Financement du développement rural / Le FIDA renouvelle sa confiance au Mali

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Trois ministres dont le rôle est capital dans le développement rural, à savoir, les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et celui du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que des responsables du Fonds international de développement agricole (FIDA) ont procédé au lancement de l’Atelier de restitution de l’Evaluation du programme Pays-Mali, hier 4 décembre 2012  à l’hôtel Laïco de l’Amitié.

Selon Ides de Willebois, Directeur par interim du Bureau indépendant d’évaluation (IOE) du FIDA, « le portefeuille du Mali est un des plus importants de la division Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a démarré il y a exactement 30 ans (1982) et je me réjouis de cet anniversaire que nous célèbrerons demain! » . Depuis 1982, le FIDA a financé 12 projets pour un  montant total de près de 500 Millions de Dollars américains, dont 40% en provenance du FIDA. La contribution de l’État malien correspond à 80 millions USD (16%) et celle des cofinancements à 220 millions (45%), notamment de la Banque Mondiale, de la Commission Européenne, de la Banque Ouest Africaine de Développement, de la Belgique.  L’appropriation des projets FIDA par les populations rurales s’est traduite par une augmentation sensible de la production et tout particulièrement dans le domaine de l’élevage grâce à la restauration des pâturages, le développement des bourgoutières, l’amélioration des soins vétérinaires. A cela s’ajoute la mise en place de réseaux de micro- finance en cours d’institutionnalisation, par la réalisation d’infrastructures de base dans le domaine de la santé qui ont eu un impact positif sur la réduction des taux de malnutrition infantile dans les régions de Tombouctou et Gao. « Depuis le coup d’état, nous suivons avec attention les effets de la crise qui malmène le Mali depuis plusieurs mois et nous étudions les possibilités, dans ce contexte tourmenté, de garder vivante la flamme de notre partenariat.  Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir nos appuis aux  populations rurales pauvres. Nous avons maintenu en vie tous les projets en  cours, en les adaptant plus ou moins selon leur situation géographique » a déclaré Ides de Willebois, Directeur par interim du Bureau indépendant d’évaluation (IOE) du FIDA. La situation de crise a entrainé un recentrage du portefeuille sur les régions du sud du pays mais des actions ont été possibles dans le Nord: avec des ONG et avec  l’OMS en particulier pour soutenir les populations locales partenaires des  projets depuis près de 20 ans parfois et pour maintenir en fonction leurs infrastructures. « Dès que la crise sera terminée, et ceci très prochainement nous l’espérons, nous pourrons redéfinir conjointement les modalités de redémarrage de notre partenariat dans les régions du Nord. Les conclusions de l’évaluation  indépendante seront déterminantes dans ce contexte », a-t-il poursuivi.  Le conseil d’administration du FIDA a fixé au Fonds des objectifs ambitieux d’ici

2015, a annoncé le Directeur par intérim du Bureau indépendant d’évaluation (IOE) du FIDA. Il a souhaité un meilleur ciblage des ruraux pauvres et mieux les associer encore  dans les projets depuis leur conception jusqu’à leur évaluation, éviter de multiplier les structures de gestion de projets créées artificiellement qui font souvent double-emploi avec des structures nationales déjà existantes, passer d’une approche strictement projet à une approche programmatique pour optimiser l’utilisation des moyens humains et financiers au service des ruraux pauvres. Selon le ministre de l’Elevage, Yaranga Coulibaly, les cinq projets qui constituent le portefeuille actuel du FIDA opèrent dans la bande sahélo-saharienne du pays, zone de grande vulnérabilité climatique et de forte insécurité alimentaire. Ces projets qui ciblent les populations les plus pauvres, s’attèlent à la recherche de solutions au défi du développement économique et social des régions bénéficiaires par des investissements productifs. L’intervention du FIDA au Mali repose sur un partenariat très riche qui entre dans sa 30ème année d’existence en 2012. Toute chose qui illustre la détermination et l’engagement du FIDA à accompagner notre pays dans la lutte contre la précarité et l’insécurité alimentaire en milieu rural.

Il a souligné que le FIDA a consenti à notre pays et à des conditions très avantageuses, des prêt d’un montant  total de 474 millions de dollars US, soit environ 241 milliards de FCFA à la date du 28 novembre 2012. En plus des prêts, le FIDA a accordé des dons à caractère régional dont le montant pour le Mali s’élève à plus de 6 millions de dollars, soit 3 milliards de FCFA. Toutes ces contributions font du Mali, le troisième bénéficiaire de l’appui FIDA en Afrique de l’Ouest et du centre.

B. Daou

 
SOURCE:  du   5 déc 2012.    

Une Réaction à » Financement du développement rural / Le FIDA renouvelle sa confiance au Mali

  1. Allah est eternel

    Mon frère Daou le métier de journaliste est noble et par conséquent il faut lire et relire vos articles avant publication si non approfondir vos recherches. Et pour la circonstance je vous rappelle que le Dr Yaranga Coulibaly est Ministre de l’Agriculture et non Ministre de l’élevage et de la Pêche dont le tout formait un seul ministère avant le deuxième gouvernement si non le gouvernement d’union nationale de la transition.