La campagne de la filière mangue 2013 lancée hier Les intervenants du secteur projettent de commercialiser plus de 30 000 tonnes de mangue cette année

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Les membres de l’interprofession de la filière mangue du Mali étaient hier en assemblée générale à la Maison des Ainés. Une occasion mise à profit par les intervenants de la filière pour lancer la campagne pour l’année 2013 et signer des accords sur le prix de la mangue entre les producteurs, pisteurs, commerçants, exportateurs et transformateurs.
Mangue2Au cours de cette journée, le plan de campagne 2013  présenté et adopté par les différents délégués composant les cinq familles professionnelles de la filière mangue dans notre pays. Cette assemblée générale sera aussi mise à profit  pour signer deux accords interprofessionnels dont l’un relatif à la fixation des prix des mangues et l’autre, aux principes et modalités de prélèvement sur la production, la transformation et la commercialisation de la mangue fraiche et séchée.
Dans son intervention, le président de l’interprofession de la filière mangue, Moctar Fofana, a rappelé  que le secteur  offre une grande opportunité de marchés à saisir. Pour cela, il a demandé  aux  acteurs de s’approprier les activités de cette filière pour la rendre plus compétitive sur les marches nationaux, sous-régionaux et internationaux. Cette assemblée générale avait pour objectif de délibérer sur les grandes décisions afin de mieux préparer la campagne mangue 2013.
De son côté le coordinateur régional, Fodé Konaté qui représentait le coordinateur national, a soutenu que la filière mangue constitue un domaine d’intervention prioritaire de leur programme. C’est pourquoi, il a rappelé que de 2007 à nos jours, le PCDA a accompagné ce secteur dans divers domaines. Notamment avec un plan de développement stratégique, un plan de compétitivité et un programme d’action prioritaire, une étude d’évaluation du potentiel de production de la mangue dans les grands bassins. S’y ajoute une étude de caractérisation des différentes familles professionnelles de la filière mangue qui a servi de support à la création de l’IFM.
 » Il s’agit donc autant d’outils d’aide à la décision qui peuvent non seulement permettre à l’interprofession mangue d’améliorer ses performances techniques, commerciales, mais aussi de donner à la filière mangue une place de choix en tant que facteur de croissance de l’économie nationale  » a-t-il précisé. Il a aussi ajouté que le PCDA vient de mettre en démonstration trois séchoirs tunnels dont un à Bamako et deux  à Sikasso.
Le secrétaire général de l’APCAM Salif Diarra, a rappelé qu’après le  coton, l’or, le bétail, la mangue constitue le quatrième produit d’exportation de notre pays.
Il a aussi soutenu que pour la campagne 2010-2011, ce sont 70 000 tonnes de mangues qui ont été commercialisées pour 8 milliards de FCFA. Par ailleurs, le président de l’interprofession de la filière mangue, Moctar Fofana, s’est dit optimiste pour la campagne 2013.
 » A cet égard, nous comptons commercialiser plus de 30.000 tonnes pour cette année  » a-t-il conclu.
Kassoum THERA

L’unité de conditionnement de semence Faso Kaba  ouvre ses portes :
Vers une production annuelle de 60.000T de haute qualité
Le ministre de l’Agriculture Baba Berthé a procédé mardi dernier à Banancoro dans la commune de Sanankoroba à l’inauguration de l’unité de conditionnement de semences  » Faso Kaba « . Cette unité qui produit près de 60 000 tonnes par an, ambitionne de fournir des semences de meilleure qualité à nos  paysans.
ituée dans le village de Banancoro, à quelques kilomètres du village de Sénou, cette usine de conditionnement de semence est une initiative de Mme Coulibaly Maïmouna Sidibé, sa Directrice générale. Dans son mot de bienvenue, elle a rappelé que Faso Kaba est une jeune entreprise créée en 2007 avec l’appui technique et financier de l’ONG Sasakawa Global 2000 et AGRA.
 » D’une unité artisanale, on se retrouve aujourd’hui à une unité industrielle. Nous pensons qu’aujourd’hui avec  la technologie  nos agriculteurs pourront désormais bénéficier des avantages et des garanties d’une bonne semence certifiée. Mieux, ils seront à même d’affronter la concurrence dans la sous région  » a souligné Mme Coulibaly.
Elle a aussi souligné que cette usine qui a une capacité de 60 000 tonnes de semence par an, a coûté la bagatelle de 60 millions de FCFA, en partie financé grâce à un crédit accordé par INJARO et AGRA. La directrice a surtout rappelé que ce projet a permis la création de 15 emplois permanents et près de 80 emplois temporaires dont 80% de femmes pour un réseau de distribution de 150 dépositaires dans notre pays.
Le ministre de l’Agriculture, Baba Berthé qui représentait le Premier ministre,  tout comme les partenaires techniques et financiers ont  affirmé leur soutien  à ce projet.
Le ministre a surtout insisté sur la place de choix qu’occupe les semences dans la production agricole.
 » Il est évident que les semences améliorées contribuent pour près de 30% au rendement des cultures vivrières. Aussi, la mise en œuvre de la politique semencière n’est pas seulement  l’affaire du gouvernement. L’ouverture d’une unité de conditionnement offrira sans nul doute une plus value à nos paysans. En tout cas, le soutien du gouvernement ne fera pas défaut  » a rassuré le ministre.
Auparavant, le maire de Sanankoroba avait révélé que cette usine sera d’une grande utilité pour les 47 000 habitants de sa commune qui vivent de l’agriculture.  Par la suite, c’était au tour du Directeur de l’Institut d’économie rural Bréhima Dembélé d’affirmer au nom des partenaires son accompagnement  pour l’essor de cette société.

   K THERA

 
SOURCE:  du   26 avr 2013.