Travaux spéciaux 2013 : Où sont partis les milliards injectés à la CETRU ?

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Travaux spéciaux 2013 : Où sont partis les  milliards injectés à la CETRU ?Dans la rubrique « travaux spéciaux  2013 », la Cellule des Travaux Routiers d’Urgence (CETRU) a, en 2013, bénéficié de 1.001.0218.0634 FCFA. Mais, en un laps de temps, les infrastructures réalisées par cette cellule sont en train de se dégrader, preuve de l’amateurisme et de la boulimie au niveau de cette structure budgétivore.

 

La Cellule des Travaux Routiers d’Urgence (CETRU) faut-il le rappeler, a été créée par  la loi N°03-029-245 /P-RM du 21 juillet 2003 et organisée par le décret N°06-245/P-RM du 06 juin 2006.

 

Dans la rubrique «  travaux spéciaux 2013 » cette cellule a bénéficié de la somme faramineuse  de 1.001.0218.0634 FCFA à travers des  conventions d’urgence, relatives aux activités suivantes : l’aménagement des rues 145 et 121 à Korofina et la rue 269 à Lafiabougou  pour un montant de 540 215 000 FCFA, les travaux d’aménagement et d’assainissement des accès et la cour du tribunal de Kayes. Ainsi que l’aménagement de la rue 520, sise à Sokorodji en Commune VI du District de Bamako. S’y ajoutent les travaux de bitumage des rues situées aux cotés Est et Ouest de l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Mali en commune II, l’aménagement des rues 581 et 594 sises à BacoDjicoroni en commune V.

 

Aussi, l’entretien courant des pistes CMDT et OHVN qui concerne un linéaire total de 2800 km, totalement confié à la CETRU.

Les objectifs de la CETRU sont entre autres, l’intervention rapide pour toutes les actions d’urgence  et de dégâts d’hivernage  ou calamités naturelles entrant dans son domaine de compétence,  l’entretien des pistes en zones CMDT et OHVN, mais aussi l’appui aux collectivités décentralisées.

 

Cependant, aujourd’hui, nombreux sont les Maliens qui se demandent à quoi sert cette cellule. D’ailleurs, c’est seulement à la faveur des travaux routiers d’urgence enclenchés à la faveur de la cérémonie officielle de début de mandat d’IBK le 19 septembre 2013 que nombre de Maliens  l’ont découverte. A travers l’ex ministre des Transports, Général Koumaré qui en a fait sa médaille de guerre.

 

Le manque de moyens, l’abri  des responsables !

Cette cellule existe depuis plusieurs années mais n’a jamais réussi à faire tâche d’huile dans les activités qui sont de son ressort.

Une situation que certains de ses responsables expliquent par un manque de moyens, car  la CETRU n’aurait pas lesmoyens de sa politique. Ajouté à cela, la vétusté du matériel qui jouerait sur l’atteinte de ses objectifs. Un des responsables a même laissé entendre qu’ils se débrouillent tant bien que mal avec les vieilleries qu’ils ont pour accomplir les missions qui leur sont confiées.

 

Faux. Rétorque un cadre du département de l’Equipement et des Transports, qui a requis l’anonymat.

Selon lui, tel n’était pas le cas lors des travaux que les populations ont vu à Bamako à l’approche de l’investiture d’IBK au stade du 26 mars. La CETRU a été suffisamment dotée de moyens pour réussir ses missions. Seulement, les réalisations qu’elle a faites pour cette cérémonie laissent à désirer.

Selon lui, il suffit de faire un tour sur le tronçon ‘’Tour de l’Afrique-stade du 26 mars’’ pour s’en rendre compte. Les usagers de cette route souffrent le martyr au quotidien à cause des réalisations de la CETRU qui se sont dégradées en un petit laps de temps. Preuve de l’amateurisme et le manque d’application dans la réalisation de ces infrastructures.

 

Mieux dit-il, les responsables jouent à la diversion en jetant de l’opprobre sur cette structure en disant que cette structure était en déclin avec des arriérés de salaires et des locaux en abandon, des toilettes qui n’existaient plus  que de nom, des murs de clôture construits et un service de gardiennage mis en place.

 

Selon lui, la réalité est que cette structure ne parvient pas à soulager les populations, surtout les usagers de la route qui souffrent le martyr tous les jours du mauvais état des routes avec des nids de poules partout.

 

A l’en croire, lors de tous les travaux  confiés à cette cellule, elle a été dotée et en moyen financier nécessaire et en équipement. Ce fut le cas  lors des travaux d’aménagement de la rue 520, sise à Sokorodji en commune VI du district de Bamako, les travaux d’aménagement des rues 581 et 594 sises à Baco-djicoroni en CV du district de Bamako, des rues ouest et est de l’ambassade de Chine en CIV du district de Bamako, la sortie du troisième pont qui a été  bitumée avant l’arrivée des invités.

 

En plus des rues qui passent devant les maisons de Django Cissoko, ancien premier ministre  à Korofina et du professeur Dioncounda Traoré, président de la république par intérim  à Lafiabougou. Mais aussi l’intérieur et la voie d’accès de la cour du tribunal de Kayes, les voies de circulation à l’intérieur des hôpitaux Gabriel Touré et Point-G, de celles de l’hôpital du point-G.  En plus, au niveau de l’avenue OUA sur la bretelle qui mène à la résidencede l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali qui était impraticable. La CETRU dit-il, a été dotée de moyens financiers et matériels pour la réalisation des travaux avant l’arrivée du Roi Mohamed VI qui a été  l’invité d’honneur d’IBK pour sa cérémonie d’investiture.

 

Selon notre interlocuteur, il suffit aujourd’hui de faire un tour sur ces différentes réalisations de la CETRU pour se rendre compte à quel point les travaux ont été réalisés avec légèreté sans que les responsables ne lèvent le petit doigt. Un fait du ‘’Mali émergent’’.

Georges Diarra

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