Signature de contrats de performance hier entre l’Etat et deux nouvelles sociétés : Embal Mali et SOMAPIL s’engagent à investir plus de 4,3 milliards de FCFA et à créer 225 nouveaux emplois

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Dans le cadre de l’appui à la promotion du secteur industriel, l’Etat du Mali, à travers le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté a signé, hier lundi 30 mai, dans la salle de conférences de son département, les contrats de performance avec deux nouvelles sociétés  de la place : SOMAPIL et Embal – Mali. Le président du conseil d’administration de la SOMAPIL, Boubacar Djigué et le Directeur général de EMBAL- Mali, Laiji Gova Rahim, qui ont également paraphé les documents, ont promis d’honorer leurs engagements notamment l’amélioration de la gestion, la réalisation de nouveaux investissements, la création des emplois. La signature a eu lieu, en présence du secrétaire général adjoint de l’UNTM, du vice-président de l’OPI et les chefs des services du département. 

Les sociétés EMBAL Mali et SOMAPIL font désormais parties du cercle restreint des entreprises bénéficiaires de contrats de performance avec le ministère  chargé de l’Industrie. Ces contrats de performance auxquels tient personnellement le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté, a pour objectif d’améliorer la compétitivité des entreprises signataires par la mise en œuvre de solutions personnalisées répondant à leurs spécificités respectives. Si l’adhésion au contrat est libre, cependant, la méthodologie est fondée sur les engagements des contractants, à savoir l’Etat et l’entreprise. Elle se traduit par l’atteinte de résultats mesurables à travers des indicateurs de performance convenus. Bref, le contrat de performance est un outil de gestion concertée. Les entreprises signataires doivent s’engager à améliorer leur gestion administrative et financière, à adhérer au programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises  et à se conformer aux normes applicables au niveau national et communautaire.

En matière d’investissements, Embal Mali s’engage pour plus de 2,8 milliards de FCFA et à créer 75 nouveaux emplois dans les cinq ans à venir. Quant à SOMAPIL, il s’agira en premier lieu de la reprise de la production arrêtée depuis 36 mois. Le promoteur Boubacar Djigué va investir 1,5 milliard de FCFA et créer 150 emplois au bout de cinq ans. Par ailleurs, les deux sociétés ne distribueront pas de dividendes à leurs actionnaires avant l’apurement total des dettes et le redressement de leur situation financière.

En contre partie, l’Etat du Mali accordera aux deux sociétés les avantages fiscaux prévus par le Code des investissements ainsi que l’exonération de TVA sur les matières premières et sur les produits finis fabriqués par ces sociétés signataires. Autre engagement important de l’Etat, c’est le renforcement de la lutte contre la fraude par la dynamisation de la Commission nationale créée à cet effet.

Le ministre du Commerce et de l’industrie, a souligné que ces contrats de performance s’inscrivent parfaitement dans le programme économique du président de la République et que le premier ministre y veille personnellement à leur mise en œuvre. C’est pourquoi, Abdel Karim Konaté dira que le ministère du commerce et de l’industrie ne ménagera aucun effort pour la réussite de ce programme mais aussi pour le soutien au secteur industriel dans son ensemble pour le bonheur et le bien être des maliens. Les directeurs généraux des sociétés signataires ont vivement remercié les plus hautes autorités notamment le ministre Konaté qui, disent-ils, a une volonté forte et un engagement sans faille pour accompagner le secteur industriel car étant convaincu qu’un pays ne peut se développer sans industrialisation.

Ils ont promis d’honorer leurs engagements et à pérenniser l’activité de leurs unités respectives.  Le secrétaire général adjoint de l’UNTM, Maouloud Ben Kattra et le vice-président de l’OPI, Boubacar Badian Sangaré se sont réjouis de cet appui de l’Etat qui va soulager la souffrance de milliers de chefs de famille notamment ceux de Somapil dont l’usine ne tourne plus depuis trois. Donc les 400 ex-agents sont sans salaire depuis lors.

 YC

 

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