Etude du Groupe de suivi budgétaire : La dette extérieure du Mali au cœur d’une réflexion

0
Le consultant Moriba Tounkara lors de l'exposé
Le consultant Moriba Tounkara lors de l’exposé

Au cours d’un espace d’information dans  les locaux du groupe de suivi budgétaire (GSB) à l’hippodrome,    il a été question de mettre à la disposition de la société civile, des PTF, des autorités politiques et administratives ainsi que de la presse, les résultats  de  l’étude  sur les garanties de la dette extérieure de l’Etat malien de 2010 à 2013. L’objectif de cette étude est de s’assurer du bien- fondé de la nature et des caractéristiques des différentes garanties qui supportent la dette extérieure de l’Etat du Mali et son remboursement sur la période allant de 2010 à 2013.

La réalisation  de cette activité permettra aux citoyens d’avoir des informations sur les garanties de la dette extérieure de l’Etat entre 2010 et 2013, sur le processus de la programmation budgétaire de la dette et son remboursement, mais aussi sur le niveau de mise en œuvre du règlement UEMOA, cité en référence.

En effet, aujourd’hui, la gestion de la dette publique est une priorité pour les autorités des différents pays de la sous-région  de l’UEMOA. Ce règlement fait obligation en son article  4 à chaque pays membre d’élaborer une politique d’endettement public. Pour ce faire, il met en place une politique d’endettement fixant les orientations globales en matière  d’emprunt public intérieur et extérieur et de gestion de la dette. Selon l’expert, Moriba Tounkara, la dette publique est dans le domaine des finances publiques, l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunt par l’Etat, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement. Le Mali a fait  recours à certains  créanciers : Boad,  Fmi,  Ida, Badea,  Fsad, Bid, Grau, Gcn, Fad, Fdad, Afd, Fida, Grco, Inde, Bidc,  Chine et l’Opep, dans le cadre du financement de ses besoins de  la période de 2010- 2013.

Quant à la dette extérieure, elle est le montant à une date donnée de l’encours des engagements courants effectifs qui comportent l’obligation pour le débiteur de rembourser le principal ou de verser des intérêts à une ou plusieurs échéances futures.

 

Selon la présentation de M. Tounkara, le gouvernement du Mali n’a pas accordé de garantie au titre de la dette extérieure sur la période 2010- 2013 à la connaissance du ministère des finances.

 

En définitive, le Mali dispose d’une capacité d’endettement lui permettant de garantir les créanciers en matière de remboursement de leurs prêts avec un ratio dette/ PIB compris entre 21 à 25% contre un maximum de 70% selon les critères de convergence de l’UEMOA.

 

Le GSB, à cet effet, recommande au gouvernement de prendre des dispositions permettant une meilleure coordination des actions au titre de la gestion de la dette et d’informer la société civile sur les actions qu’il mène dans le cadre de la mise en œuvre des activités de suivi de l’action gouvernementale.

F. Mah Thiam KONE

PARTAGER