Le ministre des Investissements et du secteur privé hier au CNPM : Me Mamadou Gaoussou Diarra décidé à créer un cadre de travail public – privé avec un programme précis

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 Le ministre des Investissements et du secteur privé hier au CNPM
Mamadou Gaoussou Diarra

Il a été reçu par le président du patronat, Mamadou Sidibé entouré de certains membres de son bureau notamment les vice-présidents, Cyril Achar et Cheick Oumar Sacko. Le président du CNPM a regretté le fait que les gouvernements successifs n’ont pas donné de suite aux différents documents (Mémorandum de relance économique, Livre blanc de l’OPI)  initiés et transmis à eux par le secteur privé dans le cadre de la relance de l’économie malienne.  Le ministre a exprimé sa disponibilité à mettre en place un cadre de travail entre son département et si nécessaire d’autres ministères et le secteur privé pour étudier tous ces dossiers afin d’atteindre l’ambition fixée par le président de la République, celle d’une croissance à deux chiffres.

Avant de faire face aux missions assignées à lui en tant que ministre de la Promotion des investissements et du secteur privé, le ministre Mamadou Gaoussou Diarra a entamé une visite de prise de contact  avec les principaux acteurs. C’est dans ce cadre qu’il a réservé sa première sortie au Conseil national du patronat du Mali. Accompagné de certains de ses collaborateurs, le ministre Mamadou Gaoussa Diarra a été reçu par le patron des patrons des entreprises maliennes, Mamadou Sidibé. Celui-ci, après avoir souhaité la bienvenue au ministre, s’est félicité de cette visite. Toute en précisant que ce n’est pas une occasion pour entrer dans le fond  des préoccupations du secteur privé, le président Sidibé a soulevé certains dossiers que son organisation a adressés au gouvernement, mais qui sont restés sans suite.

Il a évoqué les cas du Mémorandum de relance de l’économie malienne rédigé par le patronat et soumis au gouvernement en 2014, du Livre blanc de l’OPI soumis aux différents gouvernements ces dernières années. En plus de ces deux documents précieux, le président du CNPM dira que son organisation a aussi interpellé le gouvernement sur le décret d’application de la loi sur l’indemnisation des victimes de la crise de 2012 et sur le paiement de la dette intérieur.

La prise en compte de ces doléances est indispensable pour la relance économique et le dynamisme du secteur privé. ” Il faut qu’on arrête avec les discours et qu’on passe à l’acte. On nous dit à chaque fois que le secteur privé est le moteur de la croissance, il crée des emplois, il est ceci, il est cela, mais dans les faits, il y a peu de choses. On espère que votre arrivée à la tête de ce département, en tant que fruit du secteur privé, permettra de faire bouger les choses. Nous devons aller vite, définir ce qui peut être fait à court, moyen et long termes ” a souligné M. Sidibé.

Il pense aussi, qu’il faut mettre en place un cadre de travail secteur privé – Etat élargi, car les acteurs économiques interviennent dans tous les domaines. Le cadre doit œuvrer à l’élaboration d’une feuille de route de façon participative et qui permettra de savoir à tout moment ce qui a été fait et ce qui reste à faire.  Il a soumis au ministre la question de l’organisation de la journée du secteur privé déjà financé par le projet danois.

En réponse, le ministre dira qu’à travers son département, le président de la République a voulu créer un trait d’union entre le secteur privé et l’Etat. En tant que facilitateur de cette collaboration, il entend œuvrer pour que le secteur privé puisse s’épanouir.  “ Si nous travaillons main dans la main, nous pourrons faire reculer les limites et faire avancer le pays ” a déclaré le ministre. Me Mamadou Gaoussou Diarra d’ajouter qu’il a déjà eu une séance de travail autour du Livre blanc de l’OPI  et qu’une commission ad’ hoc travaille là dessus. Il a exprimé toute sa disponibilité et son engagement à aller au-delà des discours, mais à agir. Il a décidé la mise en place du cadre de travail autour des préoccupations du secteur privé.

Pour lui, celui-ci doit passé du simple commerce à l’industrialisation pour donner un plus-value à la production nationale. Ainsi, il dira qu’il est temps de mettre en valeur le million d’hectares à l’Office du Niger, de transformer sur place une bonne partie de la production cotonnière, d’apporter du plus-value au cheptel au lieu d’exporter le bétail sur pied. Pour le ministre, l’ambition du président de la République est d’atteindre une croissance à deux chiffres. Cela, ne peut être atteint sans le secteur privé qui crée de la richesse et des emplois.

Youssouf CAMARA

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