Mali/ Omvs : A quand notre canal de suez : L’autre scandale malien ou lorsque nos dirigeants ignorent notre vrai dĂ©senclavement

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Images du futur navire porte-barges "Romane"
Images du futur navire porte-barges “Romane”

Pharaonique, titanesque, grandiose, les superlatifs n’ont pas manquĂ© pour dĂ©crire la prouesse rĂ©alisĂ©e par l’Egypte ce 06.08.2015 lors de l’inauguration de la nouvelle voie de son canal de Suez. En effet, en un laps de temps record de seulement un an, l’Egypte a pu si l’on ose dire emmener Ă  bon port son projet. Une performance Ă  saluer malgrĂ© la tentative de rĂ©cupĂ©ration politicienne qu’en a fait le dictateur Sissi.

 

Et en tant que Malien, ce projet nous en rappelle un autre, celui de l’amĂ©nagement du fleuve SĂ©nĂ©gal afin de le rendre navigable, notre vieux rĂȘve de dĂ©bouchĂ© sur la mer en somme.

 

Un projet au combien stratĂ©gique auquel nos dirigeants n’ont jamais portĂ© l’intĂ©rĂȘt qui se doit. Une autre bizarrerie ou Ă©nigme Ă  la malienne et il y’a de quoi se demander si l’Ă©mergence intĂ©resse rĂ©ellement nos responsables. PrĂ©cisons nĂ©anmoins, que pour le cas du fleuve SĂ©nĂ©gal, il ne s’agirait pas Ă  proprement parler d’un canal mais plutĂŽt d’un chenal navigable, car un canal provoquerait une remontĂ©e des eaux marines (et donc salĂ©es) sur ce cours d’eau douce, qui prend sa source dans les hauteurs du Fouta Djalon en GuinĂ©e, et ceci n’est pas souhaitĂ©e pour des raisons agricoles et environnementales.

 

Ainsi donc, le projet consiste Ă  crĂ©er un chenal navigable de 905 km de long et 55 m de large partant d’Ambidedi au Mali jusque St Louis au SĂ©nĂ©gal. La profondeur de rĂ©fĂ©rence de ce chenal serait de 1,90 m ou de 2,10 m si l’on considĂšre les derniĂšres options validĂ©es par l’OMVS. Difficile de dire si la profondeur retenue est basĂ©e sur des contraintes hydrologiques ou financiĂšres. Dans tous les cas, la profondeur a une incidence capitale sur ce projet, car elle dĂ©termine le tirant d’eau des navires qui pourront emprunter cette voie (le tirant d’eau dĂ©signant l’enfoncement d’un navire depuis la surface de l’eau jusqu’Ă  sa partie immergĂ©e la plus basse). Ici le tirant d’eau de rĂ©fĂ©rence a Ă©tĂ© Ă©tablit Ă  1,50 m, ce qui permet un port en lourd de 750 t pour une barge de type Europa II (plus ou moins 30 conteneurs 20 pieds totalement remplis). Par contre, ce tirant d’eau ne permettrait pas Ă  des navires de type fluvio-maritime de 1500 t (c’est Ă  dire aptes Ă  naviguer sur des fleuves et en mer) de remonter Ă  pleine charge jusque AmbidĂ©di car ces navires prĂ©sentent en gĂ©nĂ©ral un enfoncement de 3 m et ne pourraient alors transporter qu’environ 250 tonnes (l’Ă©quivalent d’un peu moins 15 conteneurs). Il faut savoir que l’objectif de l’OMVS est de permettre une navigation permanente avec un tirant d’eau d’1,50 m, mais grĂące Ă  la saison des pluies, une navigation avec 2 M de tirant d’eau est possible durant 3 mois de l’annĂ©e (du mois d’aoĂ»t Ă  octobre). Une question demeure toutefois : Est-il techniquement possible de creuser d’avantage ce chenal afin d’obtenir une profondeur optimale permettant la navigation de navires plus lourd ? Nos cadres nationaux de l’OMVS seront peut-ĂȘtre en mesure d’apporter une rĂ©ponse Ă  cette interrogation qui dĂ©terminera alors grandement le degrĂ© d’ouverture Ă  la mer pour notre pays.

