L’Office du Niger à l’heure du développement intégré

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C’est aujourd’hui 5 janvier 2012 que l’Office du Niger a 80 ans. L’histoire du géant de la riziculture nous enseigne que c’est un certain Émile Bélime, ingénieur des travaux de son état qui créa l’Office du Niger le 5 janvier 1932.

Émile Bélime effectuait  entre décembre 1919 et août 1920 la reconnaissance du fleuve Niger, entre Bamako et le lac Débo. Spécialiste des méthodes d’irrigation britanniques qu’il a étudiée  de près en Inde, il démontre dans son rapport que toutes les conditions sont réunies pour faire du Soudan français l’un des plus grands périmètres cotoniers du monde grâce aux méthodes de culture intensive irriguée. Il dresse un programme d’aménagement comprenant trois systèmes d’irrigation et nécessitant la réalisation de deux barrages (à Sotuba, près de Bamako et à Sansanding), de plusieurs canaux d’irrigation et de drainage, ainsi que l’assèchement du lac Faguibine. La première tranche de ce projet nécessite à elle seule huit ans d’études et de travaux, pour un coût total évalué à 262 millions de francs. Mais Bélime affirme que cette première étape permettra de récolter 100 000 t de coton et une importante quantité de fruits oléagineux. C’est ainsi que l’Office du Niger va évoluer entre les mains du colonisateur avec son corolaire d’exploitation non seulement des ressources naturelles, mais également humaine. Après l’indépendance du Mali en 1960, l’Office du Niger sera la première entreprise nationalisée en 1961. Il couvre 63% des besoins nationaux en riz et 23% en sucre grâce à SUKALA, une usine de production de sucre détenue par les Chinois. Aujourd’hui l’espace emblavé oscille autour de 98 531 ha. Ces réalisations bien qu’insuffisantes ont été rendues possibles grâce aux efforts du gouvernement, des partenaires techniques et financiers (PTF), ainsi qu’à des initiatives privées nationales. De sa date de création, le 5 janvier 1932, ce sont 14 chefs qui sont succédés à la tête de l’Office du Niger (voir la liste en page 10). Avec les nouvelles autorités, l’Office du Niger a pris incontestablement son envol avec des dizaines de milliards de FCFA investis dans la production.

A l’heure actuelle, s’il y a un problème à l’Office du Niger, c’est bien la gestion de ses ressources humaines. Ses cadres se trouvent dans un cycle fermé. Ils tournent en rond dans la boîte. Du haut de l’échelle, l’on peut se retrouver en bas par une simple décision du Président Directeur Général. Ce qui fait qu’il y’a toujours une guerre larvée de positionnement avec à la clé des coups-bas pour tenter d’affaiblir l’autre, occuper sa place et s’adjuger les privilèges dont il bénéficie. Vivement un plan de carrière digne de ce nom pour les cadres de l’Office du Niger.   

Joyeux anniversaire.   

 Alassane DIARRA

 

L’Office du Niger à l’heure du développement intégré

Convaincu que l’agriculture peut et doit devenir le véritable moteur du développement économique et social du Mali, le président de la République, Amadou Toumani Touré, a décidé de créer un ministère délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone Office du Niger. Une zone qui regorge d’énormes potentialités qui, une fois valorisées, peuvent assurer l’autosuffisance alimentaire tout en contribuant à la réduction de la pauvreté à travers un développement intégré.

Créé le 5 janvier 1932, l’Office du Niger est le plus vaste et le plus ambitieux projet d’aménagement hydroagricole de l’Afrique de l’Ouest initié par l’administration coloniale française. Le projet visait au départ la satisfaction des besoins en matières premières, notamment le coton (510 000 ha) de l’industrie textile de la métropole et de la couverture des besoins alimentaires en riz (450 000 ha) des populations de l’Afrique Occidentale Française, soit environ 960 000 ha à aménager en 50 ans. Ces objectifs n’ont jamais été atteints. Ainsi, à l’indépendance du Mali, le 22 septembre 1960, les pouvoirs publics ont manifesté un intérêt particulier pour le développement agricole de la zone. Cependant, force est de reconnaitre que de 1960 à 2002, les politiques, stratégies et programmes mis en œuvre pour les besoins de la cause ont abouti à des résultats mitigés, en deçà des espérances.

Même avec de multiples mutations et réformes dont l’une des plus importantes est celle de 1994 qui a permis de recentrer les missions, les objectifs visés aussi bien que les résultats attendus n’ont pas connu de réalisation à hauteur de souhait.

Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir du général Amadou Toumani Touré pour voir se dégager une synergie d’action autour de l’Office du Niger afin que celui-ci puisse mieux faire face aux défis et les relever.

 

ATT, champion en aménagements  hydroagricoles

La volonté affichée du président ATT d’imprimer un nouvel élan à la zone Office du Niger  s’est manifestée avec l’adoption d’un certain nombre de textes réglementaires et législatifs visant à accroitre les aménagements hydroagricoles tout en autorisant les investissements de grands privés tels que Malibya et le Millenium Challenge Account (MCA) avec le projet d’Alatona.

