Coopération militaire Mali-Algérie : Une obligation de synergie

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De hauts responsables militaires maliens et algériens se sont retrouvés mercredi à l’occasion de la 6è session du comité mixte de suivi de l’accord de coopération militaire et technique entre les deux pays.

La rencontre s’est déroulée au ministère de la Défense et des Anciens combattants. Ont pris part à la session l’ambassadeur d’Algérie, le chef d’état-major général des armées, l’inspecteur général des armées et services, des officiers généraux, le chef de la division des opérations à l’Etat-major de l’armée nationale populaire algérienne et les chefs d’Etat-major et directeurs de services maliens. A l’ouverture des travaux, le général Youssouf Bamba, le secrétaire général du ministère de la Défense et des anciens Combattants qui présidait la session, la décrira comme un maillon supplémentaire de la longue chaine de partenariats entre le Mali et l’Algérie. Deux pays liés par l’histoire, la géographie et la culture. Face aux défis de tous ordres, les deux pays sont résolument engagés dans la lutte pour le progrès, le bien-être et la prospérité de leur peuple. La session est destinée, a-t-il indiqué, à passer en revue la coopération militaire bilatérale afin de renforcer les acquis en la matière.

Le général Bamba a saisi l’occasion pour louer les efforts consentis par le peuple algérien au profit de nos forces armées à travers la formation, la fourniture de matériels et équipements militaires, l’assistance médicale apportée aux blessés dans la partie septentrionale de notre pays. Les rencontrent régulières de haut niveau tantôt à Alger tantôt à Bamako, sont le témoignage de la vitalité des relations séculaires qu’entretiennent les frères d’armes d’Algérie et du Mali. La récente visite en Algérie du président Amadou Toumani Touré, chef suprême des armées, prouve à suffisance la qualité de ce climat de bon voisinage. Et le général Bamba de poursuivre : « A cause de la multiplicité des crises internes, du banditisme, du trafic de drogue, de l’apparition de nouvelles formes de menaces et du terrorisme transnational, la bande sahélo-saharienne se présente comme une région géostratégique sensible et instable ». De ce fait, Maliens et Algériens ont l’obligation de s’attaquer en synergie à la problématique sécuritaire et à ses effets collatéraux sur le développement socio-économique et la circulation des personnes et de leurs biens dans nos deux pays. « Nous devons dans le même état d’esprit, insuffler une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale entre nos deux armées dans un environnement de paix et de sécurité pour le plus grand bonheur des deux peuples », conclura le général Bamba.

 

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