 

En attendant, pourtant, concernant la profondeur Ă  minima de 1,90 m, aucune avancĂ©e notable n’a Ă©tĂ© enregistrĂ©e. En effet, malgrĂ© plusieurs Ă©tudes, rĂ©unions, dĂ©cisions, aucune perspective concrĂšte de dragage du fleuve pour le moment. Au contraire, l’OMVS semble faire du surplace et tourner en rond autour de confĂ©rences de donateurs, rĂ©unions de bailleurs ou autres sommets. Il y’a quelques annĂ©es pourtant, nous avions pu lire que l’organisation promettait le dĂ©marrage de la navigation en AoĂ»t-Septembre 2009, hĂ©las six ans aprĂšs, force est de constater que le projet est loin d’ĂȘtre effectif, mĂȘme si le nouveau Haut Commissaire KabinĂ© KOMARA annonce un dĂ©marrage imminent. Un dĂ©but en trompe l’Ɠil qui ne se ferait que de maniĂšre trĂšs modeste Ă  travers la circulation de pĂ©niches sur le chenal naturel non amĂ©nagĂ© mais balisĂ©. A cet effet, deux automoteurs ont Ă©tĂ© acquis par l’Organisation, qui a comme autres succĂšs Ă  son actif, la rĂ©alisation de nombreux barrages permettant la rĂ©gularisation du dĂ©bit du fleuve dont ceux de Diama et Manantali, le balisage du chenal, l’adoption d’un code international de navigation et la crĂ©ation d’une sociĂ©tĂ© commune chargĂ©e de la navigation sur le fleuve.

 

Ainsi, le tableau n’est pas totalement sombre pour l’OMVS et nous n’avons aucunement l’intention ici, de pointer un doigt accusateur sur l’Organisation ou nos pays voisins et frĂšres, car si chacun avait sa prioritĂ© lors du lancement de l’Organisation en 1972, l’agriculture pour la Mauritanie et l’Ă©nergie ou l’irrigation pour le SĂ©nĂ©gal, ce fut bien le nĂŽtre qui Ă©tait le plus intĂ©ressĂ© par ce projet navigation, et pour cause, il est enclavĂ© et sans accĂšs direct Ă  la mer. Il est donc incomprĂ©hensible qu’aucun de nos dirigeants n’aient jamais vu l’IntĂ©rĂȘt stratĂ©gique et prioritaire qu’il y’avait pour le Mali Ă  rendre navigable le fleuve SĂ©nĂ©gal. En effet, au lieu de prendre Ă  bras le corps cette question et d’en ĂȘtre le porte Ă©tendard infatigable, nos autoritĂ©s se sont toujours contentĂ©s de suivre l’Ă©volution bureaucratique du projet, se laissant ainsi mener en bateau si l’on ose dire. Et je ne partage pas le point de vue de ceux qui pensent que c’est un complot ourdi par le SĂ©nĂ©gal et la Mauritanie qui fait que jusqu’Ă  prĂ©sent le projet n’a pas abouti, et comme l’a justement fait remarquer le journal Mauritanien “La Calame” en Novembre 2009, “de fait, c’est une question de dĂ©finition de prioritĂ©s et le Mali lui-mĂȘme, qui est le seul pays riverain dĂ©muni d’accĂšs Ă  l’ocĂ©an, reconnaĂźt, Ă  l’époque, que la distribution de l’eau et la production d’énergie doivent passer en premier” (‘’Le RĂ©publicain’’ du Mali s’en prend Ă  notre compatriote Mohamed Salem Ould Merzoug: un complot contre qui ? Le Calame (Mauritanie) 17-11-2009 ), ainsi donc, nul besoin d’accuser le SĂ©nĂ©gal ou la Mauritanie lorsque notre pays considĂšre lui-mĂȘme son seul et possible accĂšs Ă  la mer comme une chose accessoire.

