Coopération Mali – Etats-Unis d’Amérique : Plus de recherche et d’innovation au service de la santé grâce à la GHI

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Depuis le 23 et jusqu’au 26 janvier 2012 se tient à Bamako une Rencontre sur la Science, la Recherche et les Nouvelles Technologies pour le Développement au Mali. Initiée par les agences du Gouvernement américain présentes au Mali (USAID, NIH, CDC) en collaboration avec nos autorités, cette réunion de haut niveau a pour objectif principal de «rassembler les communautés scientifiques et du développement afin de mettre la recherche, les technologies et l’innovation au service des priorités en matière de santé du gouvernement malien et de discuter de la manière dont la recherche peut impacter et améliorer les questions de santé publique».  

La Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, a lancé le 16 août 2010 l’initiative mondiale des Etats-Unis en matière de Santé (Global Health Initiative, GHI), du Président Obama. Il s’agit d’aides en faveur des systèmes de santé qui concernent déjà 8 pays (le Bangladesh, l’Éthiopie, le Guatemala, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Népal et le Rwanda), sur une vingtaine d’Etats prévus au total. Ce projet va mobiliser près de 63 milliards de dollars et les pays partenaires pourront ainsi améliorer et cibler les domaines prioritaires qui sont les leurs en matière de santé.

Pour ce qui concerne le  Mali, il s’agit de la santé maternelle et la lutte contre la mortalité maternelle; de la santé de la reproduction et du repositionnement de la planification familiale; de la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose; du repositionnement  de la nutrition dans les politiques et stratégies de lutte contre la pauvreté et des infrastructures de santé.

La Rencontre de Bamako regroupe des experts nationaux et internationaux des secteurs de la science, la recherche et de la santé publique, au premier rang desquels le Secrétaire Général du ministère de la Santé au Mali, le Pr Mamadou Sounkalo Traoré, le directeur de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP), le Pr Flabou Bougoudogo, et les chercheurs du Malaria Research and Training Center (MRTC), du Pr Ogobara Doumbo, ainsi que des responsables et praticiens de terrain de l’USAID (l’Agence américaine chargée de l’aide), des NIH (National Health Institutes, Institut pour la santé publique), du Corps de la Paix, du DOD (Département américain de la défense) et du CDC (Center for Disease Control) d’Atlanta.

La Réunion sur la Science, la Recherche et les Nouvelles Technologies pour le Développement au Mali vise donc à créer des ponts entre les communautés scientifiques et du développement de nos deux pays, pour accélérer les progrès dans l’atteinte des objectifs prioritaires de la GHI au Mali, dont la longue tradition d’excellence dans le domaine de la recherche scientifique est avérée.  Elle s’articule en présentations suivies de débats, panels, travaux de groupe, visites de centre de recherche et débats en plénières, en vue de «de faire avancer l’utilisation et l’application coordonnées des connaissances existantes, d’identifier des lacunes en matière d’informations disponibles et de tirer parti de l’expérience de la communauté scientifique pour  booster l’atteinte des objectifs clefs du Mali en matière de santé dans cinq domaines particuliers: le VIH, la tuberculose, le paludisme, les maladies parasitaires négligées et l’appui au renforcement  durable des capacités scientifiques maliennes».

In fine, les travaux permettront «d’élaborer un plan d’action conjoint entre le Gouvernement américain et le Gouvernement malien, définissant clairement les rôles et les responsabilités de chaque partie, les résultats à atteindre et les prochaines étapes, notamment pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement d’ici 2015». Ce plan d’action servira aussi d’outil pour une collaboration continue dans les secteurs de la science et du développement et sera avec d’autres pays éligibles à la GHI. Nous y reviendrons.

Ramata Diaouré

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