Le vieux projet de l’OCRS refait-il surface ?

0
4





Entre le Mali et la France, puissance colonisatrice difficilement les dirigeants de ces deux pays arriveront à effacer, voir faire oublier leur relation tumultueuse. La France, ancienne colon du Soudan devenu Mali indépendant, le 22 septembre 1960 en vue de toujours continuer à nous exploiter, avait pensé à un projet de création d’Etats riverains du Sahara dénommés : Organisation des Communautés des régions  du Sahara (OCRS).

 

La région de Tombouctou frondeuse à toute partition du septentrion

« Cet état de fait ne date pas d’aujourd’hui. Nous sommes pour l’unité de notre pays », martèle un ressortissant. Selon nos informations, en 1914, un compatriote Mohamed El Mehedy Attaher El Ançari, Kalançar de la région de Tombouctou, bon teint attaché à sa chère patrie s’est rallié aux combattants pour la libération du Soudan sous la coupe du Président Modibo Kéîta, a dit non à la France pour son projet de l’OCRS. Cette attitude de ce Kalançar lui vaudra la prison (1963 à 1977). A sa libération, il s’exilera vers le Maroc où il mourra. Ce patriote est un exemple qui demeure un modèle.

 

Tombouctou, une région très attachée au Mali

De l’histoire des différentes rébellions qui ont éclaté dans notre pays, selon nos sources, la région de Tombouctou est demeurée attachée au Mali, donc à l’intégrité du territoire national que les populations persistent et signent que cela n’est pas négociable. Et d‘ailleurs, les ressortissants de cette région (Kalançar et les Chérifanes) qui sont restés loyaux à l’Etat du Mali seront traités de « traîtres » par les autres tributs. N’est-ce pas ces mêmes tributs qui tiendront tête aux invasions des Regueîbatt venus du Sahara  pour faire des razzias le long du lac Faguibine. Nos sources indiquent que Mohamed El Mehedy Ag Attaher, chef de tribut de son état, a toujours refusé aux colonisateurs toute partition de cette partie du territoire national et se rallie à Modibo Kéïta. Ce qui lui vaudra les foudres de ceux-ci et de leurs complices d’éléments d’autres tributs vivants dans la zone.

 

Le système d’Etats fédéraux…à la Nigériane 

En réalité, explique un haut cadre du nord  qui a préféré garder l’anonymat : « ce qui se passe dans notre pays depuis quelques décennies est la résultante d’un manque de volonté politique de nos gouvernants qui sont habitués au gain facile, une gestion à huis clos de la crise au nord avec la démission tacite de la société civile et de la classe politique ». Notre interlocuteur va jusqu’à la suppression du système français de décentralisation et propose les Etats fédéraux comme du Nigéria qui auront comme base une Armée forte et très bien équipée. « C’est le moment qu’on débatte de ce sujet qui ne doit plus être tabou », a poursuivi le haut cadre.

 

« La gestion de la nouvelle donne au nord incombe à Koulouba d’éviter que d’autres groupes d’auto-défense n’entrent dans la dense », explique A.A.M, ressortissant de la région de Gao. Un autre de la région de Tombouctou revient à la charge en ces propos : « Tombouctou est une région loyaliste et le demeurera dans le seul but que les pouvoirs publics assurent la sécurité des personnes et de leurs biens. Il faut éviter la culture du communautarisme qui risque de nous conduire au tribalisme et ses conséquences », a averti le compatriote. La synergie d’actions s‘impose contre els bandits armés, de l’avis général  des compatriotes à majorité du septentrion du Mali contre les bandits armés. Et les ressortissants des trois régions qui pourront venir à bout de ces bandits.

 

L’étau va-t-il se resserrer autour du Colonel Najjim Ag Mohamed (un légionnaire de la Libye) Commandant des fuyards pour les désarmer de force ? La France, les Etats Unis d’Amérique et la l’Algérie pour en citer que ceux-ci vont-ils nous aider à cela ?

C’est là toute la question.

 

Bokari Dicko

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.