Mali-UE : 11 milliards pour financer des priorités nationales

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Mali-UE : 11 milliards pour financer des priorités nationales
Le ministre des Affaire étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs

Le ministre des Affaire étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs, en visite dans notre pays,  ont procédé hier à la signature de deux conventions de financement au titre du programme indicatif national du 10ème FED.

 

La première convention est un appui à la justice. A travers elle, l’Union européenne met à la disposition de notre pays 7,8 milliards de Fcfa. L’argent permettra de soutenir le pays dans la mise en oeuvre du plan opérationnel du PRODEJ et d’appuyer les actions de réforme de la justice.

 

Le programme d’appui au secteur de la justice a pour objectif de contribuer à la construction et au renforcement de notre justice pour la rendre indépendante, impartiale et équitable pour tous. Il sera mis en oeuvre au bénéfice des différents acteurs du secteur de la justice. Les bénéficiaires sont la Cour suprême, le ministère de la Justice et des Droits de l’homme, la Cour constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature, les auxiliaires de la justice, les associations de défense des droits de l’homme ou opérant dans le domaine de la justice, a expliqué le ministre Abdoulaye Diop.

 

A travers la seconde convention, l’Union européenne met à la disposition de notre pays 3,2 milliards de Fcfa pour appuyer la réconciliation et contribuer à la résolution de la crise. Il s’agit de permettre le retour de la paix en appuyant les acteurs et les efforts de construction de la culture de la paix. L’argent est destiné à encourager et soutenir le dialogue interne, afin de dégager des solutions locales durables.

 

« Le secteur de la justice au Mali fait face à de nombreuses difficultés caractérisées par sa faible indépendance, des équipements inadéquats, le manque de ressources humaines, le faible accès à la justice pour le justiciable », a dit de son côté Le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs. Pour lui, notre pays a besoin d’une justice neutre et efficace indispensable pour son redressement.

 

La signature de ces deux conventions témoigne de l’adéquation des priorités actuelles du gouvernement et l’Union européenne telles que déclinées dans les priorités inscrites dans la politique d’action gouvernementale et la Déclaration de politique générale du gouvernement », a  précisé le ministre des Affaire étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale.

Be COULIBALY

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