LES OPERATEURS MALIENS PRIVES DE VISITE EN CHINE : Bittar en cause

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En conflit ouvert avec de nombreux opérateurs économiques, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Jeamile Bittar vient en effet de faire perdre des milliards de F CFA à notre pays pour n’avoir pas pu mobiliser le plein d’opérateurs pour faire le voyage avec le président en Chine.

En début octobre, le ministre de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes entreprises a adressé une lettre à Jeamille Bittar aux fins de choisir une dizaine d’opérateurs économiques devant participer au sommet sino-africain en compagnie du président de la République. M. Bittar n’a eu l’assentiment d’aucun homme d’affaires malien.

L’ire de Koulouba n’est pas due pour autant à l’incapacité du président de la CCIM à mobiliser sa troupe, mais plutôt à sa manière de traiter le dossier. Conscient que la mission à lui confiée n’aura pas de suite, M. Bittar n’a pas daigné répondre au courrier du ministre Ousmane Thiam. Il aurait directement écrit au secrétariat particulier du président ATT pour signifier au chef de l’Etat sa volonté d’aller seul.

Mise en garde à Bittar

Le ministre secrétaire général de la présidence, le contrôleur général Modibo Sidibé, à qui toutes les copies des correspondances de la présidence et des ministères sont imputées, a trouvé que ce comportement est inacceptable. Il aurait manifesté directement son mécontentement à ATT en lui demandant de mettre le holà à ce genre de pratique qui n’honore pas un Etat responsable.

Selon nos sources, le secrétaire général de la présidence a alors interdit à Bittar de venir embarquer dans l’avion. Une menace prise au sérieux par l’intéressé, qui serait resté coucher malade à la maison pendant des jours.

Du côté de la délégation présidentielle, on apprend que l’absence des opérateurs maliens a fait perdre des milliards de F. CFA à notre pays. Le Mali est compté dans la sous-région parmi les partenaires commerciaux privilégiés de l’Empire du Milieu. Nos hommes d’affaires étaient des plus attendus par leurs homologues chinois.

Abdrahamane Dicko

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