Campagne de vaccination 2014 du cheptel : IBK donne le coup d’envoi

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Le Président de la République lance la campagne de vaccination du cheptel à Markakoungo (le 1er mars 2014)
Le Président de la République lance la campagne de vaccination du cheptel à Markakoungo (le 1er mars 2014)

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a donné le coup d’envoi de la  Campagne nationale de vaccination 2014 du cheptel. C’était le samedi 1er mars dernier à Marakacoungo, chef-lieu de la commune rurale de Zan Coulibaly, une localité située à 80 kilomètres de Bamako, sur la route de Ségou.

 

 

Marakacoungo à l’honneur. En présence du ministre du Développement Rural, Dr. Bocary Téréta, de son homologue chargé de l’Elevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, de plusieurs  membres du gouvernement, des autorités politiques et administratives de la Région de Koulikoro, des éleveurs, professionnels du secteur, et devant une foule très nombreuse, le  Président IBK a procédé au lancement officiel de la campagne de vaccination 2014 du  cheptel malien. Les temps forts de cette importante cérémonie ont été, entre autres,  l’inoculation de la première dose de vaccin à un bovin par le chef de l’Etat qui, à l’occasion,  était drapé dans une blouse blanche de vétérinaire. Après ce geste symbolique de protection de notre cheptel national contre les maladies, le Président IBK a rappelé l’importance et l’apport de  l’économie rurale, principalement l’élevage, dans notre économie nationale.   ‘’Progressivement le cheptel malien va être amélioré’’ a-t-il promis.  Avec cette cérémonie, le président de la République sacrifie à une tradition bien ancrée.

 

 

Autre temps fort, la remise solennelle par le Président de la République, de 10.000 vaccins produits par le Laboratoire central vétérinaire (LCV), aux éleveurs et des équipements au Conseil supérieur de l’Ordre des vétérinaires  du Mali.

 

 

A noter qu’au cours de la cérémonie, l’usage protocolaire a été respecté. Prenant la parole,  Amara Diakité, maire de la commune de Zan Coulibaly, avait temporairement changé de nom en devenant « Zan Coulibaly  Keita » (cousinage oblige), a souhaité la bienvenue au Président de la République et à sa délégation. Ensuite viendra le tour de M.  Hassan Barry, président des éleveurs de Markacoungo, qui a étalé les difficultés que vivent les éleveurs de la localité au  quotidien, entre le vol des bétails, les problèmes de pâturages des animaux dans les localités,  surtout entre les forestiers de Faya, de Chacha et les peulhs. Pour une bonne cohabitation entre agriculteurs et éleveurs, il a demandé aux autorités de s’impliquer pour trouver des remèdes à leurs maux. Il a par ailleurs formulé la demande auprès d’IBK de les aider à accéder à de nouvelles races bovines, surtout les vaches laitières. Un vœu presque exaucé,  avec le don de 125 000 doses de semences animales de très haute valeur génétique que le Roi  Mohamed VI a fait à notre pays, à l’occasion de sa dernière visite au Mali. Quant au  représentant de l’APCAM, El Hajd Gualadjo Dialloa, il a lui aussi salué le département du  Développement Rural pour tout ce qu’il fait pour les acteurs du monde rural, les agriculteurs,  éleveurs, pécheurs, et tant d’autres intervenants dans le secteur de l’Elevage. Il a prodigué des  conseils aux nouvelles autorités pour l’essor du secteur rural au Mali.

 

 

Le président du conseil supérieur de l’Ordre des vétérinaires du Mali, Dr. Oumar Maki Tounkara, n’est pas resté en marge de la cérémonie.

S’agissant du discours tant attendu, celui du ministre-délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé  de l’Elevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, M. Nango Dembélé a tenu à remercier et à féliciter le Chef l’Etat aux noms du gouvernement et  de la profession agricole, pour son engagement constant aux cotés des populations rurales,  pour faire de notre pays une puissance agricole.

 

 

« Notre cheptel subit de lourdes pertes à cause de certaines maladies, telles que la péripneumonie contagieuse bovine, la fièvre aphteuse et les trypanosomiases chez les bovins, la maladie de Newcastle chez la volaille et la peste des petits ruminants chez les ovins et les caprins. Ces maladies représentent, pour la santé animale, un défi à relever, d’autant plus que la sécurité des aliments, des produits d’origine animale, ainsi que l’ouverture sur les marchés d’exportation, en dépendent étroitement » a fait savoir M. Nango. A l’en croire, la campagne écoulée a été particulièrement marquée par l’insécurité dans la partie nord de notre pays, avec le déplacement du personnel, la destruction du matériel technique des services vétérinaires et le saccage des locaux. Toutes choses qui ont eu un impact négatif sur la protection de notre cheptel.

 

 

Pour prendre le taureau par les cornes, son département envisage d’assurer une couverture vaccinale de plus de 80% du cheptel national contre ces maladies.

 

 

« La nouvelle vision du ministère du Développement rural est de développer notre élevage  dans une perspective de sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’une croissance économique durable créatrice d’emplois et de fortes valeurs ajoutées, afin de réduire considérablement la  pauvreté » a-t-il martelé. Il a par ailleurs remercié le Président IBK pour sa volonté d’octroyer  15% du budget de l’Etat au secteur rural, un seuil jugé supérieur à la recommandation de Maputo qui est de 10%.

 

 

A noter que les effectifs du cheptel national sont estimés à environ 9 400 000 bovins; 29 850 000 ovins et caprins; 1 389 000 Equidés ; 940 000 camelins; 75 000 porcins; 35 000 000 volailles. Ces effectifs placent notre pays au 1er rang dans l’espace UEMOA et au 2ème dans l’espace CEDEAO, après le Nigeria.

 

 

Sa contribution au PIB du secteur agricole est de l’ordre de 38% et d’environ 12% pour le PIB national. Ainsi, dans le domaine des échanges, le Mali exporte environ 20% de sa production  d’animaux sur pieds, pour une valeur comprise entre 55 et 60 milliards de F CFA par an;  l’élevage contribue ainsi à l’équilibre de la balance commerciale du pays où il se situe au 3ème rang des exportations après l’or et le coton.

 

 

L’élevage, faut-il le rappeler, constitue un des piliers importants sur lesquels  repose notre économie. D’où l’engagement de l’Etat malien et ses partenaires techniques et financiers pour la réussite de cette campagne nationale de vaccination qui se déroulera sur toute l’étendue du territoire national. Des manifestations folkloriques ont mis fin a cette importante cérémonie de lancement haut en couleurs.

HKB

 

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