Conseil Economique, Social et Culturel du Mali (CESC) : La relance de l’économie nationale fait débat

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La guerre qui est en voie d’achèvement aura engendré des conséquences aggravées par les évènements du 22 mars 2012 dont les impacts négatifs ont provoqué l’effondrement du tissu économique de notre pays. C’est pourquoi, le Conseil Economique, Social et Culturel en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a jugé opportun de débattre « la relance économique ».

C’était à l’occasion de la 7ème session ordinaire de la 4ème mandature du CESC qui s’est ouverte le 04 février 2013 et se poursuivra jusqu’au 18 février 2013 dans les locaux de l’institution à Koulouba sur le thème : « relance de l’économie nationale ».

L’événement a regroupé le président du CSEC, Jeamille Bittar qui était entouré des ministres de l’économique, des finances et du budget, Tiéna Coulibaly et celui du travail et de la fonction publique, représentant le Premier ministre, Mamadou Namory Traoré.

On notait également la présence des présidents d’institutions de la République précisément celui de l’AN, de la Cour Constitutionnelle et de la Cour suprême. Il y avait aussi des ambassadeurs et des représentants des PTF.

« La stabilité et la sécurité du Mali sont aussi la stabilité et sécurité du monde entier. C’est maintenant qu’il faut trouver les voies et moyens pour soutenir et aider l’économie du Mali avant qu’il ne soit trop tard », a martelé Jeamille Bittar à l’ouverture de la 7ème session de la 4ème mandature de son institution. Les populations, ajoute-t-il, espèrent le retour rapide de tous les partenaires et amis du Mali pour une reprise des activités socio-économiques et culturelles.

En effet, les crises sécuritaire et institutionnelle ont porté un coup dur au climat des affaires au Mali. Ces crises ont affecté profondément les performances de l’activité économique au cours de l’année 2012.

Selon le ministre de l’économie, des finances et du budget, Tiéna Coulibaly, cette 7ème session ordinaire de la 4ème mandature du CESC, centré sur le thème de la «  Relance de l’économie nationale » est au cœur des préoccupations du gouvernement du Mali. L’économie malienne a connu une récession de l’ordre 1,5 % en 2012 contre une prévision initiale de croissance de 6 % de croissance positive en début de l’année.

Pour le ministre Coulibaly, cette récession est due à plusieurs facteurs dont, l’insécurité de la crise institutionnelle ; la suspension des financements extérieurs ; la forte réduction des dépenses de fonctionnement de l’Etat ; la forte baisse du financement intérieur des investissements publics ; le déclassement du Mali par les agences de notation en matière de « pays risque ».

Il a, par ailleurs, souligné que le taux de l’impôt sur le bénéfice a baissé de 35 % à 30 % ; la retenue TVA au niveau du secteur privé a été supprimée ; le taux de l’impôt sur les revenus fonciers a baissé de 15 % à 12 % ; le taux de la taxe sur les plus values de cession immobilière a, aussi, baissé de 25 % à 5 % et que la suppression de l’Acompte sur Divers Impôt et Taxe (ADIT) déjà adoptée, sera effective dans les semaines à venir.

« Pour 2013, malgré un budget élaboré sur la base d’hypothèses prudentes, le gouvernement du Mali s’attèle à créer des conditions pour une relance de l’économie malienne. Le retour de la sécurité et de la stabilité politique constituent des éléments déterminants de cette relance », a conclu le ministre Coulibaly.

Adama DAO

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