Rencontre du PDG de la CMDT avec les chefs secteurs : Remobiliser les troupes !

0
Président Directeur Général de la CMDT, Modibo Koné
Président ex-Directeur Général de la CMDT, Modibo Koné

L’HĂŽtel  Auberge Titi de Fana a servi de cadre, le lundi 18 juillet 2016, Ă  la rencontre entre le PrĂ©sident Directeur GĂ©nĂ©ral  de la Compagnie Malienne pour le DĂ©veloppement des Textiles, Modibo KonĂ© et les chefs de secteurs des filiales. C’était en prĂ©sence du Directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, Cheick Oumar Tidiane DoucourĂ©, des conseillers du PDG, des Administrateurs gĂ©nĂ©raux des quatre filiales du groupe CMDT. PremiĂšre du genre au Mali aprĂšs plus d’une vingtaine d’annĂ©es, ce comitĂ© de direction Ă©tait placĂ© sous le signe  du renforcement de la production, du renforcement de l’ambiance du travail au sein de la CMDT. Il s’agissait d’une part de faire le point de la physionomie de la campagne agricole 2016-2017, et d’autre part, d’identifier les insuffisances en vue d’atteindre les objectifs assignĂ©s. Au cours de la rĂ©union, le patron de la CMDT a insistĂ© sur la communication inter personnelle avant d’engager les chefs secteurs  Ă  plus de persĂ©vĂ©rance.

Dans son mot de bienvenue, l’Administrateur gĂ©nĂ©ral de la Filiale Centre de Fana, Ibrahima Sissoko, a d’abord exprimĂ© sa joie et sa satisfaction pour le choix portĂ© sur la ville de Fana, capitale du «GĂšgnĂška», pour abriter cette cĂ©rĂ©monie. Il a singuliĂšrement remerciĂ© le PDG pour cette initiative combien importante pour la conduite de la campagne agricole 2016/2017. Selon lui, cette campagne est exceptionnelle de part les objectifs fixĂ©s. Ibrahima Sissoko a rassurĂ© le groupe CMDT de l’entiĂšre disponibilitĂ© de la Filiale Centre pour le bon dĂ©roulement de la rencontre avant de prier le Tout Puissant afin qu’il nous gratifie d’une bonne pluviomĂ©trie.

Le mot de bienvenue de l’Administrateur GĂ©nĂ©ral de la Filiale Centre, sera  suivi du discours d’ouverture du PrĂ©sident Directeur GĂ©nĂ©ral de la CMDT, Modibo KonĂ©. A l’entame de ses propos liminaires, le PDG a demandĂ© Ă  l’assistance d’observer une minute de silence en la mĂ©moire de Drissa Togola, chef d’atelier Ă  la CMDT de Koutiala dĂ©cĂ©dĂ© le 18 juillet 2016.

L’union fait la force

Les objectifs pour la campagne 2016-2017, sont fixĂ©s Ă  800 000 tonnes. Un dĂ©fi, certes, majeur pour la CMDT ; mais pas impossible Ă  relever. Ne dit-on pas que l’union fait la force ! « La rĂ©ussite de la campagne agricole est l’affaire de tous » lance Modibo KonĂ© dans son discours prononcĂ© Ă  Fana Ă  l’occasion du comitĂ© de direction, comme pour sonner la mobilisation des troupes autour des objectifs fixĂ©s.

« Au niveau de la CMDT, la base appartient aux chefs des  secteurs. Je vous remercie d’ĂȘtre venus massivement Ă  cette rencontre. On ne peut rien rĂ©ussir sans les chefs des secteurs. Nous allons faire en sorte que cette rencontre soit perpĂ©tuĂ©e prochainement. Je voudrais  encore vous remercier pour cette participation massive Ă  cette grande rencontre que nous mettons sous le signe du renforcement de la production, du renforcement de l’ambiance du travail au sein de la CMDT » a-t-il expliquĂ©.

