Mine d’or de Loulo / Plus de 450 000 tonnes de minerais par mois

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Ce mardi 24 janvier 2012, la société Randgold ressources Mali a tenu sa revue semestrielle dans la mine d’or de Loulo, cercle de Kéniéba (région de Kayes). Au cours de cette revue semestrielle, les visites de terrain, le conseil d’administration et un point de presse étaient au programme. C’était en présence de Mark Bristow, président directeur général de Randgold et de nombreuses autres personnalités.

Selon Mark Bristow, président directeur général de Randgold, ce point de presse a pour but de communiquer avec les journalistes en vue d’éclairer la lanterne de la population sur l’état d’évolution du complexe minier de Loulo. Il a dit que le complexe de Loulo est une illustration exemplaire de l’efficacité de la stratégie de Randgold de créer la valeur par la découverte, le développement et l’engagement à bâtir des entreprises profitables à long terme. « Le complexe a grandi de 800 000 onces en ressources à une exploitation à ciel ouvert durable et une opération en souterrain entièrement intégrée, ciblant une production de 500 000 onces d’or cette année. Avec 9 millions d’onces de réserves, des teneurs importantes associées à un potentiel assez grand, il sera profitable à n’importe quel prix réellement concevable de l’or », a-t-il dit. A l’en croire, une contribution substantielle de la mine de Gounkoto a amélioré la capacité et la flexibilité du complexe de Loulo de Randgold ressources en augmentant la production d’or de 2011 en dépit des grands défis qu’a connu le développement des deux mines souterraines (Yalea et Gara) et l’extension de l’usine de traitement.

 A son avis, le complexe de Loulo est l’une des plus grosses mines en Afrique. Il a rappelé que l’Etat du Mali, actionnaire à 20%, bénéficiera du payement du dividende prioritaire tout en conservant la totalité de sa part. Le président directeur général de Randgold a signalé que le partenariat entre sa société et le gouvernement du Mali est au beau fixe. « Notre objectif est de développer le tonnage du minerai des exploitations souterraines de Yalea et de Gara de 100 000 tonnes par mois actuellement à 190 000 tonnes par mois vers la fin de l’année. Une fois que nous aurons atteint une vitesse constante en 2013, nous pourrons optimiser le développement pour réduire des coûts », a-t-il martelé. Mark Bristow a ajouté que l’exploitation souterraine est clairement en train de devenir une branche importante des affaires de Randgold ressources dans l’avenir car la souterraine de Yalea est en train d’établir non seulement une équipe solide de Maliens mais aussi des compétences dédiées à l’extraction souterraine pour la société. Il a indiqué que pour fonctionner de façon viable dans un pays émergeant, il faut investir dans le développement de la main d’œuvre locale plutôt que de compter sur les compétences des expatriés.

Pour Mark Bristow, la difficulté réside dans les mines souterraines et les pluies torrentielles qui ont inondé le complexe de Loulo et de Gounkoto. Le conférencier a souligné que la société Randgold ressources a créé plus de 4600 emplois au Mali. A l’en croire, un service environnemental est au sein du complexe de Loulo pour pouvoir canaliser l’émission des fumées, de la poussière et d’autres de nature à polluer l’environnement. Il y a eu également la visite de la mine souterraine et à ciel ouvert de Yalea ensuite l’usine de Loulo. Mohamed Cissé, ingénieur en production, a fait savoir que complexe de Loulo produit plus de 450 000 tonnes de minerais par mois. Il a signalé que la mine souterraine (tunnel ou galerie) de Yalea s’étend sur plus d’un kilomètre en longueur et 90 mètres de profondeur pour la mine de Yalea à ciel ouvert comprenant une zone sulfureuse, une zone oxydée et une zone brunâtre. A ses dires, l’usine contient dix réservoirs et traite 10 000 tonnes de minerais par jours.                                        

Aguibou Sogodogo, envoyé spécial 

 

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