Un jeune fermier modèle aux Etats-Unis : Des gardes fous pour préserver les agriculteurs des prédateurs fonciers

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Des gardes fous pour préserver les agriculteurs des prédateurs fonciers
Le jeune fermier et un taureau de 800kg

Dans les années 1998, certaines  localités des Etats- Unis ont initié un projet d’appui aux agriculteurs familiaux. L’objectif  étant  de préserver ces agriculteurs en les mettant à l’abri de toute  expropriation foncière. Par crainte des produits chimiques, beaucoup d’américains se déplacent dans les fermes pour s’approprier  les produits bios.

Cette initiative a été lancée par les habitants d’Oconée dans l’Etat de Géorgie à environ 3 heures de route d’Atlanta.  Il s’agit de  préserver les terres agricoles  face à la boulimie des propriétaires immobiliers et faire en sorte que  l’agriculture survive à côté de l’immobilier. Elle a été soutenue par l’Etat fédéral et les spécialistes de l’université de Géorgie. Il s’agit de faire en sorte que l’agriculture (exploitation) ne puisse pas disparaître. Le projet en question a été lancé en 1998 et a  consisté dans  un premier temps à l’acquisition des droits fonciers qui mettent les agriculteurs familiaux à l’abri de toutes expropriations de terres  agricoles.

S’agissant du champ visité, le propriétaire est un jeune âgé d’une trentaine d’années qui l’a hérité de son grand père. Il est de la quatrième  génération à l’exploiter.  Il travaille sur un espace de 180 hectares soit 65 ares. Il a décidé de s’investir dans l’agriculture plutôt que d’aller dans un bureau. Il ne fait pas recourt  aux produits et aux OGM (organismes génétiquement modifiés). A côté de cette agriculture, le jeune fermier, fait aussi de l’élevage notamment celui des bovins. C’est un élevage naturel qui n’utilise pas les produits chimiques pour engraisser les vaches. En lieu et place des produits chimiques, il utilise  la paille et le foin.

A ce niveau, il a compartimenté le pré pour permettre à la terre de se régénérer.  Notons que le fermier travaille avec trois autres personnes  à savoir sa sœur, son ami et  l’enseignant chercheur qui les encadre.  Son élevage est destiné à l’abattoir.

Il est à préciser aussi que les vaux qui pèsent entre 600 et  800 Kg sont vendus à l’abattoir. Notons qu’en dehors de l’élevage bovin, le jeune fermier fait également de l’aviculture. Il élève des poules (pondeuses) qui produisent des œufs destinés au marché chaque weekend mais certains  préfèrent venir à la ferme acheter leur provision qui est carrément bio.

Par le passé, le jeune entrepreneur  avait dans le cadre de la conduite de ses activités bénéficié de l’appui du gouvernement fédéral et du gouvernement local. Depuis quatre ans, il n’a bénéficié d’aucun appui.

Notons qu’auparavant, nous avions effectué une visite au mémorial Martin Luther King  à Atlanta, ville où repose le regretté  défenseur de l’abolition de la ségrégation raciale et son épouse Correta King.

Ce mémorial est devenu aujourd’hui un lieu de culte pour beaucoup de chrétiens.

  1. Mah Thiam KONE, envoyée spéciale à Atlanta aux USA
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1 commentaire

  1. Bla Bla Bla… Toi même tu pourras être une bonne fermière au Mali. tout le monde veut que le gouvernement leur donne des jobs, ça ne peut pas marcher, ici aux états les gens travaillent dans les champ, c’est pour cela que il y a de la bouffe partout.

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