Mobilisation du secteur privé en faveur des droits des enfants : Enfin un rapport sur la Responsabilité Sociale des Entreprises

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La croissance et le développement durable d’un  pays dépendent de sa capacité à investir dans  la couche des enfants. Fort de cette conviction, le ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, en partenariat avec l’UNICEF, a initié une étude sur l’impact du  secteur privé sur les droits des enfants. Le lancement du rapport final de cette étude a eu lieu le jeudi 5 janvier dernier à l’hôtel Salam.

Première du  genre au niveau mondial, cette étude révèle d’une part qu’au Mali 66% des entreprises n’ont jamais entendu parler du concept de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) en terme d’impact sur les droits des enfants, que, d’autre part, il existe une volonté de la part des entreprises de contribuer davantage à la lutte contre les problèmes qui touchent les enfants, mais que, souvent, elles ont besoin d’orientations pour y parvenir.
A ce niveau, il faut le souligner, les entreprises, selon le rapport, comprennent bien qu’investir dans l’enfance est essentiel pour permettre le développement économique du pays sur le long terme.  Autres difficultés auxquelles les enfants sont confrontés dans le rapport: l’insuffisance d’accès aux soins de santé, à l’éducation et à une alimentation équilibrée.

Initiée en septembre dernier, la présente  étude a analysé les pratiques et tendances de la Responsabilité Sociale des Entreprises de notre pays en faveur de l’enfance. Elle se justifie quand on sait que les enfants sont les plus touchés par la pauvreté endémique. Cela, malgré la forte croissance de 5% que notre économie a connue ces dix dernières années, selon «Perspectives Economiques en Afrique 2011». Pour Marcel Rudasingwa, Représentant du Fonds au Mali, l’UNICEF est conscient du  rôle de plus en plus important du secteur privé dans le développement durable et du potentiel que les entreprises représentent pour faire avancer l’agenda en faveur des enfants.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, l’UNICEF a développé une nouvelle approche de partenariat avec le secteur privé. Cette approche met l’accent sur de nouveaux types de collaboration et sur le développement de la Responsabilité Sociale des Entreprises comme étant des opportunités réelles pour mobiliser le secteur et améliorer les conditions de vie des enfants et la protection de leurs droits.

Prenant la parole lors la cérémonie de lancement de cette étude, Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a réaffirmé l’attachement de son département à la promotion des droits des enfants. Pour le Dr Konaré Mariam Kalapo, cette étude vient renforcer le dispositif de protection de ceux-ci au Mali. Dans leurs interventions respectives, les Présidents de la CCIM et du Patronat ont affirmé que les recommandations issues de cette étude seront suivies à la lettre. Quant au ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Mme Sangaré Niamoto Bah, elle a invité le secteur privé à s’approprier l’étude pour relever le défi de la Responsabilité Sociale des Entreprises dans notre pays.
Yaya Samaké   

Filière mangue :
Le PCDA met en place l’Interprofession

L’Hôtel Maïssa de Sikasso a servi de cadre, du 27 au 28 décembre 2011, à l’assemblée constitutive relative à la mise en place de l’Interprofession Mangue du Mali. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du Coordinateur du PCDA (Programme de compétitivité et de diversification agricole). Il était entouré du Président de l’APCAM, Bakary Togola et du Gouverneur de la Région de Sikasso, Ibahima Féfé Koné.

Grâce à une production annuelle de plus de 220 000 tonnes et un volume d’exportation de 17 000 tonnes en 2011, la place, l’importance et la contribution de la Filière Mangue dans l’économie des régions de Sikasso, Koulikoro et du District de Bamako, voire du Mali, ne sont plus à démontrer.
Cependant, les performances économiques de cette filière restent limitées, en raison, entre autres, du faible niveau d’organisation et de structuration des acteurs et des prestataires, mais aussi de la faiblesse dynamique en matière de dialogue et de concertation entre les différents services techniques, les projets – programmes et ONGs de soutien à la filière.
Raisons pour lesquelles, a souligné le représentant du Coordinateur national, les plus hautes autorités du Mali, aussi bien que leurs partenaires, se sont investis pour accompagner les acteurs de la Filière Mangue dans la mise en place de son Cadre de Concertation. Avant de faire remarquer que, depuis son démarrage, le PCDA, à travers ses coordinations régionales de Sikasso et Bamako /Koulikoro, s’est fortement impliqué dans l’animation de ce cadre de concertation, en l’élargissant aux services techniques, aux projets et programmes et ONGs partenaires, ainsi qu’aux fournisseurs et prestataires de services.

C’est donc pour pallier tous les maux qui minent la filière mangue qu’une interprofession malienne a été mise en place, au cours de l’Assemblée générale constitutive qui s’est tenue du 27 au 28 décembre à l’hôtel Maïssa à Sikasso.
Au sortir des deux jours de travaux, qui ont réuni une soixantaine de délégués de Bamako, Koulikoro et Sikasso, des chargés des Interprofessions de l’APCAM, des experts nationaux et internationaux, des services techniques et un huissier de justice, le bureau de l’IFM-Mali, composé de 15 , a été mis en place et un plan de travail peaufiné.

En sa qualité de Programme d’envergure nationale de soutien aux principales filières agricoles (Mangues, Pomme de terre, Bétail/viande, Échalote/Oignon…), le PCDA s’investit à accompagner les professionnels de ces filières à améliorer et à renforcer les Cadres de Concertions existants, pour les faire émerger en Interprofessions Agricoles.
La mise en place de l’Interprofession Mangue du Mali constitue l’étape finale de structuration de la filière, au bénéfice de tous ses acteurs. Elle est une étape importante de la stratégie de développement des filières du Programme de Compétitivité et de Diversification Agricoles (PCDA), dans la mesure où elle permettra aux acteurs d’être mieux organisés et d’accéder à une part importante des marchés.

Entre autres avantages de l’IFM, la mise en place de l’Interprofession de la filière mangue permettra, avec plus d’efficiences, de résoudre des problèmes de planification de la production dans le temps pour mieux réguler les prix sur les marchés de destination, l’organisation de l’approvisionnement en intrants/ équipements de qualité à moindre coût et la facilitation de la réalisation et de la gestion des infrastructures collectives de conservation, de transformation et de stockage des produits à base de mangue.
Pierre Fo’o Medjo

Le Bureau de l’IFM Mali :
Président, Moctar Fofana, exportateur à Sikasso, Vice-président, Moctar Diarra, producteur à Bamako, Trésorier, Mme Sadio Doumbia, transformateur Koulikoro, Trésorier adjoint Kassoum Berthé, pisteur à Sikasso, Secrétaire administratif, Lassiné Diarra, pépiniériste à Bamako, Secrétaires à la production et à la formation, Bemba Dembélé et Cheick Kéltigui, Secrétaires à la commercialisation et à la logistique, Bakary Yafa et Moussa Sylvain Diakité, Secrétaires à la transformation, Youssouf Coulibaly et Mme Tako Sylla, Secrétaires à l’information, Bandiégui Kéita et Amadou Sanogo, Secrétaires à l’organisation, Drissa Traoré et Békaye Samaké).
PFM
 

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