Installation des bureaux régionaux et du District de Bamako des CCIM : La bataille Bathily – Djitèye entre dans sa phase décisive ce lundi

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Youssouf Bathily
Youssouf Bathily

En prélude à l’Assemblée générale consulaire devant élire le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), le 14 septembre prochain, les bureaux des Délégations régionales et celui du District de Bamako seront mis en place ce lundi 6 septembre.

Dans chaque région, il aura ce jour-là l’élection du Président de la délégation régionale et celle des autres membres du bureau, qui seront supervisées par les Directions régionales du Commerce et de la Concurrence, sous l’œil vigilant du Gouverneur de région. Idem pour le District de Bamako.

L’élection au niveau régional et du District de Bamako est décisive dans la bataille qui oppose les deux mastodontes de Bamako, Youssouf Bathily et Ousmane Djitèye, pour le contrôle de la présidence de la CCIM.

Chaque camp compte ses soutiens. Chaque camp présente un candidat au niveau régional et du District. C’est dire que l’élection de ce lundi constituera un baromètre sérieux pour la suite.

Selon nos informations, le camp Djitèye est déjà en mauvaise position à Kayes, où son frère, Balamine Djitèye a tenté de faire invalider, en vain, la liste victorieuse. Cette stratégie d’invalidation des listes gagnantes, sorties des urnes, a été lancée à Koulikoro (Baba Sanogo), à Ségou (Ibrahim Doucouré), à Gao (Néma Sidi Amar), à Tombouctou (Papa Faye).

Voici des têtes de liste qui seront probablement Président dans leur région que Djitèye a tenté de combattre à la base. Ces gens là sont très remontés contre lui. Leur leitmotiv est « tout, sauf Djitèye ! ».

A Bamako, où Djitèye se présente comme étant le candidat du Groupement des commerçants, il y a 88 membres consulaires, parmi lesquels Bathily, le candidat de la «continuité», revendique 46 soutiens.

A Koulikoro, Mopti, Sikasso, Kidal, c’est la pêche aux voix. Certains électeurs même vont vers les intéressés à la présidence pour se vendre.

A la lumière de la campagne électorale, des tractations en cours, des ralliements annoncés et des déclarations faites par les uns et les autres, on peut penser que les carottes sont cuites pour Ousmane Djitèye. Mais, comme on le dit, il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. A suivre.

Chahana Takiou  

 

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