 

Ne vous Ă©tonner point chers compatriotes que les autoritĂ©s SĂ©nĂ©galaises ne soient pas trop pressĂ©es que le Mali se dĂ©couvre une alternative compĂ©titive au port de Dakar, c’est tout Ă  fait normal de leur part. Ce qui est anormal, c’est que notre pays soit incapable de mobiliser la somme de 100 mds de fcfa, et ce depuis plus de 40 ans. Rendez-vous bien compte que le dragage (sur certains seuils seulement portant sur 277 km), qui est la clĂ© de voĂ»te de ce projet a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă  seulement 40 mds de fcfa, quant au port fluvio-maritime de St-Louis ainsi que son chenal d’accĂšs, il a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 60 mds fcfa. Le port d’Ambidedi est lui Ă©valuĂ© 3 mds de fcfa. Des sommes loin d’ĂȘtre hors de portĂ©e lorsque l’on songe que le coĂ»t de l’autoroute Bamako-Segou actuellement en construction est estimĂ© Ă  169 mds de fcfa. Et sans faire injure Ă  nos parents sĂ©goviens, je ne pense pas que cette autoroute fut rĂ©ellement prioritaire en comparaison d’un accĂšs libre et souverain Ă  la mer. Ne parlons mĂȘme pas du dernier rapport du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral qui fait Ă©tat d’un manque Ă  gagner de 153 milliards de fcfa. Tout ceci pour vous dire, qu’avec la volontĂ© politique, ce projet navigation aurait dĂ» ĂȘtre rĂ©alitĂ© depuis de nombreuses annĂ©es, songez Ă©galement que pour la nouvelle voie du canal de Suez, le Gouvernement Égyptien n’a eu aucune difficultĂ© Ă  souscrire 9 milliards de dollars auprĂšs de ses concitoyens. Et je suis certain que dans un mĂȘme Ă©lan patriotique, les maliens de l’intĂ©rieur et de la diaspora ainsi que les grands opĂ©rateurs de notre pays seraient capables d’appuyer nos autoritĂ©s dans cette grande cause, Ă  travers un grand emprunt National par ailleurs remboursable au prorata par les autres pays membres de l’OMVS. D’oĂč l’intitulĂ© de notre article, Ă  quand notre canal de Suez ? Car rien qu’avec nos propres forces et sans en attendre exagĂ©rĂ©ment auprĂšs des bailleurs de fonds qui examinent avant tout leurs retour sur investissement, il doit ĂȘtre possible de voir trĂšs rapidement, des navires venir dĂ©charger leurs marchandise Ă  AmbidĂ©di et ce, en provenance de Rotterdam, Shanghai, New-York ou DubaĂŻ (pour information, la durĂ©e nĂ©cessaire au dragage est estimĂ©e Ă  3 ans).

 

Combien d’emplois seraient ainsi crĂ©er Ă  Ambidedi/Kayes ? Ainsi, au lieu d’embarquer dans des navires de fortune en mĂ©diterranĂ©e, nos jeunes trouveraient ici un futur ainsi que des mĂ©tiers d’avenir dans cette zone d’activitĂ© portuaire prometteuse.

 

Et des solutions techniques innovantes Ă©mergent au fil des ans concernant la navigation dans des environnements Ă  faible tirant d’eau comme celui du fleuve SĂ©nĂ©gal. Solutions de convois de barges et pousseurs mixtes mer-fleuve ou de navires fluvio-maritimes optimisĂ©s. Et il y’aurait ici matiĂšre pour nos autoritĂ©s Ă  se saisir de ce potentiel afin de dĂ©velopper une compĂ©tence malienne dans la conception de bateaux modernes adaptĂ©s Ă  la navigation mer-fleuve (Ă  faible tirant d’eau) et ce, en lien avec les ingĂ©nieurs de la COMANAV ou de la sociĂ©tĂ© INACOM.

