Développement industriel et promotion des investissements : Les ministres Mohamed Ali et Konimba Sidibé en visite à Transfopam

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Deux ministres de la République qui se déplacent pour visiter deux unités industrielles du même groupe, en présence de Cyril Achcar, président de l’Organisation patronale des industriels (Opi), c’est ce qui s’est passé hier dans la matinée à la Snfc et à Transfopam, deux industries appartenant à Yatassaye et Fils, devenus des pionniers en matière d’industrie d’impression de papier au Mali. Par ailleurs, l’acte posé hier par les deux ministres est la preuve de la nouvelle dynamique de développement industriel et de promotion des investissements que le Gouvernement a enclenchée pour faire du tissu industriel un véritable levier de développement économique du pays.

Le ministre du Développement industriel a l’habitude de procéder à des visites de terrain pour constater les conditions d’évolution des industriels, en les trouvant dans leurs milieux de production. Mais aussi et surtout pour s’enquérir de leurs préoccupations afin de mieux les prendre en charge. Occasion aussi, pour lui, d’exhorter les industriels au respect des normes de qualité afin de pouvoir tenir la concurrence  imposée par les unités industrielles de l’espace sous-régional, voire régional.

Dans le cadre de ses tournées dans les entreprises, le ministre du Développement industriel était souvent interpellé sur des questions liées à la promotion des investissements pour le secteur privé. C’est donc rassurant de voir les ministres en charge des questions de Développement industriel et de promotion des investissements, main dans la main, descendre dans les centres de production, pour prodiguer des conseils et recueillir des informations importantes sur les difficultés et contraintes auxquelles sont confrontés les acteurs industriels.

En voyant les deux ministres effectuer le déplacement dans un seul véhicule, c’est un signal fort de cohésion et d’unité d’action qui est ainsi lancé en direction des milieux d’affaires en particulier et des populations en général.

La visite d’hier a démarré par l’unité de fabrique de cahiers scolaires, Snfc, située à Dravéla. Sur place, les deux ministres et leur délégation de cadres des deux départements, accompagnés des journalistes, ont pu se rendre compte des prouesses technologiques de cette usine équipée de matériels de dernière génération pour assurer la production en chaîne automatisée. En effet, l’unité est équipée de machines en mesure d’assurer une production journalière de 5 000 à 7 000 cahiers à l’heure. Ce qui veut dire qu’en seulement 6 heures de travail, l’unité peut produire 30 000 à 42 000 cahiers. Doit-on accepter désormais que des importateurs fassent entrer des cahiers dans le pays alors que nous disposons de pareilles industries !

Ensuite, cap sur l’unité Transfopam où le ministre Mohamed Ali Ag Ibrahim et son collègue Konimba Sidibé en charge de la Promotion des investissements ont été rejoints  par le président de l’Opi, Cyril Achcar. Transfopam, c’est un joyau technologique avec des machines performantes et modernes, notamment pour faire de multiples travaux d’imprimerie, mais surtout pour produire du papier en rames, avec une capacité de production de 30 rames par minute, alors qu’une rame contient 500 feuilles de papiers.

Ce fut donc une joie pour les promoteurs de ces deux unités industrielles, les frères Yatassaye visiblement satisfaits de la visite des deux ministres qui n’ont pas manqué de les encourager et de les rassurer du soutien du Gouvernement, qui a le souci de développer l’industrie nationale et de promouvoir les investissements.

Rappelons que, selon des confidences reçues sur place, en vingt ans d’activités, les promoteurs n’ont jamais vu un ministre de la République entrer dans leurs ateliers pour venir s’enquérir de leurs conditions de travail. Ce qui donne toute son importance à la visite effectuée hier par les ministres Mohamed Ali Ag Ibrahim chargé du Développement industriel et Konimba Sidibé en charge de la Promotion des investissements.                        

A. B. NIANG

 

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