Le trust Aga Khan investit dans le développement de la région de Mopti : – 3022 producteurs formés sur les techniques agricoles

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Le coordinateur du Réseau Aga Khan et le représentant de la Fondation Orange-Mali dans le village de Djibitaga
Le coordinateur du Réseau Aga Khan et le représentant de la Fondation Orange-Mali dans le village de Djibitaga

– 442 515 bénéficiaires de la couverture sanitaire de la fondation

Depuis son installation en 2007, le programme de développement coordonné dans la région de Mopti de la fondation Aga Khan a beaucoup investi dans le développement. Cette fondation dont la mission fondamentale est le développement et la promotion de solutions durables à des problèmes locaux de fond comme la pauvreté, la faim, l’analphabétisme et la maladie intervient dans 195 villages des cercles de Mopti et de Djenné.

Les localités constituent l’une des fortes concentrations de la fondation dans notre pays. Comme on a pu s’en rendre compte à travers la quatrième édition de la caravane de la presse conduite par le coordinateur du réseau en cinquième région Zana Koné accompagné du directeur à la communication Boubacar Diallo et de plusieurs autres spécialistes intervenant dans plusieurs domaines.

Le réseau Ag Khan s’efforce de pallier les menaces qui pèsent sur l’agriculture et la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique et de ses incertitudes futures. Ses interventions sont orientées vers l’amélioration de la productivité des agriculteurs à travers la formation, l’accès aux intrants, l’introduction de nouvelles variétés mieux adaptées à une pluviométrie inconstante en zone sahélienne. L’introduction à Bounguel d’une nouvelle variété de mil-sorgho appelée ” Toronyo ” permettra au paysan Douti Koné de réaliser une performance agricole. Le ” Toronyo ” est une variété précoce qui n’a pas besoin d’une grande quantité d’eau. Selon Douti Koné grâce à cette nouvelle variété, il est certain d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il est le premier à avoir expérimenté ” Toronyo ” à Bounguel et ne cesse de faire des émules. La variété doit être expérimentée par plus de 400 paysans. A Konio dans la commune de Dandougou Fakala, c’est un champ d’école paysan qui expérimente la nouvelle variété de mil suscitant un immense espoir de la part des paysans de cette localité. Dans le cadre du maraichage, la fondation a assuré la formation de 1972 maraichers dont 1924 femmes et 48 hommes sur les techniques améliorées de maraichage. S’y ajoutent la formation de quelques 1548 maraichers sur les techniques de transformation et de conservation de produits maraichers, la construction de trois magasins pour le stockage des produits maraichers dans les localités de Sofara, Néïma et de Goundaga, l’appui en équipements pour la transformation des produits maraichers, réalisation de 15 sites maraichers dans les communes de Fakala, Djenné, Pondori et Nema Badenyakafo et la réalisation de sept puits à grand diamètre.

Dans le cadre de la production du mil-sorgho, la fondation Aga Khan a mis en place 52 champs d’école paysan dont 12 champs école de femmes et assuré la formation de 3022 producteurs sur les techniques et technologies agricoles notamment dans la lutte contre le mildiou, la mineuse de l’épi. S’agissant du riz, ce sont 885 producteurs qui ont été formés au niveau des petits périmètres irrigués villageois ainsi que 12 agents d’encadrement sur les techniques de la riziculture intensive en collaboration avec l’office riz Mopti. Le directeur de l’office riz Mopti Zakaria Camara s’est réjoui de sa collaboration avec la fondation Aga Khan. A le croire Aga Khan est un partenaire stratégique qui intervient non seulement dans la formation, l’encadrement, mais aussi dans le crédit rural, les infrastructures agricoles et dans la recherche pour nous permettre d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Par ailleurs l’approche santé de la fondation Aga Khan vise à améliorer durablement l’état de santé et le bien-être à travers la réduction du taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile au niveau des 442 515 bénéficiaires.

Tout en renforçant l’accessibilité géographique et financière des populations aux soins de santé, la réhabilitation de maternités rurales dotées de matériels, de stocks de médicaments et de ressources humaines adéquates. Comme on a pu s’en rendre compte lors du déplacement de la quatrième édition de la caravane de la presse à la maternité rurale de Djébitaga et à l’école de formation paramédicale Yolan Breson à Sévaré.

ABDOULAYE DIARRA

 

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