Assemblée générale de l’OPI : Bilan 2014 et perspectives 2015 au cœur des échanges

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Le ministre  Mamadou G. Diarra et Cyril Achcar (G-D)
Le ministre Mamadou G. Diarra et Cyril Achcar (G-D)

La cérémonie d’ouverture de cette assemblée, qui  s’est tenue au Patronat du Mali, a été présidée par le Ministre de la promotion des investissements et du secteur privé, Me Mamadou Gaoussou Diarra, en présence du président de l’OPI,  Cyril Achcar, et autres personnalités.

Bamako- Selon le Directeur de l’OPI, Cyril Achcar, les immenses  ressources naturelles dont regorge le sous-sol  du Mali ne sont pas sources de progrès social. Ce qui fait que les populations vivent toujours dans la pauvreté. A ce fait, s’ajoute le problème de l’exportation de ces ressources sans leur conférer la valeur ajoutée par la transformation industrielle.  Aux dires du président, les importations dépassent largement les exportations. Ce qui se traduit par le déficit de la balance commerciale qui s’élève à 400 milliards de FCFA en moyenne ces trois dernières années. « C’est l’équivalent de l’aide publique au développement », a-t-il déclaré.

A en croire le président  Achcar, la manufacture dans le PIB au Mali a chuté de 10% à 5 %, avec comme « 500 unités industrielles dont seulement une centaine dans le secteur formel », malgré qu’elle est perçue au lendemain des indépendances comme priorité des priorités. « Avec une telle faiblesse de production, le secteur industriel est incapable d’exploiter les opportunités offertes par les marchés des pays industrialisés si souvent mis en avant par les pouvoirs publics pour justifier l’injustifiable », a-t- affirmé. Avant d’ajouter que la faible industrialisation provient des « infrastructures de base déficientes, de la main d’ œuvre insuffisamment qualifiée, des problèmes de financement, de la contrebande,  de la concurrence déloyale, de la fraude, du poids de la fiscalité sur le secteur formel,… ». Cyril Achcar a fait savoir également que l’industrialisation reste incontournable au Mali, car elle « crée de emplois, accroît les revenus, augment la valeur des produits agricoles, favorise le progrès technologique et génère des recettes qui permettent à l’Etat de réduire et d’éliminer la pauvreté ».

Pour changer la donne et que les ressources  servent véritablement au développement du Mali,  Cyril Achcar estime que « la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion doivent être les principaux remèdes », et que la démarche de la performance s’impose aux entreprises du Mali pour offrir des produits et des services répondant aux exigences des clients.

« La démarche qualité doit être considérée, non comme une contrainte, mais comme une opportunité, un atout pour s’affirmer, valoriser les produits, résister à la tempête de la globalisation et avancer », a-t-il conclu.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le ministre de la promotion des investissements et de secteur privé, Me Mamadou Gaoussou Diarra, a fait comprendre que depuis l’arrivée au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Kéita, beaucoup d’actions ont été menées, parmi lesquelles  la signature du contrat de performance, la création des industries : de boulangerie, d’huile d’arachide, de transformation d’huile de palme,… Il dira que le gouvernement entend emprunter des fonds pour construire des filières industrielles  de transformation des produits de bétail afin de limiter les exportations des milliers de têtes de bétail. Il en est de même pour la filière textile qui connaît un développement spectaculaire, dira le ministre Diarra. Celui-ci a reconnu le rôle très important que joue le secteur privé dans l’industrialisation au Mali, avant de promettre aux industriels la détermination de son département à les accompagner dans la lutte contre la fraude qui mine le secteur.

Issiaka M Tamboura (maliweb.net)

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