Pour que la CMDT puisse se redresser et jouer pleinement son rĂŽle, il faut remobiliser Ă  la base. Ce que tente de faire Modibo KonĂ©, PDG de la CMDT qui, en initiant la rencontre de Fana, renoue avec le comitĂ© de direction, un cadre de dialogue et d’échange qui permet aux agents de la CMDT Ă  quel que niveau que ce soit, de s’exprimer librement en vue de contribuer Ă  la rĂ©ussite des objectifs de la structure. « Certes, cette fois ce sont les bĂątisseurs, les fondateurs, les soubassements de la production qui se retrouvent. Mais, Ă  l’entame de la campagne d’égrenage, nous allons rencontrer tous les industriels de la zone CMDT pour les mĂȘmes discussions ». Permettre aux gens de s’exprimer et dire ce qui est bon et ce qui n’est pas bon, sont des rĂšgles dĂ©mocratiques que le nouveau PDG de la CMDT compte respecter pour faire avancer les choses. « Aujourd’hui, nous avons choisi cette rencontre pour faire le point du dĂ©marrage de la campagne dans un premier temps, mais aussi voir avec vous les insuffisances encore notĂ©es par-ci, par-lĂ  pour la rĂ©ussite de cette campagne. Il n’y aura pas de sujet tabou. Je demanderai aux uns et aux autres  de dire ce qu’il y a rĂ©ellement. C’est dans la vĂ©ritĂ© que nous allons nous retrouver en fin de campagne pour faire l’évaluation nette et claire de ce qui s’est passĂ©. Certes, les informations remontent jusqu’au niveau des filiales, jusqu’au niveau de la direction gĂ©nĂ©rale pour nous donner la situation au jour au jour. Mais, on a souhaitĂ© ce jour vous Ă©couter, vous qui ĂȘtes les artisans Ă  la base ; vous Ă©couter pour que vous nous dites qu’est-ce qu’il faut faire encore de plus pour relever le dĂ©fi. A ce sujet, je pense que le tour de parole reviendra Ă  chaque chef secteur pour que chacun s’exprime. On vous a donnĂ© la prioritĂ© et on a souhaitĂ© qu’autour de la table vous soyez lĂ  pour nous dire ce que vous pensez ».

La CMDT a Ă©tĂ©, dans le temps, un acteur clĂ©, pour la promotion du monde rural avant de sombrer, petit-Ă -petit, affaiblie par son mode de gestion (des ressources humaines et financiĂšres). Aujourd’hui, ce gĂ©ant de l’agro-industrie, veut redorer son blason et occuper la place qui est la sienne dans le dĂ©veloppement Ă©conomique et social du pays. Pour le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar KĂ©ita,  la CMDT  (Compagnie malienne pour le dĂ©veloppement des textiles, est un pilier sur qui reposent la sĂ©curitĂ© alimentaire et l’économie nationale. L’arrivĂ©e de Modibo KonĂ© Ă  la tĂȘte de l’institution paysanne, va nul doute, contribuer Ă  donner une nouvelle image Ă  la compagnie.

Vivre comme en famille

Pour y arriver, les agents de la CMDT doivent se considĂ©rer comme « frĂšres » et « sƓurs » et vivre comme en famille. En famille, on se dit les vĂ©ritĂ©s sans animositĂ©, sans rancune. «  Il ne faut pas que les gens se culpabilisent. Nous sommes entre nous ici. Nous sommes des frĂšres. Nous devrons nous dire toutes les vĂ©ritĂ©s dans l’annonce de ce qu’on peut faire et de ce qu’on ne peut pas faire. Je demande Ă  chacun de se ressaisir derriĂšre cette campagne, de travailler comme d’antan et renforcer tout ce que vous pouvez faire pour que nous puissions avancer ensemble dans ce travail. Je n’ai pas de parti pris au niveau de la CMDT. Chefs secteurs, sous-chefs  secteurs, tous les agents de la CMDT, femmes, hommes, nous sommes des frĂšres », a rassurĂ© Modibo KonĂ© Ă  Fana, pour qui la bonne ambiance et le respect de l’autre, sont des valeurs essentielles Ă  prĂ©server pour que la CMDT puisse atteindre ses objectifs. « Il faudrait encore renforcer cette union et cette amitiĂ© fraternelle qui sont entre vous. C’est par ces genres de rencontre qu’on se retrouvera trĂšs souvent pour s’affronter, pour se dire ce qui se passe, pour critiquer. Parce que quand il n’y a pas de critique, il n’y a pas d’amĂ©lioration. Je vous invite Ă  vous concentrer davantage. Nous avons deux mois pour rĂ©ussir ce que nous avons annoncĂ©. Mais aussi deux mois de priĂšre aussi pour que la pluie puisse ĂȘtre au rendez-vous. J’invite chers collĂšgues, chers frĂšres Ă  doubler d’ardeur, Ă  ĂȘtre avec vous-mĂȘmes, Ă  ĂȘtre ensemble pour l’atteinte de ces rĂ©sultats. J’ai tantĂŽt dit quand j’arrivais Ă  la tĂȘte de cette institution que le travail ne pouvait pas marcher si vous, nous et vos agents ne se respectent pas. Vous avez une mission difficile vous, chefs secteurs. Cette mission est difficile et noble, mais aussi facile. La mission marchera si vous respectez  vos agents et en retour vous aurez et le travail et le respect. On ne peut pas avancer dans un objectif tant qu’on ne se respecte pas. Il y a des conflits qui peuvent avoir leur solution dans la communication ».

