Affaire SOMILO-DIALL BTP : Une entreprise malienne sacrifiée au profit des étrangers

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L’entreprise Diall BTP risque d’aller en faillite si les autorités ne réagissent pas tôt. Cette entreprise malienne dirigée par Aliou Diallo a vu son matériel -acheté avec la société BCM- confisqué en plein jour par la Société minière de Loulo (Somilo-sa). Malgré des décisions judiciaires, Diallo attend toujours d’être remis dans ses droits.

Aliou Diallo, Président Directeur Général de l’entreprise Diall BTP, a été un fidèle collaborateur de la SOMILO. Il a exécuté plusieurs contrats avec ladite société. Malheureusement, tout a basculé en 2013.

Étant un admirateur fieffé du président IBK, M. Diallo a organisé une grande mobilisation lors du déplacement du candidat  IBK dans la localité de Djidian, en 2013. Au cours de cette visite du candidat à la présidence de la République, à l’époque, la population a exprimé plusieurs préoccupations dont les mauvaises actions de la SOMILO.

Mécontents de cette situation, les cadres de la SOMILO ont juré de mettre à genoux le PDG de l’entreprise Diall BTP. Dès lors, selon le PDG, un complot a été initié pour lui créer des problèmes. C’est ainsi qu’une société sous-traitante de SOMILO, qui se nomme BCM, en fin de contrat avec la société minière BCM, a décidé de vendre son matériel (ferraille) à l’entreprise Diall BTP. Le marché a été conclu entre les deux parties pour un montant de 22 millions de FCFA.

Selon le directeur de l’entreprise Diall BTP, Aliou Diallo, certains responsables de Somilo-SA, notamment son directeur général Siaka Berthé et le directeur du département de l’environnement Diakaridia Koné, sont venus à sa rencontre pour lui demander de vendre les ferrailles à un certain Diawara. Chose que le directeur de l’entreprise Diall  BTP a acceptée. Mais faute d’entente autour du prix, le marché a été annulé. C’est ainsi que le directeur général de Somilo-SA Siaka Berthé et  autres ont retiré et vendu les ferrailles au sieur Diawara au grand dam du directeur de l’entreprise Diall BTP.

Le directeur de la Somilo-SA en la personne de Siaka Berthé a saisi le poste de sécurité de la brigade territoriale de Kéniéba, le 10 juin 2013,  de la découverte d’un câble de 500 m appartenant à la société sur le site d’entreposage de l’entrepreneur Aliou Diallo.

Suite aux investigations menées par les gendarmes, Abdramane Traoré, un agent de Somilo-SA, et d’autres employés de l’entreprise Diall BTP, furent poursuivis pour vol et complicité de vol. Mais, lors du jugement n°223 en date du 19 novembre 2013, le tribunal correctionnel de Kéniéba a déclaré le prévenu Abdramane Traoré coupable des faits qui lui étaient reprochés, et les autres prévenus déclarés non coupables ont été relaxés.

Non satisfaite de ce premier procès, la Somilo-SA par l’intermédiaire de son avocat Me Issaka Kéita  a fait appel au niveau de la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Kayes. Après ces différentes procédures judiciaires de Kéniéba à Bamako, en passant par Kayes, l’affaire a été portée au niveau de la Cour suprême. Cette cour a cassé pour renvoyer l’affaire devant la cour d’appel de Kayes. Au même moment, le PDG a introduit une autre plainte pour être dédommagé par la SOMILO.

Sur les 700  millions demandés, la cour d’appel de Kayes a tranché en exigeant à la société minière de payer à l’entreprise une somme de 175 millions de FCFA. De cette date à nos jours, aucun franc n’a été payé. Concernant la cassation de la cour suprême, le jugement est prévu pour le 25 octobre 2017 à Kayes.

Depuis le début de ce feuilleton judiciaire, l’entreprise Diall BTP a perdu tous ses contrats avec la société minière, et ses factures ont été bloquées. Sérieusement secouée par ce procès interminable, l’entreprise, qui employait plus de 60 personnes, est au bord de la faillite et en passe de perdre ses employés faute de moyens. Aujourd’hui, toutes les machines de l’entreprise sont aux arrêts. Un dégât que le directeur de l’entreprise estime à environ 2 milliards de FCFA.

Au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi dernier au siège de son entreprise, le PDG a lancé un appel au président de la République, l’invitant à s’intéresser à cette affaire. Selon lui, son entreprise est aujourd’hui victime d’un complot.

Fombus

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