 

Et parmi les projets qui assureraient un accĂšs quasi souverain Ă  la mer pour notre pays, il y’a celui de “porte-barges romane” initiĂ© par une petite sociĂ©tĂ© française (ROMANE BL). Imaginez un peu, le navire porte-barges est chargĂ© de prĂšs de 3000 tonnes de marchandises Ă  DubaÏ, il appareil en direction de l’Afrique de l’Ouest via le canal de Suez, dĂ©charge une partie de ses conteneurs Ă  Nouakchott et Saint-Louis, mais pour atteindre Ambidiedi au Mali, les barges se dĂ©tachent du navire Ă  travers un procĂ©dĂ© innovant de dĂ©ballastage avant de remonter le fleuve SĂ©nĂ©gal avec leurs chargements respectifs de 750 tonnes (30 conteneurs) pour un tirant d’eau de 1,50 m. Ainsi, sans rupture de charge, c’est Ă  dire sans dĂ©chargement, la marchandise serait livrĂ©e directement Ă  AmbidĂ©di (je vous invite Ă  visiter le site de la sociĂ©tĂ© pour mieux visualiser le projet, http://www.romane-bl.com/index.html).

 

Sur le plan souverainetĂ© Ă©tatique, cette solution nous donnerait une vrai marge de manƓuvre pour notre approvisionnement militaire notamment. En effet, on peut imaginer l’acquisition de tels navires par la COMANAV ou le MinistĂšre de la DĂ©fense, afin de pouvoir transporter nos Ă©quipements dits de “souverainetĂ©”. Imaginez : un navire porte-barges chargĂ© de 20 chars lourds T90 et de leurs Ă©quipements (750 t fois 2, soit 1500 t) depuis le port Russe de Novorossiisk en mer noire et qui appareille vers le Mali et son port d’AmbidĂ©di. Ainsi, nul besoin de dĂ©chargements Ă  Dakar ou Abidjan, tous les maliens se souviennent encore de l’Ă©pisode de nos Ă©quipements militaires retenus Ă  Conakry en 2012. Fini donc les polĂ©miques et autres tracasseries quant Ă  embargo ou pas embargo. Car en vertu du code international de navigation adoptĂ© par les pays membres de l’OMVS, le fleuve SĂ©nĂ©gal est considĂ©rĂ© en Droit comme une “eau internationale”. De plus, compte tenu de nos trĂšs bonnes relations avec nos voisins, difficile d’imaginer un blocus Ă  l’entrĂ©e du fleuve de leurs parts, sauf Ă  nous dĂ©clarer la guerre et se couper ainsi d’une partie de leurs Ă©nergies ou capacitĂ©s d’irrigation. Tout ceci pour dire qu’il urge pour nos dirigeants d’accĂ©lĂ©rer le volet navigation de l’OMVS.

 

D’un statut de pays enclavĂ©, le Mali pourrait vite passer au statut de plaque tournante de la sous-rĂ©gion, car la concrĂ©tisation du projet navigation apportera une concurrence seine et renouvelĂ©e avec les autres modes de transport que sont le ferroviaire et le routier. Plus Ă©cologique, il permettra Ă©galement le transfert de la plus grande part des transports lourds de la route vers le fluvial ralentissant ainsi la dĂ©gradation des axes routiers. La COMANAV pourrait mĂȘme gagner de nouvelles parts de marchĂ©s sous-rĂ©gionales et devenir ainsi une compagnie maritime internationale spĂ©cialisĂ©e sur le Mali.

 

Je conclurai donc cet article en lançant un vibrant appel Ă  son excellence Mr le PrĂ©sident de la RĂ©publique Ibrahim Boubacar Keita, qui, Ă  plusieurs reprises a dĂ©montrĂ© son intĂ©rĂȘt pour le dragage d’un autre fleuve, le fleuve Niger.