Le discours de Modibo KonĂ© est novateur car il place la valeur humaine au centre des prĂ©occupations. Les liens interpersonnels sont ceux qui sont d’essentiel, selon lui pour que le travail se fasse. Il ne servira Ă  rien de doter la CMDT de moyens matĂ©riels pour son fonctionnement si le personnel n’est pas uni, solidaire. C’est la leçon que Modibo KonĂ© a voulu donner Ă  Fana, Ă  l’occasion de ce comitĂ© de direction lorsqu’il insiste en disant: « Je souhaite que dans notre famille CMDT, nous soyons ensembles. Lorsqu’il y a un diffĂ©rend entre x et y, que x ait le courage de demander Ă  y qu’est-ce que je t’ai fait. C’est comme ça qu’on fonde une famille. Mais, si chacun se campe sur sa position pour dire que telle personne m’a fait ça, je m’en fous, je fais ce que je veux, je pense qu’il y aura des  rĂ©percussions sur les objectifs. J’insiste sur la communication interpersonnelle entre vous, vos agents, vos  secrĂ©taires, Ă  la base. Il faudra les mettre Ă  l’aise pour le travail qu’ils font et les rendre hommage ».

A Fana, tout comme partout oĂč le PDG de la CMDT est passĂ© aprĂšs sa nomination Ă  la tĂȘte de la structure, c’est la confiance retrouvĂ©e chez les travailleurs, l’envie et le plaisir de travailler pour relever les dĂ©fis. Parce que le nouveau PDG a su trouver les mots justes pour remobiliser les troupes

Envoyé spécial, Tiémoko Traoré

 

 

RENCONTRE PDG DE LA CMDT ET LES CHEFS DE SECTEURS  PAGE 5

Ils ont dit


 

Le PrĂ©sident Directeur GĂ©nĂ©ral du groupe CMDT, Modibo KonĂ© et les chefs de secteurs Ă©taient en conclave le 18 Juillet 2016 Ă  l’Auberge de Fana. Cette rencontre a Ă©tĂ© mise Ă  profit pour statuer sur les principales activitĂ©s de production agricole que sont la pluviomĂ©trie, la situation de semis, l’aspect des cultures, la distribution des intrants, les difficultĂ©s rencontrĂ©es et les perspectives. En renouant avec une ancienne tradition le PDG de la CMDT a voulu ĂȘtre plus prĂšs des premiers acteurs. De 9 heures Ă  17 heures, la direction gĂ©nĂ©rale a fait preuve d’écoute et prodiguĂ© des conseils. Ce forum du donner et du recevoir aura Ă©tĂ© un succĂšs Ă  en croire les responsables de la production du coton et des cĂ©rĂ©ales et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la section syndicale de la filiĂšre coton.

