Diango Cissoko à Paris : Le Mali va-t-il céder au chantage du MNLA ?

23 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Le chef du gouvernement malien se rend dans la capitale française au moment où la France recommande des discussions avec les pseudo-indépendantistes touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui contrôle toujours Kidal en l’absence de l’armée malienne. Au Mali, comme dans la diaspora, l’appel du peuple est sans ambigüité : juger les auteurs et complices des crimes au nord, et impossibilité de négocier avec ceux qui ont pris les armes contre leur pays.

Django Cissoko, Pm

Django Cissoko, Pm

C’est en principe ce mardi 19 février que le Premier ministre Diango Cissoko, est attendu dans la capitale française pour une visite de travail. L’annonce a été faite ce week-end au moment où les opérations, par l’armée malienne, se poursuivent au nord avec l’appui des forces françaises.

Le chef du gouvernement malien, qui s’est d’abord rendu à Bruxelles où il s’est entretenu avec le secrétaire général exécutif du Service européen d’action extérieure, Pierre Vimont, est accompagné d’une forte délégation, dont deux députés du Nord, Assarid Ag Imbarcawane et Aïssata Cissé, respectivement élus nationaux à Gao et à Bourem.

La visite du Premier ministre à Paris intervient dans un contexte plutôt particulier au moment où plusieurs villes du Nord sont revenues sous le contrôle des forces armées maliennes appuyées par les « pays amis », dont la France. Mais à Kidal, une équation reste encore sans réponse. Car depuis deux semaines que les forces françaises ont investi les lieux avec les Tchadiens, l’armée malienne est absente.

Et les éléments du mouvement rebelle touareg MNLA, qui prétendent aider la France à traquer les terroristes, continuent de circuler librement à travers la ville. Le Mouvement national de libération de l’Azawad s’oppose en effet à toute présence de l’armée malienne en attendant l’ouverture « des négociations avec Bamako ».

D’ores et déjà, la position du peuple malien est, on ne peut plus clair : il réfute toute idée de négociation avec ceux qui ont pactisé avec les terroristes dans les massacres au nord, comme celui d’Aguelhok le 24 janvier 2012, de Gao pendant les neuf mois d’occupation où des femmes ont été violées et des dizaines de personnes ont eu des pieds ou des mains coupés.

 

Réitérer la volonté du peuple

A Paris, Diango Cissoko a rendez-vous aujourd’hui avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Et dans l’après-midi, il sera reçu par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Officiellement, le programme de visite annoncé par nos sources ne prévoit pas de rencontre avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

Mais sans doute, dans les entretiens avec les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, la question du Nord sera au menu. La France, qui est engagée depuis un mois aux côtés du Mali dans la reconquête, suit de très près l’évolution des opérations sur le terrain. En témoigne la visite le 2 février dernier du président français François Hollande au Mali.

Mais Paris et Bamako ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde sur la question touareg. Et la visite du Premier ministre malien en France intervient au moment où Paris a encore une position floue autour d’éventuel soutien au MNLA. Paris continue en effet de préconiser des « négociations avec les rebelles ». Or, aux yeux des populations maliennes, ceci reviendra à accorder une prime à l’impunité.

Le discours attendu ce mardi à Paris de Diango Cissoko doit donc refléter cette volonté du peuple malien de refuser l’impunité en faveur des rebelles, et de faire comprendre à la France et à ses partenaires européens que les Touaregs sont loin d’être « une ethnie marginalisée ». Sans doute, cela explique la présence dans la délégation du Premier ministre des députés du Nord Assarid Ag Imbarcawane et Aïchata Cissé.

Les récentes sorties médiatiques de ces deux élus de l’Assemblée nationale ont clairement botté en touche aux yeux des observateurs l’idée que les Touaregs sont représentatifs des populations du Nord du Mali. En réitérant cette position, de manière claire et responsable, en respectant la volonté du peuple malien, la délégation malienne réussirait en crédibilité et réaffirmerait la souveraineté du Mali face à une question essentielle de son existence.

Issa Fakaba Sissoko

SOURCE:  du   19 fév 2013.    

23 Réactions à Diango Cissoko à Paris : Le Mali va-t-il céder au chantage du MNLA ?

  1. MALCOMX1424 IBK AVENIR RADIEUX DU MALIBA

    Le MNLA connait la lacune du gouvernement,donc forcement il saisit bien l’opportunite pour faire partager ses ambitions sataniques.Une chose est sure,est que depuis l’avenement de Acheter(ATT) au pouvoir,le Mali a d’abord perdu son influence au sein de l’union africaine,la CEDEAO,et partout dans le monde.Alpha meme s’il etait farfelu,laxiste,corrompu,avait au moins su garder son verbe qui influencait meme les europeens(Son accrochage telephonique avec Jacque Chirac lors de la visite de ce dernier a Dakar).La diplomatie Malienne est tres nulle pour ne pas dire decevante,on’est aphone,on subit tout comme une pauvre femme qui vient de perdre sa virginite,on’est passif…Franchement ca fait pleurer de voir ce petit bilakoro de Moussa Ag du MNLA tenir tete a tout un gouvernement.Actuellement le porte parole du Mali a travers le monde,ce sont les enfants de ce pays,sinon ce gouvernement merdique n’a pas d’aura pour regler le cas MNLA.

  2. foxter

    ha Diango;l’homme ki s’est servit de tous les regimes au lieu de les servir;et puis puis il declarait hier q les phases de grqndes envergures dans le nord sont presq à terme;le ridicule ne tue pas ,il n’a ka faire un tour à gao ,tombuktu pour voir.

  3. TRAORE Modibo baba

    Je pense que l’armée Malienne doit rentrer au plus vite à kidal et installer l’administration Malienne en vue des elections prevues au mois de juillet.

  4. blanche neige

    DERNIERE MINUTE ……….7 fraançais dont 4 enfants enlevés dans le Nord du Cameroun à la frontière avec le Nigeria ou ils ont été emmenés !!!…….Boko Haram est suspecté de cet enlévement :evil:

    • blanche neige

      DENIERE MINUTE bis ………..un deuxième soldat français est mort aujourd’hui dans le Nord Mali ,un parachutiste du 2éme REP :(

  5. Exigence de vaincu

    1. En RCI: on juge le Président (tonton) Gbagbo.
    2. Au Mali on négocie avec le capitaine des déserteurs et le MNLA.
    Quand je suis incapable de résoudre mes problèmes j’appelle les autres au secours,…et je n’aurais qu’une exigence de vaincu (c’est à dire aucune exigence).
    Qui est le grand gagnant de tous ces boucans?
    Jugez-en! visionner la vidéo .
    Si vous n’avez d’une seconde commencer donc à partir de 2mn 10s.

  6. HD

    Les autorités puschistes démocrates du Sud du Mali n’ont rien à cacher, ils sont irréprochables,Même si quelque peu ils ont parachuté ou agressé un Président élu ou mis en place, ou dégagé un premier ministre. Cest normal,quand un meuble ne va pas, il faut le changer. Je suis comme soulagé un peu de voir qu’il y a une diversité dans vos commentaires, qui sont pour la plupart raciste. Le MNLA représente un atout pour faire la paix, il ne faut pas s’en déssaisir. Pour faire un match de foot, il faut deux adversaires, les deux agneaux qui sont partis avec le Premier ministre, ne feront pas le poids dans le dialogue.