 

Mr le PrĂ©sident, si voulez rentrer dans l’Histoire avec un grand H, c’est uniquement par le lĂšgue d’infrastructures majeures qui vous survivront. La navigation sur le fleuve SĂ©nĂ©gal en fait partie. Il est certes tentant pour tout homme politique de privilĂ©gier des projets de “proximitĂ©” Ă  fort impact Ă©lectoral comme les routes, mais lorsque l’on se veut Homme d’Etat, l’on doit se montrer visionnaire pour son peuple et pour soi-mĂȘme, n’Ă©coutez point les laudateurs, ce qui fera le jugement des historiens sur votre prĂ©sidence, ce sera les grandes rĂ©alisations et non pas par exemple des accords de paix contestables et d’ores et dĂ©jĂ  contestĂ©s.

 

KamastMr le PrĂ©sident, notre indĂ©pendance et notre souverainetĂ© n’ayant pas de prix, quel que soit donc le coĂ»t ou la rentabilitĂ© de ce projet, faites que trĂšs bientĂŽt, dans les livres d’Histoire, il ne soit plus dit du Mali, “un pays pauvre et sans accĂšs Ă  la mer” mais plutĂŽt “un pays Ă©mergent dotĂ© d’une fenĂȘtre fluviale sur la mer”.

Amadou Ka : malistrategique.over-blog.com/

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13 COMMENTAIRES

  1. Merci M. Ka je pense cela doit faire partie des priorités de notre gouvernements pour tous les avantages que ce projet procure

  2. Bonjour,
    Bonne idĂ©e et merci Ă  Mr Amadou Ka, vous ĂȘtes un vrai gĂ©nie et intellectuel, je pense qu’il est nĂ©cessaire de faire ce projet pour le dĂ©veloppement du Mali, mais le problĂšme en tant que ce projet sera basĂ© dans la rĂ©gion de Kayes donc nos dirigeant ne prendre pas ça au sĂ©rieux. Si AmbĂ©di Ă©tait dans le cercle de Bamako ou d’autres cercle du Mali ça trouve que c’est projet est dĂ©jĂ  fini depuis longtemps. Notre dirigeant pense que c’est Bamako seulement qui reprĂ©sente le Mali.

  3. Elhadji , ce que vous ne venez de dire est tres interessant , chose que nos enfants doivent connaitre . Pouvez vous nous donner la situation geographique de ce canal au Mali , puisque le premier canal creusĂ© d’utilitĂ© publique avant celui d’egypte , connu dans les annales de l’histoire du Mali , est celui de Tombouctou

    • BAMBOUGOU : (25 km de SĂ©gou) Ă©tait le lieu de rĂ©sidence du prince N’tji DIARRA (fils du 1er roi de la dynastie des DIARRA). N’tji fit creuser un canal qui amenait l’eau du fleuve Niger Ă  ses Ă©pouses. Le Tombeau de Bambougou N’tji a ses mystĂšres.

      ml.geoview.info/canal_de_dioro,6910436

      officetourismemali.com/index.php?option=com_content&view=article&id=796&Itemid=132&lang=fr

      **************
      es condolĂ©ances, Qu’Allah accorde sa misĂ©ricorde sur ces disparus****

  4. Un richissime Americain venait d’aider le Rwanda en investissant dans l’agriculture presque 500 millions de dollars et promet de creer une banque pour l’agriculture afin d’octroyer des credits Ă  taux d’interets reduits . Pouah le Mali ……..

  5. L’histoire retient que M’bambougou Ntji Diarra a creusĂ© un canal avant les Egyptiens!
    Donc, tout est possible avec la volonté des hommes!

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    Condoléances que leurs ùmes reposent au paradis!