Au sortir du comitĂ© de direction du groupe Compagnie Malienne pour le DĂ©veloppement des Textiles , nous avons tendu notre micro aux responsables de la production cotonniĂšre des diffĂ©rentes filiales et au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la section syndicale de la filiĂšre coton ,Issa FĂ©nĂ©rĂ© DembĂ©lĂ© qui nous parlent de l’état d’avancement de la campagne agricole 2016-2017,des difficultĂ©s  des perspectives et livrent des messages.

DAOUDA SANOGO, Chef de service production agricole et conseil de la filiale Centre  de Fana

« Nous avons un trÚs bon rapport avec les responsables des producteurs et les producteurs à la base »

« Aujourd’hui, en ce qui concerne l’état d’avancement des superficies semĂ©es dans la zone de production de la filiale centre, on est Ă  95% de nos programmes. Sur les 137000 hectares, nous sommes aujourd’hui Ă  130 288 avec toutes les prĂ©cisions. Jusqu’à preuve du contraire, les semis continuent  et cela jusqu’au-delĂ  de vingt jours. Les difficultĂ©s auxquelles nous sommes confrontĂ©s pour  l’atteinte des objectifs sont liĂ©es au dĂ©ficit de la  pluviomĂ©trie qui n’a pas Ă©tĂ© au rendez-vous au moment opportun. Je peux vous dire que nous avons reçu au niveau de Fana les pluies utiles le 22juin. Cela veut dire dĂ©jĂ  que nous avons perdu deux dĂ©cades. La premiĂšre dĂ©cade et la deuxiĂšme dĂ©cade  du mois de juin constituent pour nous des pĂ©riodes optimales, pour les semis. Qu’à cela ne tienne, les producteurs Ă©tant  bien prĂ©parĂ©s, nous  sommes parvenus Ă  maintenir le cap. Le deuxiĂšme problĂšme est liĂ© Ă  la semence. Nous avons deux types de semence. La semence vĂȘtue et la semence dite dĂ©litĂ©e. Cette annĂ©e, on a eu d’énormes problĂšmes avec la qualitĂ© de  la semence dite dĂ©litĂ©e. Ce qui nous a amenĂ© Ă  faire assez de rĂ© semis et assez de reprises. La reprise c’est lorsque les graines de coton n’ont pas du tout germĂ©. En ce moment, vous ĂȘtes obligĂ© de reprendre les semis Ă  100%. Pour les rĂ© semis, il s’agit de semer les espaces qui sont restĂ©s non  germĂ©s. MalgrĂ© tout, aujourd’hui, je suis Ă  l’aise de vous dire qu’au niveau de la filiale Centre, nous avons un trĂšs bon rapport  non seulement avec les responsables des producteurs mais aussi avec les producteurs Ă  la base. Cette annĂ©e avec toutes les mesures d’accompagnement qui ont eu lieu Ă  savoir l’augmentation du prix du coton qui se veut rĂ©vĂ©lateur ; la subvention qui est aussi une bonne affaire et toutes les promesses faites par le gouvernement par rapport Ă  la paye de ces  cotons graines, je peux vous assurer que les producteurs ont le moral au beau fixe. Aujourd’hui, tout marche bien. En mi-avril, on avait  dĂ©jĂ  fini de payer toute la production de la campagne agricole 2015-2016. Tous les producteurs ont reçu leur recette. C’est pourquoi l’engouement est au summum. Sinon en troisiĂšme dĂ©cade de juin, ce n’était pas du tout possible de faire 95% d’un programme aussi intĂ©ressant. Cette annĂ©e nous avons un programme  jamais Ă©galĂ© dans la zone CMDT fana. Il y a trente ans, la filiale centre n’avait  jamais semĂ© une telle superficie ».

 

SAMAKOUN-KEITA-OUEST-KITA----
SAMAKOUN KEÏTA, Chef de division production agricole et conseil de la filiale Ouest Kita

SAMAKOUN KEÏTA, Chef de division production agricole et conseil de la filiale Ouest  Kita

« L’engouement des producteurs nous permet d’avancer positivement »

« Aujourd’hui, avec les difficultĂ©s de pluviomĂ©trie que nous avons traversĂ©es, l’engouement des producteurs nous permet d’avancer positivement sur le plan de la campagne agricole. Avec le niveau de rĂ©alisation des 47300 hectares en dĂ©pit  les obstacles rencontrĂ©es au dĂ©marrage de la campagne, nous pouvons dire que l’espoir est permis. En termes de perspectives, sur notre programme de campagne de  57 000 hectares, nous comptons ĂȘtre au niveau de 53 000 hectares. C’est dire que les objectifs seront atteints Ă  95%. Cette rencontre a Ă©tĂ© une grande opportunitĂ© d’échanges pour  vraiment amĂ©liorer ce qu’on fait au niveau de chaque filiale ».

