Le président du Conseil économique Social et Culturel Jeamille Bittar : \”L’actuelle équipe de l’Office du Niger rassure le Mali dans sa quête de souveraineté alimentaire\”

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Une forte délégation du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) dirigée par son président, Jeamille Bittar, a sillonné, du 18 au 19 juin, la zone Office du Niger, afin de s’imprégner de la réalité sur le terrain au moment où cette entreprise fait l’objet de tous les commentaires et spéculations concernant sa gestion. Après deux jours de visite de terrain, d’échange et d’écoute à tous les niveaux, la délégation du CESC a dressé un bilan satisfaisant de son séjour. "Ce que nous avons vu et entendu en matière de réformes, d’aménagement des terres, de soutien aux paysans, nous pouvons soutenir, sans  risque de  nous tromper, que l’espoir est né en zone Office du Niger. Toutes choses qui tranchent d’avec les discours tenus par certains à Bamako ou ailleurs dans les colonnes de certains journaux. En réalité, l’actuelle équipe de l’Office du Niger rassure le Mali dans sa quête de   souveraineté alimentaire" a indiqué Jeamille Bittar, le président du Conseil Economique Social et Culturel (CESC).

Initiée à la faveur du passage remarqué et fortement apprécié du PDG de l’Office du Niger, Kassoum Denon, devant le Conseil Economique, Social et Culturel (CESC), il y a un peu plus d’un mois, la visite du géant agricole par les mentors de cette institution est une première du genre. Elle intervient après un ballet diplomatique dans la zone qui en dit long sur la dynamique insufflée à l’entreprise depuis décembre 2009, date à laquelle Kassoum Denon a pris les commandes de l’entreprise qui se trouvait au creux  de la vague. Ainsi, après deux jours de visite de terrain assez chargés, le président du CESC, Jeamille Bittar, s’est dit impressionné par le rythme des travaux engagés dans le delta.  Durant deux jours, la délégation du CESC a, tour à tour, visité le pont-barrage de Markala, considéré comme la porte d’entrée de l’Office du Niger, des champs de faucardage et de nettoyage des canaux d’irrigation par le GIE de Kouian Golobala dans le cadre des travaux HIMO réalisés par les jeunes sur financement de l’Office, les travaux de nettoyage du canal principal par l’entreprise Danaya de Seydou Djiré, ainsi que l’air d’élevage de charançon pour la lutte biologique contre la Salvinia Molesta, une plante aquatique nuisible. Aussi, la délégation du CESC a pu visiter les périmètres de N’Débougou III, un projet financé par la Coopération allemande qui concerne non seulement l’aménagement des terres, mais également la construction d’écoles, de centres de santé, de puits à grand diamètre, les travaux de dragage du canal adducteur et du système de répartition des eaux, la mini rizerie de la coopérative du village de Kokry Bozo, les périmètres de Ké-Macina financés par le Fonds koweitien, la BAD et l’Etat malien à coups de milliards de FCFA. Enfin, les travaux de Malibya ont été la dernière étape visitée par le président Bittar et sa délégation.

A l’issue de cette visite, un constat s’impose : la satisfaction et cela de part et d’autre. La première est celle de la direction de l’Office du Niger qui a pu se rendre compte que les travaux de nettoyage des canaux d’irrigation se font bien et par les jeunes ruraux et par l’entreprise Danaya. Mieux, les travaux de réhabilitation entre le Point A et le Fala se poursuivent normalement.

Les engagements du CESC

La deuxième satisfaction est celle des membres du CESC qui ont apprécié, à leur juste valeur, les efforts déployés par les producteurs dans le cadre des initiatives privées telles que la mini-rizerie de Kokry Bozo, une œuvre de la coopérative Gandakoye. A ce niveau, les problèmes ont pour nom : l’accès au crédit agricole et la commercialisation des produits, surtout du riz. Ainsi, le président du CESC, Jeamille Bittar, a pris l’engagement de venir en aide aux producteurs dans le cadre de la commercialisation. Il s’agit pour Bittar de créer un cadre de collaboration basé sur le principe du gagnant-gagnant  entre les producteurs et le monde des opérateurs économiques. Aussi, le CESC est décidé à venir en aide à l’entreprise Danaya de Seydou Djiré qui œuvre avec de grands moyens techniques pour le nettoyage des canaux d’irrigation. "Le Code des investissements accorde des facilités que nous pouvons appliquer à l’entreprise Danaya" a indiqué Jeamille Bittar. Qui se constitue désormais avocat défenseur de l’Office du Niger surtout quand il soutient que le plaidoyer du CESC ne fera pas défaut en faveur de l’Office du Niger pour l’atteinte de ses objectifs qui se résument à la réduction de la pauvreté par la sécurité alimentaire. 

Face aux travaux des périmètres de N’Débougou III financés par la Coopération allemande qui embrassent non seulement l’aménagement des terres, mais également la construction des écoles, des centres de santé et des puits à grand diamètre, face aussi aux immenses travaux d’aménagement de Malibya avec la construction de canaux et de routes bitumées, le président Bittar a indiqué qu’ "avec l’Office du Niger, le Mali est sûr de gagner "la guerre alimentaire" qui sera, sans doute, celle de demain selon le président de la République, Amadou Toumani Touré. Face à ce défi, le président du Conseil Economique, Social et Culturel a indiqué que "l’actuelle équipe de l’Office du Niger rassure le Mali dans sa quête de la souveraineté alimentaire. Nous avons vu une équipe compétente, brillante, à l’écoute des paysans et surtout (ce qui fait que la redevance eau qui était source de conflit entre la direction de l’ON et les paysans est aujourd’hui payée à plus de 90% ndlr)  déterminée à dégager une synergie d’action avec tous les acteurs pour la réussite de la mission confiée à elle par les plus hautes autorités du pays. Toutes choses qui tranchent avec les rumeurs de Bamako relatives à la spéculation foncière et  relayées par une certaines presse. J’ai été agréablement surpris de voir que la réalité est toute autre sur le terrain". Ainsi, le président Bittar a invité la direction de l’Office du Niger à redoubler d’efforts afin d’intensifier le rythme des travaux. "Le champs est très vaste, sinon il y a vraiment eu des efforts appréciables dans le cadre de l’entretien et de l’aménagement des périmètres, des canaux d’irrigation ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie des paysans. L’espoir est vraiment né dans la zone Office du Niger avec l’actuelle équipe appuyée par le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de cette zone".

Pour un Office du Niger de nos rêves, le président Bittar a indiqué qu’ "il y a de la place pour tout le monde qu’il s’agisse de l’exploitation familiale ou industrielle. Je suis heureux de remarquer que l’Office du Niger concilie un développement équitable entre les exploitations familiales et les entreprises agro-industrielles. Si nous dégageons une synergie d’action afin de mobiliser des fonds pour l’Office du Niger, notre pays le Mali peut se tailler une place dans le concert des pays émergents". Pour cela, le CESC invite l’Office à ouvrir davantage ses zones à tous, surtout aux Maliens de l’extérieur pour plus de lisibilité et de visibilité, soutenir la nouvelle politique de formation continue des conseillers agricoles pour le plus grand  bonheur des paysans, (c’est justement ce que fait l’actuelle équipe avec le recrutement et la dotation des jeunes en moyens adéquats afin de servir de conseillers agricoles) aller vers l’industrialisation tout en préservant l’environnement.   

De notre envoyé spécial à Ségou Alassane DIARRA

 

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