  6. une idĂ©e sortie dont on ne sait de quelle tete qui ne rĂ©flĂ©chit pas! la canal de Suez ne fait pas plus de 900 km de long et il relie deux mers . Vous vous pensez que le fleuve SĂ©negal puisse etre canalisĂ© ce qui est complĂ©tement utopique . Vous etes dans une rĂ©gion ou suivant la saison ,le tirant d’eau peu varier du simple au double !!!!! vous n’etes dĂ©jĂ  pas capable de dĂ©sensabler le fleuve Niger ou les barcasses frottent le fond ,alors si vous voulez parler de navigation commencez par lĂ  🙄 🙄 🙄 🙄

    • Idiot si tu avais lu l’article, tu aurais vu qu’il est bien prĂ©cisĂ© que le fleuve SĂ©nĂ©gal ne peut ĂȘtre un canal pour des raisons hydrologiques et environementales

      La prochaine fois lit au moins avant de t’exprimer tout y est explicitĂ©

      Mais tu nen as peut ĂȘtre pas les capacitĂ©s toi qui te croit supĂ©rieur au malien, tu n’as vraiment rien d’autre Ă  faire de tes journĂ©es sinon ĂȘtre sur des sites Internet maliens

    • LĂ  ma chere blanche neige, Je te suis parfaitement et d’accord en partie avec ton commentaire.
      Le fleuve Niger d’abord (la prioritĂ© des prioritĂ©s) afin qu’il redevienne viable comme dans le passĂ©.
      Le canal peut attendre… 😉 .

  7. Des pays francophones hautement incapables et ideologiquement morts. Ce n’est evidemment pas l’Ethiopie qui toute seule realise son barrage de la Renaissance…de la poche de son peuple a 4 milliard de dollars…malgre les excuses hypocrites de la Banque Mondiale qui refuse d’ y financer. Le cas de pays francophones est inpenetrable… cest presque la plus grande faillite morale et ideologique de l’histoire des peuples. Cest les etats les plus moribonds au monde…aucun sens d’auto-dependance….rien que des pays mendiants reunis… meme pour le besoin d’aller aux toilettes! Il faut se rappeler de la crise de l’Ebola…comment ce fut les autres qui etaient venus faire absolument tout pour nos etats faillis la Guinnee, le Mali etc… meme les simples kits de protection. Je vous garantie que si demain l’Ebola revenait encore on est toujours surement moins prepares qu’hier! 🙄 ils ont tout oublie jusqu’au veuille du prochain virus epidemique. Actions viables et futurisques cest le totem de nos dirigeants! Ce barage de l’OMVS se realisera un jour mais ce ne serait pas nos pays qui l’auront finance. Les bonnes volontes ne manqueront pas…ceux qui aiment voir ce monde se developper un peu partout.

  8. @Amadou Ka. Merci beaucoup!Vous avez tout rĂ©sumĂ© en cette phrase: “..il y’a de quoi se demander si l’émergence intĂ©resse rĂ©ellement nos responsables”.L’on se souvient encore du temps oĂč Me Wade alors prĂ©sident du SĂ©nĂ©gal avait rĂ©ussi Ă  convaincre ATT Ă  “oublier” ce volet “navigation” en construisant un port sec Ă  Korofina.Le plus grave a Ă©tĂ© le fait de laisser la Mauritanie assumer le poste de haut commissaire pendant plusieurs mandats de suite alors que ce poste Ă©tait jusque lĂ  tournant.Aujourd’hui c’est M.KOMARA de la guinĂ©e fraĂźchement entrĂ©e dans l’organisation qui dirige l’OMVS. Non seulement le courant produit Ă  Manantali ne nous est pas destinĂ©, le SĂ©nĂ©gal a eu son barrage de Diama (qui empĂȘcherait l’eau salĂ©e de remonter) et nous qu’est ce que nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ©? RIEN!Le volet “navigation” qui nous a Ă©tĂ© proposĂ© NE VERRA JAMAIS LE JOUR puisque n’arrangerait pas Dakar et son port autonome voilĂ  pourquoi je pense que l’OMVS a Ă©tĂ© l’arnaque du siĂšcle contre notre pays, le Mali. đŸ˜„ đŸ˜„

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