Campagne de vaccination du cheptel 2011-2012 : Des mesures appropriées pour faire face aux effets du déficit pluviométrique

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Elle va mobiliser 452 agents du secteur public et 476 vétérinaires privés mandataires et leurs agents et cible 6 570 000 de bovins, 5 990 000 d’ovins, 8 180 000 de caprins, 253 600 camelins et 22 700 000 volailles.

ATT lors de la cérémonie de la Campagne de vaccination du cheptel

La maîtrise de la santé animale est une condition essentielle de l’amélioration de la production et de la productivité du cheptel. La vaccination du bétail contre les maladies animal devient dès lors une priorité. La campagne de vaccination du cheptel a été officielle lancée dans la région de Koulikoro par le président de la République, Amadou Toumani Touré. C’est justement le cas dans notre pays depuis quelques années. Les autres régions emboiteront le pas dès la semaine prochaine. La campagne intervient cette année dans un contexte particulier. En effet à cause de la mauvaise pluviométrie, le spectre d’une crise alimentaire plane sur les pays du Sahel. Le déficit pluviométrique a occasionné un important déficit de fourrage dans la partie sahélo-saharienne de notre pays, un tarissement précoce des mares temporaires et une baisse inquiétante du niveau des fleuves et des retenues d’eau. C’est dire que notre pays a plus que jamais besoin d’un cheptel en bonne santé pour résister à la situation.

En présidant la cérémonie officielle du lancement de la campagne de vaccination et de déparasitage du cheptel, le chef de l’Etat a respecté une tradition instaurée depuis près de dix ans. C’est dans la localité de Sirakorola située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Koulikoro que le président de la République a administré à un bovin la première dose de vaccin. C’était en présence de membres du gouvernement, des autorités administrative et politique de la région de Koulikoro et d’une foule nombreuse. Les responsable d’associations socio-professionnelles du secteur de l’élevage ainsi que des partenaires techniques et financiers étaient présents. La dernière visite du président Touré dans cette localité de 37 000 habitants remontait à 2007 alors qu’il procédait au lancement d’un réseau téléphonique de la Sotelma-Malitel. Hier, Amadou Toumani Touré a invité les éleveurs à faire vacciner leurs animaux pour les mettre à l’abri des maladies. Indiquant que la situation est déjà difficile, le chef de l’Etat qui a annoncé que des mesures sont prises pour faire face à la situation alimentaire. En effet, une bonne partie du cheptel et les communautés qui vivent de l’élevage seront exposés très bientôt à un manque de pâturages et de points d’eau.

ACHAT DE 14 000 TONNES D’ALIMENT BETAIL. Pour soutenir ces communautés dont les activités sont tributaires des aléas climatiques, le président de la République a annoncé l’achat de 14 000 tonnes d’aliments de bétail d’une valeur de plus de 3 milliards de Fcfa. Il a également précisé que le transport sera pris en charge par l’Etat et que le prix de vente sera à niveau supportable pour les éleveurs. L’élevage va de pair avec la pêche. Cette activité bénéficie elle aussi d’un soutien d’environ un milliard de Fcfa. Cette dotation financière servira à l’achat d’alevins et d’aliment de poisson dans le but de procéder à l’empoissonnement des plans d’eaux pérennes. L’opération vise à reconstituer le stock halieutique des plans et retenus d’eau des villages et campements de pêche les plus vulnérables. Avant de lancer officiellement la campagne de vaccination, le président Touré a procédé à la remise symbolique de kits de vaccination au représentant de l’Ordre des vétérinaires du Mali qui, auparavant, l’avait vivement remercié pour son dévouement au bénéfice du sous secteur de l’élevage. Au lancement de la campagne de vaccination 2010-2011 à Nonsombougou, le ministère de l’Elevage et de la Pêche s’était fixé un objectif de 87% de taux de couverture vaccinale contre la péripneumonie contagieuse bovine, principale épizootie transfrontalière qui préoccupe nos éleveurs.

Le ministre Bokary Tréta a annoncé que l’objectif a été atteint et même dépassé avec une couverture de 90,8%. Selon le ministre Tréta qui compte avoir la même performance cette année, a expliqué que la présente campagne porte sur un effectif cible de 6 570 000 de bovins, 5 990 000 d’ovins, 8 180 000 de caprins, 253 600 camelins et 22 700 000 volailles. Les maladies concernées sont la péripneumonie contagieuse bovine, la fièvre aphteuse, le charbon symptomatique, les pasteurelloses bovine, ovine et caprine et la clavelée. Les vaccins permettront également d’éviter la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, le charbon bactéridien, la rage et la maladie de Newcastle. Aussi, la maladie de Gumboro, la bronchite infectieuse ainsi que la variole aviaire seront stoppées chez les animaux vaccinés. Le personnel impliqué dans l’exécution de la campagne comprend 452 agents du secteur public et 476 vétérinaires privés mandataires et leurs agents. Dans une semaine, les campagnes de vaccination seront lancées dans toutes les régions administratives de notre pays.

 

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