 

TIEMAN-DEMBELE
TIEMAN DEMBELE, Chef production agricole et conseil de la filiale Sud Sikasso

TIEMAN DEMBELE, Chef production agricole et conseil de la filiale Sud  Sikasso

« A ce rythme, nous allons dépasser les 277 400 tonnes de coton graines à nous assignées »

« Je suis  satisfait de cette belle initiative du PDG de la CMDT. C’est du jamais vu que le prĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral de la CMDT, en personne ait l’initiative d’appeler les chefs de services de production agricole, les chefs de division production agricole, l’ensemble des chefs de secteurs. Le PDG a Ă©coutĂ© les uns et les autres et il s’est rendu compte des rĂ©alitĂ©s qui pourront l’aider à  plus de clairvoyance dans la gestion des affaires de la direction pour l’atteinte des objectifs. Donner la parole Ă  chaque chef secteur est capital. Ce sont les chefs secteurs qui ont la rĂ©alitĂ© de ce qui se fait sur le terrain. Je pense qu’il va continuer cette initiative mĂȘme en pĂ©riode de commercialisation pour que les gens aient beaucoup plus de confiance Ă  ce qu’il fait, mais aussi qu’il puisse s’imprĂ©gner des rĂ©alitĂ©s Ă  la base. J’en suis trĂšs honorĂ© d’y participer.

Au niveau de la filiale sud, on a un plan de campagne en coton de 264 000 hectares. Actuellement, on est Ă  peu prĂšs   Ă  266 800 hectares rĂ©alisĂ©s.  Ça veut dire que le plan de campagne a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă  101%. Et ce n’est pas tout. Lorsqu’on va quitter ici, on se retrouve Ă  Bougouni avec l’ensemble des  onze chefs secteurs de la filiale sud pour faire le point des derniers recensements en vue d’avoir la physionomie rĂ©elle. A ce rythme, nous allons dĂ©passer les 277 400 tonnes de coton graines Ă  nous assignĂ©es. Pour la simple raison, actuellement les diagnostics nous ont donnĂ© 279 000 tonnes. MalgrĂ© tout, il va falloir que je me prĂ©cipite pour dire qu’il  ya des problĂšmes. Les gens ont dĂ©passĂ© leur capacitĂ© de travail et leur plan de campagne. Cela va gĂ©nĂ©rer d’autres demandes. Une demande en plus d’insecticides surtout de la gamme II a Ă©tĂ© faite. Le besoin d’insecticides de la gamme II est exprimĂ© Ă  200 000 doses. La commande a Ă©tĂ© faite. On va toujours demander aux responsables d’activer et que ça  soit beaucoup plus rapide, parce ça n’attend  pas. Une fois que la demande  d’une quantitĂ© d’insecticides du producteur tarde à  venir, il sera obligĂ© de s’approvisionner autrement et surtout avec des produits de mauvaise qualitĂ©. Ce qui est indispensable pour une couverture parasitaire afin de conserver le rendement prĂ©vu. On prĂ©voit Ă  l’hectare, 1,5 tonne au niveau de la filiale sud. Si les insecticides ne viennent pas Ă  temps, ce sera des manques Ă  gagner. Des capsules vont partir. Tous les chefs secteurs ont exprimĂ© ce besoin. En termes de perspectives, nous allons mener des actions trĂšs fortes. On va s’organiser en Ă©quipe au niveau des secteurs et des services productions agricoles pour mener des actions de suivies. Ces Ă©quipes vont faire le suivi les opĂ©rations d’entretien. Si la pluie continue de cette façon, et s’arrĂȘte au moment  voulu, cette annĂ©e sera une bonne campagne de production agricole au niveau de la filiale sud, Ă  Bougouni aussi bien que  Sikasso ».

