Séjour du président IBK en Turquie : Amadou Djigué pour booster les échanges commerciaux

0
Amadou Djigue
Amadou Djigue

Tel est, en tout cas, le vœu exprimé par l’opérateur économique, Amadou Djigué, qui fut consul honoraire de la Turquie au Mali durant plus d’une décennie. Cela à l’issue du voyage officiel que le président de la République a récemment effectué, en compagnie de plusieurs opérateurs économiques, des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) ainsi que du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) en Turquie. Parmi les personnalités du secteur privé invitées, la présence de l’opérateur économique de renom, Amadou Djigué, a été particulièrement saluée par les parties. En effet, ce dernier est celui qui a posé les jalons et balisé, depuis des années, le chemin dans le domaine du commerce entre notre pays et la Turquie.   Aujourd’hui, en dépit de l’intensification des échanges entre nos deux pays, force est, cependant, de constater que la balance commerciale est très déficitaire au détriment du Mali. C’est dire que le séjour de la forte délégation présidentielle était l’occasion de pister les secteurs dans lesquels notre pays pourrait œuvrer à réduire ce déficit. Une mission que les opérateurs économiques maliens, ayant accompagné IBK au cours de ce voyage,  ont désormais la lourde tâche de mener afin que leur séjour à Ankara et à Istanbul soit aussi profitable que possible pour l’économie nationale.

PME – PM : expertise avérée de la Turquie

De ce fait, il est nécessaire qu’une procédure soit mise en œuvre dans le but de suivre les domaines d’activité à cibler pour atteindre cet objectif qui passe notamment par la réalisation de PME et de PMI ; un domaine dans lequel la Turquie détient une expertise avérée. C’est dire que le temps des voyages à grands frais sans retombées palpables est révolu. Cela compte tenu également du contexte mondial de compétitivité acharnée entre les Etats. Le niveau des échanges entre nos pays étant seulement de 50 millions FCFA ; les autorités de nos Etats se sont engagées à faire évoluer ce montant à des centaines de millions de dollars dans les dix prochaines années. Pourvu que cela se fasse dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant à même d’ouvrir de nouveaux horizons pour nos produits d’exportation destinés au marché turque.

C’est là où notre secteur privé se trouve, encore une fois, fortement interpellé.                                                  

Mamadou FOFANA

 

PARTAGER