Mines :Réviser les contrats miniers

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Soumana Sacko dit Zou, uns des hommes politiques les plus crédibles d’Afrique, a laissé entendre, que s’il était élu Président du Mali, il commencerait par réviser les contrats miniers qui lient notre pays à certaines firmes d’exploitation de métaux précieux.

Cet homme que nous aimons et respectons tous, pour son passé de résistant et de patriote, n’a pas parlé au hasard. L’exploitation minière est devenue l’un de nos principaux problèmes dans ce pays. Invoquée pour nous garantir des lendemains meilleurs, l’exploitation des métaux précieux dans nos pays est devenue ce faux médicament qui donne le coup de grâce et vous envoie ad patres, chercher le développement dans l’au-delà. L’exploitation minière à nous, ne nous donne aucun profit durable. Les zones d’exploitation sont devenues des hauts lieux de la débauche et de la déperdition pour nos jeunes. Les jeunes hommes sont décimés par l’alcool et la promiscuité des produits chimiques, pendant que les filles s’adonnent à la prostitution. Pendant ce temps aucun malien ne peut témoigner de la couleur de l’or malien. Gardé comme une tour par des expatriés, qui ont plus de considérations pour leurs chiens que pour nous, l’or malien est exploité dans des conditions sombres et  injurieuses pour le Mali. Le produit en lui-même n’a rien changé dans nos vies. Il sert à enrichir d’autres pays qui ont le seul mérite de posséder les machines qui le retire de terre. Après, les compagnies d’exploitation laissent derrière elles, le risque de contamination, la désolation des terres, d’abondantes larmes et des populations inconsolables.

Que gagnons-nous ? Mal négociés les contrats miniers actuels, accordés avec une odeur de dessous de tables, ne signifient pas le bonheur mais plutôt la misère. Ils nous ont retiré toute fierté et nous rendent à jamais dépendants de compagnies voraces et sans scrupules. Un pays c’est la continuité et non la joie éphémère de quelques années. C’est pourquoi, plus qu’un slogan de campagne, leur révision doit être inscrite au rang de priorité nationale. Car après tout, notre sous-sol est la seule véritable chose que nous possédons. Si nous l’utilisons mal, nous serons condamnés dans un avenir plus ou moins lointain, à mendier chez les autres.

Karim FOMBA 

 

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