trois enjeux majeurs. Il s’agit premièrement, dans le cadre habituel de nos relations avec le FMI, de parvenir à conclure la première et la deuxième revues (le plus important) et d’envisager les perspectives pour valider le budget de 2015 qui est en préparation. A cela, il faut ajouter la poursuite des reformes en termes d’engagements au niveau de la fiscalité, de la gestion budgétaire, de la lutte contre la corruption, de l’environnement des affaires, bref tout ce qui concerne la politique macroéconomique et financière du Mali dans le cadre du programme de la Facilité élargie de crédit. Donc il s’agit de valider des reformes et engagements déjà existant avec le FMI et de se pencher sur les actions de 2015, en terme de politique budgétaire et de reformes.

Le deuxième enjeu se situe au niveau des dossiers de l’achat de l’avion présidentiel et du contrat d’achat du ministère de la Défense. A ce sujet, notre interlocuteur rappelle que le FMI juge que le Mali a violé ses propres règles. « Mais nous, nous estimons que nos règles n’étaient pas suffisamment précises pour sécuriser les risques budgétaires que le Fonds a décelés. D’ailleurs, nous avons convenu avec l’institution de corriger les insuffisances des textes et cela est fait. Aujourd’hui, un projet de texte sur lequel on a travaillé pendant trois mois existe. L’article 8 du Code des marchés publics a été sérieusement révisé, corrigé et amélioré avec plusieurs innovations. De sérieux verrous ont été mis en place. Ce qui fait que dorénavant, on ne peut plus engager des dépenses comme par le passé. Les textes sont élaborés, il s’agit de les mettre dans le circuit d’approbation. Toutes ces innovations sont contenues dans un  décret qui doit passer en Conseil des ministres. Tous ces changement amènent  beaucoup plus de transparence et vont permettre de rétablir la confiance entre le Mali et ses partenaires », souligne notre interlocuteur.

Le troisième enjeu est le rétablissement de la confiance. Si tout se passe bien lors de cette deuxième revue, le Conseil d’administration du FMI devra statuer sur le dossier du Mali en décembre prochain. Mais d’ici là, les autres bailleurs, de leur côté, doivent procéder à des décaissements et appuis budgétaires. A cette fin, la mission, après ses premiers constats et conclusions au sortir de la revue, devra les informer du retour de la confiance.

Pour terminer, notons qu’un signal positif à ne pas perdre de vue est que durant trois mois le Mali a travaillé sur l’ensemble de ses dossiers en collaboration  avec le FMI  et la Banque mondiale.

A titre de rappel, la première revue 2014 devait se tenir en mars et la deuxième en  septembre. Ce qui explique la présence des responsables du Fonds dans nos murs. Le Conseil d’administration du Fonds n’a pas été informé des résultats de la revue de mars. Ce sont donc les conclusions relatives à la première et à la deuxième revues qui devront être soumises au Conseil d’administration en décembre. En conséquence, si tout se passe bien, au final, ce sont les montants de deux décaissements qui devraient être versés à notre pays.

F. MAIGA 

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4 COMMENTAIRES

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  2. “Le chien aboie la caravane passe”. Tel est l’adage français qui nous invite à l’essentiel au lieu de nous divertir autour de l’inutile. Au mali nous avons plus de beaux parleurs que de vrais travailleurs. alors donc sans plus tarder, en avant pour l’essentiel.

  3. La Chine sauve IBK pour sa première bêtise!

    Nous avons largement débattu l’acquisition du nouveau Boeing d’IBK.

    Nous avons fait savoir que:

    1. Son prix annoncé de 20 milliards (par Moro Mara devant les députés) était disproportionné par rapport à son modèle, un Boeing 737 occasion se vendant rarement au dessus des 5 milliards de FCFA n’importe qui peut vérifier cela en tapant sur Google :”prix Boeing 737 occasion” et en convertissant les prix affichés en dollars.

    2. La propriété douteuse du Boeing en question car ni son lieu de dédouanement ni les sociétés impliquées dans l’opération d’acquisition ne sont claires dans cette affaire dont le Mali n’a aucune certitude si l’avion en question est loué ou bien acheté et qu’il est bien une propriété malienne.

    Donc au delà du gaspillage des fonds lié à la surfacturation du prix de l’avion et du graissage (illicite) d’intermédiaires ténébreux, il y a un sérieux problème d’identification du vrai propriétaire de l’avion en question.

