Redynamisation du Conseil de l’Entente : Les desseins inavoués d’Alassane Ouattara

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Le Mali ne doit pas adhérer au Conseil de l’Entente. Et pour cause : il a été créé en son temps pour faire concurrence à la Fédération du Mali, sinon débaucher même des membres de cette Fédération.

Le Conseil de l’Entente créé par Félix Houphouët Boigny est plongé dans une léthargie depuis la mort de ce dernier en 1993. Créé pour faire concurrence à la Fédération du Mali, le Conseil de l’Entente qui regroupe la Côte-d’Ivoire, le Burkina, le Bénin, le Togo et le Niger, n’a toujours été que l’ombre de lui-même. Il n’a jamais pu s’imposer comme une organisation sous-régionale digne de nom comme le voulait son initiateur feu Houphouët. Au cours des rencontres, les chefs d’Etat n’avaient pas au fait grand-chose à débattre…Ils se limitaient aux salamalecs. La Cdeao et l’Umoa ayant pris toutes les questions de la sous-région en compte. Le Conseil de l’Entente a zéro action à son actif.

En invitant le Mali et la Guinée comme pays observateurs, Ouattara veut-il élargir son champ de domination ? Rien n’est moins sûr. Le Mali ne doit adhérer, en aucune manière, à un tel projet, car l’histoire de la création du conseil de l’entente est connue.

Dans un contexte marqué aujourd’hui par la vigueur de l’Uemoa, véritable facteur d’intégration économique des pays de la sous région, le Conseil de l’Entente n’a rien à faire.

En tentant de redynamiser le Conseil de l’Entente, Alassane Ouattara veut : primo, marcher sur les plates bandes de Houphouët. Secundo, être un leader dans la sous-région sur lequel toutes les cameras seront braquées. Or, sa Côte-d’Ivoire a besoin, pour le moment, de son énergie apparemment débordante qui le pousse à sortir de son pays pour se forger une notoriété sous-régionale voire régionale. L’Afrique a beaucoup trop d’organisations budgétivores qui ne fonctionnent même pas. Rien qu’en Afrique occidentale, on compte la Cedeao et l’Uemoa. Toutes ces organisations regroupent les chefs d’Etat au moins deux fois par an. S’il faut en ressusciter d’autres encore, on ne s’en sortira certainement pas.

 

Alhassane H.Maïga


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