Bureau de la Ccim : Cheikh Oumar Sacko président du Synacodem ‘’Je suis d’accord à 100% avec le ministre du Commerce ‘’

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Le président du syndicat national des commerçants détaillants du Mali (Synacodem), Cheikh Oumar Sacko, a exprimé sa satisfaction suite à la décision du ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté, a-t-il dit, de mettre en place un collège pour diriger la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.

Cheick Oumar Sacko

En effet, lundi dernier, au centre commercial,  Cheikh Oumar Sacko nous a affirmé: ‘’ Je suis d’accord à 100% avec le ministre du Commerce et de l’industrie ‘’. A l’occasion, Abdoul Aziz Mariko, secrétaire aux revendications du Synacodem a répondu à nos questions : ‘’ c’est le président sortant Jeamille Bittar qui avait, en son temps, adressé une lettre au ministre de l’époque pour dire que son mandat était à  terme et qu’il aimerait que le ministre prenne des dispositions pour la continuité de la chambre. Le ministre de l’époque s’était retrouvé devant des contraintes, car, la Ccim était censée défendre les intérêts des opérateurs économiques. Or, au cours du deuxième mandat de Bittar, la Chambre était à terre et n’arrivait plus à exercer ses activités et c’était souvent même le ministère qui s’occupait des affaires des opérateurs économiques. Il n’y a donc pas d’autre solution que de mettre en place un collège, car, en période de crise on ne peut pas faire des élections. C’est pourquoi le ministre a demandé à chaque tendance d’envoyer la liste de ses candidats pour la mise en place d’un bureau consensuel de 12 membres et le 13ème qui sera le président, sera nommé par le Premier ministre. ‘’ Abdoul Aziz Mariko a fait savoir que parmi la tendance de la Ccim, c’est Jeamille Bittar et Hamma Abba Cissé qui ont catégoriquement refusé alors que la moitié du bureau a accepté. Un responsable de la Chambre que nous avons interrogé au siège de la Ccim nous a répondu en disant qu’ils s’en tiennent aux textes. Or, a-t-il dit, les textes n’ont pas changé en période de transition. Il a rappelé que la Cour suprême leur avait donné raison arguant qu’on ne pouvait faire d’élection en cette période de crise et qu’il fallait proroger le mandat de la chambre. Il a toutefois confirmé qu’en son temps, c’est le président sortant même, Jeamille Bittar, qui avait signalé au ministre de l’époque que son mandat était à terme et qu’il fallait prendre les dispositions nécessaires.  ‘’ Mais, a-t-il ajouté, rien n’avait été fait. ‘’ Il a souligné qu’en période de crise, il était impossible d’organiser des élections et que, de ce fait, on devait reconduire le bureau sortant. Toutefois, a répliqué Abdoul Aziz Mariko du Synacodem, il existe des dispositions du texte qui autorisent le ministre de tutelle, en période de crise, de prendre des mesures pour la bonne marche de la chambre.

                   Baba Dembélé

 

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