 

KABAOU DOLO, Chef service production agricole et conseil de la filiale nord-est Koutiala
KABAOU DOLO, Chef service production agricole et conseil de la filiale nord-est Koutiala

KABAOU DOLO, Chef service production agricole et conseil de la filiale nord-est  Koutiala

« Le PDG nous a réconfortés dans notre position »

« Au niveau de la filiale nord-est, au  dĂ©but, on a eu un dĂ©marrage difficile. A l’heure actuelle, on peut dire Dieu merci, la situation a favorablement beaucoup Ă©voluĂ©. Au niveau  de la prĂ©vision du programme agricole qui est de 237 500hectares, on est Ă  93 % de  rĂ©alisation. Il y a dix ans que la filiale n’avait pas fait en termes de valeur absolue une telle rĂ©alisation de superficie pour le coton.  Pour le maĂŻs, le mil et le sorgho, le taux de rĂ©alisation varie entre 89 et 90%. A la fin de la cĂ©rĂ©monie, nous partons rassurĂ©s. Le PDG nous a rĂ©confortĂ©s dans notre position. Il nous a encouragĂ©s. Cela a Ă©tĂ© fait devant les acteurs directs qui sont les chefs secteurs. Tout le monde a compris le message. On a compris que le PDG  a beaucoup d’ambition pour l’avenir de cette sociĂ©tĂ© et de la filiĂšre cotonniĂšre au Mali. Cela nous permet de nous engager davantage pour l’atteinte des objectifs futurs ».

 

ISSA SIDIBE, Coordinateur CMDT Bougouni
ISSA SIDIBE, Coordinateur CMDT Bougouni

ISSA SIDIBE, Coordinateur CMDT Bougouni

 « Dieu merci, nous avons pu avoir nos ambitions  en termes d’emblavures »

« Je rappelle que la coordination de Bougouni fait partie de la filiale Sud.  Elle comprend six secteurs notamment Bougouni, Do, Garalo, Koumantou, KolondiĂšba et Yanfolila. Nous avons une prĂ©vision de production en emblavures de 140 500 hectares. La campagne a timidement dĂ©marrĂ© comme partout d’ailleurs en zone CMDT. Dieu merci, nous avons pu avoir nos ambitions  en termes d’emblavures. PrĂ©sentement, nous avons  pu faire une rĂ©alisation de  plus 140 000 hectares, soit un taux de rĂ©alisation  de 101 %. Ça c’est avant la culture finale des semis. J’ose croire que d’ici la fin totale des semis, on risque d’avoir les 110%. En termes de production de coton, nous ambitionnons avoir 153 000 tonnes pour la zone de Bougouni. Tout est presque mis Ă  notre disposition en termes de moyens de production. Nous avons l’ensemble  des intrants hormis les insecticides  qui doivent servir pour les 3Ăšme et 4Ăšme traitements. Dans le jargon CMDT, on les appelle les produits de la gamme II. Les chefs de secteurs ont exprimĂ© le besoin et la direction s’est engagĂ©e Ă  les mettre Ă  disposition dans les jours Ă  venir. Si on a ça, couplĂ© avec  l’amĂ©lioration des rendements Ă  l’hectare,  couplĂ© avec le suivi rapprochĂ© des producteurs, couplĂ© avec la fertilisation des sols et les traitements Ă  bonne date et Ă  bonne dose,  j’ose croire que cette prĂ©vision de production va ĂȘtre rĂ©alisĂ©.  Au niveau de la coordination CMDT de Bougouni, les difficultĂ©s sont nombreuses. La zone partage les frontiĂšres avec la CĂŽte d’Ivoire et la GuinĂ©e. Les secteurs  de Yanfolila, de Garalo et de KolondiĂšba sont souvent confrontĂ©s Ă  des petits conflits frontaliers qui existent entre les populations. Ce qui est de nature Ă  perturber la bonne quiĂ©tude des producteurs. Dans la zone de Fakola, il y a eu des problĂšmes de djihadistes qui crĂ©e la psychose dans la tĂȘte des producteurs. Des fois, il y a aussi des perturbations du cĂŽtĂ© de la CĂŽte d’Ivoire qui fait que les gens sont obligĂ©es de se faire protĂ©ger par les chasseurs traditionnels. En plus, il ya  des problĂšmes de pistes puisque l’accĂšs des zones de Garalo, de Manakoro sont trĂšs difficiles. Les pistes se sont suffisamment dĂ©gradĂ©es. Cette annĂ©e nous avons dĂ©jĂ  enregistré  de fortes pluies qui sont de nature  Ă  dĂ©vaster les pistes et mĂȘme les champs. Bougouni souffre suffisamment de pistes. Nous en avons parlĂ© avec le PDG lors de cette rencontre. Le PDG a dit qu’il va prendre les dispositions afin que le coton puisse  ĂȘtre acheminĂ© dans de trĂšs bonnes conditions. En tant que coordinateur de la CMDT de Bougouni, je voudrai exprimer toute ma satisfaction au sortir de cette  rencontre avec le PDG. Cette initiative doit ĂȘtre perpĂ©tuĂ©e. La rencontre d’aujourd’hui a permis de nous connaĂźtre davantage et d’ĂȘtre informĂ© des problĂšmes des autres. J’ai compris que l’ensemble des secteurs ont presque les mĂȘmes problĂšmes de dĂ©marrage de campagne, d’insecticides ».