    Ce qui est clair, dans tout cela ce que le Mali a été endetté pour 20 milliards et 1 milliard supplémentaire a été sorti du trésor malien pour récupérer l’avion au fisc américain que le gouvernement IBK a appelé cela “entretien de l’avion”.

    Il est évident qu’un pays sous assistance financière internationale du FMI, prend des engagements en matière de contrôle des dépenses publiques.

    Ces engagements lient le Mali à ses partenaires financiers qui lui aident à financer son déficit budgétaire (qui s’est creusé de 140 milliards en 2012 sous ATT à plus de 200 milliards sous IBK en 2014) contre des mesures de bonne gouvernance.

    Si les dérapage budgétaires de ce genre peuvent permettre de craquer 21 milliards pour faire plaisir à un président mégalomane, il est évident que l’engagement pris auprès du FMI n’est pas respecté car il nous finance et on le gaspille dans quelque chose qui nous rapporte rien.

    Pour taire les ardeurs du FMI en mission ce mois de septembre 2014 à Bamako, la Chine met sur la table un don de 18 milliards de FCFA.

    Cela finance du coup 86% des 21 milliards gaspillés par IBK dans son avion et pour son unique confort à la tête du Mali.

    Cela répare la première bêtise d’IBK et fait taire du coup les ardeurs du FMI qui se trouve ainsi soulagé car le trou creusé par l’endettement de 20 milliards est comblé à 86% par la Chine.

    Mais la question qu’on se pose est de savoir quelle contrepartie ou quelle promesse, IBK a-t-il faite à la Chine pour financer ainsi sa caprice au sommet de notre État?

    Les chinois qui financent depuis l’indépendance du Mali des projets gigantesques au Mali (hôpital de Kati, hôpital de Markala, comatex de Ségou, CICB de Bamako, Usine malienne de produits pharmaceutique à Bamako, le stade de yirimadjo, l’hôpital du Mali à Yirimadjo, l’autoroute Bamako-Ségou, le troisième pont de bamako à Sotuba, projet de fibre optique, etc) ne fait pas toujours des dons en espaces sonnantes de 18 milliards de FCFA.

    En général les dons de la Chine sont sous forme de travaux (d’entreprises chinoises) ou de biens meubles ou d’immeuble ou pour financer une partie d’un projet concret (exemple de l’autoroute Bamako-Ségou de 180 milliards de FCFA ou la Chine fait un don d’une partie, le reste étant un prêt remboursable).

    IBK doit donc expliquer aux maliens les promesses qu’il a faites en Chine pour sauver sa face auprès du FMI.

    Quel que soit les engagements pris à Pékin, c’est toujours le Mali qui est engagé pour financer un bien (le Boeing 737) dont nous ne sommes pas sûrs qu’il ait la propriété du Mali car beaucoup de zones d’ombres entourent son acquisition et son immatriculation.

    J’aurai aimé voir la Chine faire un don pour construire des hôpitaux et des écoles ou construire des autoroutes chez nous plutôt que lui voir donner des espaces sonnantes à un régime qui finance son luxe au détriment du bien être des maliens.

    Acquérir un avion à 20 milliards alors que tu ne peux pas payer tes fonctionnaires correctement et qui ne demandent que 17 milliards par l’intermédiaire de l’UNTM et qui sont obligés de faire une grève générale de 2 jours pour se faire entendre du pouvoir, est le comble de la mauvaise gouvernance.

    Ce n’est donc pas un don mais une prime à la délinquance financière que la Chine fait au régime IBK.

    Le prix à payer pour cette prime chinoise de l’impunité du gaspillage IBK, n’est pas connu du peuple malien mais c’est bien lui qui le payera d’une manière ou d’une autre et tôt ou tard.

    Oui mes chers compatriotes, vous payerez tôt ou tard soit par une augmentation des taxes, soit par une augmentation des frais de dédouanement, soit par une augmentation des coûts des travaux d’entreprises chinoises au Mali, soit par un renchérissement des projets ultérieurs financés par la Chine au Mali, soit par une diminution des prix des biens que nous vendrons à la Chine (convention d’exploitation d’une mine, d’une matière première; concession d’exploitation d’un secteur d’énergie ou de télécommunication, etc).

    Mais soyez sûr, que la Chine n’engraisse pas gratuitement IBK pour ses beaux yeux du Mandé Machin Truc.

    Wa salam!

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