Lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée : Le Mali et la Russie engagés à combattre le phénomène

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Hier mercredi 21 décembre au ministère des Affaires étrangères, s’est tenue la deuxième session du groupe de travail Mali-Russie sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

Moscou en 2009, le Mali et la Fédération de Russie avaient dégagé les axes de coopération pour mener efficacement la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, un fléau devenu une préoccupation mondiale. Par ce geste, Maliens et Russes ont décidé d’élargir et de renforcer leurs relations de coopération pour une meilleure prise en compte des préoccupations de leur peuple. La tenue de cette deuxième session du groupe de travail sur le terrorisme se tient à un moment assez singulier comme l’a indiqué le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mme Traoré Rokiatou Guikiné.

En effet, la bande sahélo-saharienne, en général, et le Nord-Mali, en particulier, est une zone naturellement difficile et qui est victime du fléau du terrorisme et des trafics en tous genres. Les enlèvements de personnes, principalement d’occidentaux, sont devenus monnaie courante dans la bande et créent un climat d’insécurité et de méfiance, qui n’est pas de nature à favoriser l’exercice des activités socio-économique nécessaires à l’épanouissement normal des hommes, des femmes et des jeunes de la zone.

"Cette situation sape les efforts de développement, détruit l’économie déjà fragile des pays de la région, menace dangereusement la paix et la sécurité internationale, surtout au regard des récents développements politiques survenus dans une bonne partie du nord de l’Afrique.  Elle appelle à une mobilisation de toutes les synergies indispensables et de tous les acteurs" a martelé Mme Traoré Rokiatou Guikiné.

Pour le Secrétaire général, en réponse à la menace, le gouvernement du Mali a fait de la lutte contre le terrorisme, l’un des axes majeurs de sa politique de sécurité, en parfaite adéquation avec la stratégie antiterroriste mondiale. Dans ce cadre le Mali a pris des mesures internes visant à renforcer les mécanismes juridiques et institutionnels basés sur la criminalisation du terrorisme, la prévention, la poursuite et la punition selon les règles ordinaires du droit pénal tout en respectant les droits fondamentaux de l’homme.  Ainsi, le Mali est partie prenante à douze des seize instruments juridiques universels et d’autres servant également dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

"Face à la porosité des frontières des Etats de la bande sahélo-saharienne, à la densité de leurs territoires et à leur fragilité, et au regard de la situation dans le septentrion malien et de la connexion entre trafiquants d’armes, de drogues, de personnes et groupes islamistes, terroristes, il est impérieux qu’une réponse, dans un élan de solidarité agissante se saisisse de la question du terrorisme et de la criminalité organisée" a conclu Mme Traoré Rokiatou Guikiné.

Le Directeur du Département des nouveaux défis et menaces au ministère des Affaires étrangères russe, Ilya Rogatchev d’affirmer : "Nous soutenons le rôle très actif du Mali dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne". Pour sa part, Ilya Rogatchev a souligné la nécessité de poursuivre la lutte contre les groupes terroristes dont les activités se confondent le plus souvent, a-t-il dit, avec le trafic d’armes et de drogue.

"Ce qu’il faut maintenant, c’est continuer à lutter contre le terrorisme. Nous l’avons fait à l’intérieur de  nos frontières, il faut le faire maintenant dans la sous-région avec l’aide des partenaires"

Au cours de cette rencontre, les deux délégations ont eu un échange de vue sur la situation dans la région sahélo-saharienne dans le contexte de l’action contre le terrorisme et le crime organisé, sur les impacts des événements en Libye et les méthodes et moyens actuels de la lutte antiterroriste (sur la base de l’expérience russe).

Bandiougou DIABATE

 

Suivi de l’accord de coopération militaire et technique Mali-Algérie :

Insuffler une nouvelle dynamique au partenariat entre les deux armées

La 6e session du comité mixte de suivi de l’accord de coopération militaire et technique Mali-Algérie, s’est tenue le 21 décembre 2011 dans la salle de conférence du ministère de la Défense et des anciens combattants.  Cette rencontre offrira aux deux délégations l’occassion de s’attaquer à la problématique sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. De même que d’insuffler une nouvelle dynamique dans la coopération bilatérale entre les deux armées.

Le Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants a présidé, hier, l’ouverture de la 6e  session du comité mixte de suivi de l’accord de coopération militaire et technique Mali-Algérie. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de l’Algérie au Mali Nourredine Ayadi, du Chef de la délégation algérienne, le général Kaddaoui Adda et du colonel Hamidi Rabah. 

A l’occasion de cette 6ème session du Comité Mixte, le Secrétaire Général du ministère de la Défense et des Anciens Combattants Youssouf Bamba,  a souligné que "cet accord de coopération militaire qui existe entre l’Algérie et le Mali, constitue sans nul doute, un maillon  supplémentaire de la longue chaîne de partenariat entre nos deux pays, liés par l’histoire, la géographie et la culture".  A  l’en croire, elle offre l’unique occasion aux deux délégations de passer en revue la coopération militaire bilatérale afin de renforcer davantage ses acquis.  Selon Youssouf Bamba, cet espace d’échange  régulier de haut niveau entre les deux pays est le témoignage de la vitalité des relations séculaires qu’entretiennent les frères d’armes de l’Algérie et du Mali.

Aujourd’hui, compte tenu de la multiplicité des crises internes, du banditisme, du trafic de drogue, de l’apparition de nouvelles formes de menaces et du terrorisme transnational, la bande sahélo-saharienne se présente comme une région géostratégique sensible et instable, a relevé  le Secrétaire général.

"En conséquence, nous devons plus que jamais nous attaquer à la problématique sécuritaire dans cette région et à ses effets collatéraux sur le développement socio-économique et la circulation des personnes et de leurs biens dans nos pays" a-t-il précisé.

Il a réitéré sa détermination et sa disponibilité totale et celles des plus hautes autorités du Mali à renforcer davantage la coopération militaire mutuellement avantageuse. Avant de formuler le vœu de voir les efforts de coopération aboutir à des résultats positifs qui permettront de réaliser les aspirations profondes et légitimes des deux peuples, engagés dans un même combat, celui de la lutte contre le terrorisme et le banditisme.

       Ramata TEMBELY

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