 

ISSA FINERE DEMBELE, SEGAL SYNDICAT FILIERE COTON

« La physionomie de la campagne est une Ă©tape importante de la dĂ©termination de nos productions. C’est au cours de cette pĂ©riode que les tendances rĂ©elles se dĂ©gagent par rapport Ă  l’orientation de la campagne. Que la direction gĂ©nĂ©rale convoque les secteurs pour participer Ă  ce forum, c’est  encore pour sortir de leur tour d’ivoire et venir toucher du doigt, la rĂ©alitĂ© avec les chefs secteurs qui sont les acteurs majeurs sur le terrain. Dans la compilation de ce qu’on peut faire par rapport Ă  ce travail, nous serons trĂšs proches de la rĂ©alitĂ© que nous allons apprĂ©cier. C’est sans dĂ©tours, qu’on a demandĂ© Ă  chacun de se libĂ©rer pour que le rĂ©sultat qui sortira de ce forum, puisse ĂȘtre une base d’analyse et d’orientation pour les autres choix par rapport Ă  la nouvelle campagne qui s’annonce grande.

J’ai apprĂ©ciĂ© cette initiative du PDG. Lorsqu’on est Ă  la tĂȘte et si on ne reçoit les informations que de ces conseillers directs c’est bien. Mais en allant sur le terrain Ă©changĂ© avec les acteurs, cela vous permet de vous faire votre propre idĂ©e par rapport Ă  ce qui se fait. Et lĂ  çà rassure. Il n’est pas bon qu’au mois d’octobre qu’on  vienne dire qu’il y a eu tel ou tel phĂ©nomĂšne. Il faut l’apprĂ©cier avec les acteurs. C’est une initiative qu’il va falloir perpĂ©tuer..

Je suis secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du syndicat et je suis Ă  l’avant-garde, non seulement des intĂ©rĂȘts des travailleurs mais de mon entreprise. La  production qui se fait, dĂ©termine l’essentiel de ce que nous pouvons avoir en termes d’amĂ©lioration de nos  conditions de vie. Notre appel du dĂ©but de la campagne jusqu’à ce jour c’est de demander aux travailleurs de s’atteler d’ĂȘtre aux cĂŽtĂ©s des producteurs et de faire en sorte que les superficies qui sont rĂ©alisĂ©es puisse ĂȘtre entretenues. A l’ensemble des agents qu’ils soient plus prĂšs des producteurs pour qu’au l’heure du bilan, les cahiers de charges que nous avons, nous puissions les prĂ©senter de façon honorable et permettre Ă  notre administration de satisfaire nos dolĂ©ances ».

 Propos recueillis par Jean Goïta et Tiémoko Traoré

 

PARTAGER