Importation des produits avicoles au Mali : La FIFAM alerte les autorités

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avicultureAu cours d’un entretien tenu le 22 mars à son siège, les membres de la fédération d’intervenants de la Filière Avicole au Mali ont mis un accent particulier sur un problème auquel, ils sont confrontés afin d’attirer l’attention de nos autorités à prendre des mesures appropriées pour protéger la ladite filière dans notre pays. Il s’agit de l’importation des produits avicoles (œufs et Poulets) à partir de la sous-région qui selon eux risque d’importer d’autres maladies étrangères comme le cas récent de l’Inde et conduisant aussi à la mévente sur le marché national. L’entretien était assuré par Mme. Sanogo Dirata Traoré, présidente de la fédération assistée par M. Adama Salif Diallo, secrétaire administratif de la FIFAM et de Sami Traoré, un membre de la commission technique.

En effet, la filière avicole est en plein essor dans notre pays. Elle contribue au développement économique  notamment dans le cadre de la réduction de la pauvreté au Mali à travers la création d’emploi, la sécurité alimentaire, mais aussi, elle favorise la culture et la mise en valeur de certains produits céréaliers comme le maïs, le Soja, et des poissons inconsommables.  Ainsi avec la modernisation de la filière appuyée par des partenaires nationaux et internationaux, la FIFAM est convaincue que les aviculteurs sont capables de satisfaire les besoins de la population malienne en matière d’œufs et de poulets à bon prix tout en se réjouissant de l’évolution du secteur au Mali. Mais il faut reconnaitre que l’arbre ne cache toujours pas le forêt, ces pratiquants se préoccupent aujourd’hui  de problèmes d’importation du produit avicole dans notre pays, laquelle peut entrainer des maladies de volailles comme la grippe aviaire et d’autre part la mévente sur le marché national. « Aujourd’hui, notre  préoccupation prioritaire est l’importation des produits avicoles (œufs et poulets) par des commerçants qui est entrain de prendre de l’ampleur. Et si les autorités n’interviennent pas, elle risque de bafouer l’importance de la filière avicole tandis que des sommes considérables ont été investi dans ladite filière » à fait savoir la présidente. De son coté, Adama Salif Diallo précise que c’est cette pratique qui a engendré des conséquences graves dans quelques pays de la sous-région à savoir la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal où plusieurs fermes ont été fermées. Avant d’ajouter que « Nous à notre niveau on a le droit de dénoncer des comportements illégaux pour attirer l’attention du gouvernement à prendre des mesures pour enfin protéger la filière »a ajouté la présidente.

Pour Lamine Traoré, membre de la commission technique, au Mali l’aviculture devient de plus en plus importante. Nous travaillons avec des partenaires ruraux et urbains. Protégeons la filière, car nous sommes dans un monde de compétitivité. C’est vrai  aujourd’hui, il y’a des laboratoires chez nous qui fabriquent divers médicaments. Mais il faut reconnaitre qu’il n’y a aucun laboratoire dans notre pays qui analyse si les matériels et les œufs ou poulets que l’on transporte ne sont pas affectés. Ainsi il y a des lois qui prévoient des tests par rapport à la filière avicole qui doivent être appliqués dans le strict respect », a-t-il mentionné. Pour terminer, les intervenants ont sollicité l’aide du gouvernement à s’engager dans la recherche de solutions à cette crise.

Bally Salif Cissoko

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4 COMMENTAIRES

  1. “ProtĂ©geons la filière, car nous sommes dans un monde de compĂ©titivitĂ©” …une contradiction! On ne protege rien dans une competition…simplement on competit!

    “C’est vrai aujourd’hui, il y’a des laboratoires chez nous qui fabriquent divers mĂ©dicaments. Mais il faut reconnaitre qu’il n’y a aucun laboratoire dans notre pays qui analyse si les matĂ©riels et les Ĺ“ufs ou poulets que l’on transporte ne sont pas affectĂ©s.” 🙄 donc des labos qui peuvent composer des molecules..mais qui au moins ne peuvent pas anlyser “si les Ĺ“ufs ou poulets que l’on transporte ne sont pas affectĂ©s [infectĂ©s)”???

    En conclusion,

    Ce pays a aujourd’hui d’autres serieuses preocupations qui ne sont pas de defendre une filiere ou la sante des consommateurs maliens qui sont trop ignorants pour sauver. Des consommateurs qui remplacent leur tres bon emballage papier (ciment) par des plastiques toxiques qui causent du cancer, des consommateur qui ne savent plus choisir de bon produits… qui ont pris gout aux produits dont les qualites se sont degradees au fil des ans…les mayonnaises, les pates de tomate, les laits a poudre etc ..tous desormais de pietre qualite.

    Laissons la nature donc prendre sa course….les survivants vont un jour se reveiller.

  2. Merci Alto. Les maliens sont en panne d’initiatives et de crĂ©ativitĂ©s. BientĂ´t, nous seront totalement envahis par ces produits venant de la CĂ´te d’Ivoire ou ailleurs dans la sous-rĂ©gion. C’est pas seulement les oeufs et poulets, mais aussi de l’aliment volaille (comme KOUDIJ), vitamines et produits de santĂ© avicole. Il faut continuer Ă  dormir comme l’a fait l’IMACY, la COMATEX etc. et ensuite demander au Gouvernement d’intervenir pour arrĂŞter la concurrence.

  3. La vĂ©ritĂ© est ailleurs. C’est que l’oeuf ou le poulet made in mali revient plus cher au consommateur sur le marchĂ©. Le jour oĂą les producteurs de volaille malienne auront des prix compĂ©titifs Ă  qualitĂ© Ă©gale sinon meilleure, le phĂ©nomène de l’importation cessera de lui mĂŞme. Il n’y a vraiment ici pas de quoi fouetter un chat. Vive la concurrence!

  4. protĂ©geons ensemble nos fermes, notre Ă©comomie en refusant l’oeuf et le poulet importĂ© çà tu la filière

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