C’est ainsi que  ATT est devenu le président qui a fait le plus d’aménagements hydroagricoles en République du Mali de l’indépendance à nos jours. Cette volonté du président ATT s’est également manifestée par la subvention de la production à coup de milliards de nos francs.

Ceci a permis aux producteurs de bénéficier des semences, des engrais et du matériel agricole à un prix raisonnable pour faire de la culture. La création d’un ministère délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone Office du Niger est le couronnement de la volonté du président ATT de faire de l’agriculture un pôle de développement économique et social.

 

Les superficies aménagées de 1934 à nos jours

De 1934 à 1960 : 43 247 ha. De 1960 à 2002 : 26 560 ha. De 2002 à nos jours : 24 861 ha. NB : espace emblavé à nos jours 98 531 ha.     

Pour cette année plus de 725 000 tonnes de paddy attendues contre une prévision de 662 399 tonnes

cause du déficit des pluies enregistrées en 2011, l’année 2012 s’annonce sous de mauvais auspices annonciateurs de pénurie alimentaire en général. S’intégrant dans le dispositif national initié par les plus hautes autorités du pays pour pallier la disette, l’Office du Niger, plus que jamais, se rappelle du rôle qui est le sien et de l’espoir que le peuple malien place en lui.

 C’est pourquoi, à lui seul, il compte produire pour cette campagne plus de 725 000 tonnes de paddy contre une prévision initiale de 662 399 tonnes. C’est ce qui ressort du discours du PDG de cette entreprise à la faveur de la 29ème session ordinaire de son Conseil d’administration tenue en décembre dernier à la direction générale de la structure après une visite de terrain des administrateurs.

 

2012, l’année des travaux d’Hercule à l’Office du Niger

Dans son discours d’ouverture des travaux de cette 29ème session ordinaire de son Conseil d’administration, le PDG de l’Office du Niger a dévoilé le budget de la nouvelle année 2012 qui se veut volontiers à la hauteur des défis à relever.

Ce budget, selon Amadou Boye Coulibaly, s’équilibre en ressources et en emplois à 28,7 milliards de FCFA dont 10 milliards pour l’exploitation et 18,7 milliards pour l’investissement. Il a également indiqué que les aménagements hydroagricoles représentent à eux seuls 91% de ce montant, soit 17 milliards de FCFA. 

Ainsi, l’année 2012 verra la poursuite des travaux du PAMOCP pour 2 500 ha, le démarrage des travaux du KIE (848 ha), de Siengo extension (1 722 ha), du PAPAM (2 200 ha), de Molodo Nord (1 500 ha) et du PAON (2 885 ha). S’y ajoute les travaux d’aménagement du périmètre de Touraba (2 174 ha) dans le cadre de l’UEMOA, soit un total de 13 829 ha.

                               AD

 

Gestion du foncier :

«Il n y a pas d’accaparement de terres à l’Office du Niger» déclarent ses hauts responsables

Le vocable «accaparement des terres» est devenu, aujourd’hui, une expression à la mode. Il est n’est pas une réalité à l’Office du Niger, contrairement aux allégations de certains

Invité de l’émission : "Si vous me disiez toute la vérité" de TV5 Monde, courant 2011, l’ancien ministre de la Culture du Mali, Aminata Dramane Traoré et non moins altermondialiste bon teint, présidente du Forum l’autre Mali, n’a cessé d’utiliser cette expression, soutenant que les paysans sont expropriés injustement des champs qu’ils exploitent depuis plusieurs années. De nos jours, on entend la même chanson à propos de l’Office du Niger. En réalité, l’on abuse, volontiers, du vocable «accaparement des terres» sous le prétexte fallacieux de défendre les intérêts des paysans. Certains hommes politiques en quête d’une base électorale y ont recours également.

La vérité est qu’il n’y a jamais eu d’accaparement de terres à l’Office du Niger. Combien de fois le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone Office du Niger, éminent administrateur et brillant orateur, Abou Sow a toujours battu en brèche cette thèse avec des arguments clairs et solides.

A l’Office du Niger, il n’y a jamais eu d’accaparement, encore moins une quelconque cession des terres. Celles-ci appartiennent à l’Etat qui a confié leur gestion à l’Office, lequel les attribue à des particuliers pour exploitation à travers des baux et autres permis d’exploitation. Ils peuvent être des nationaux ou des internationaux. Leur intervention procède d’une volonté du gouvernement d’accroitre de façon significative le rythme des aménagements hydroagricoles pour pouvoir lutter efficacement contre la pauvreté. Car l’Etat, à lui seul, ne peut pas faire face à cette politique. Cependant, il ne laisse pas le sort des petites exploitations, communément appelées l’exploitation familiale, entre les mains des grands investisseurs privés. Non seulement l’Etat fait de son mieux pour sécuriser ces exploitations familiales à travers des aménagements clés- en-main, mais il oblige aussi ces grands investisseurs privés à accorder d’énormes avantages aux paysans affectés par les projets d’aménagements.

Les paysans de l’ON sont des élus de Dieu

A l’Office du Niger, le paysan est vraiment un privilégié. Il a presque tout sur un plateau d’argent. Une fois que sa demande d’exploitation des périmètres est acceptée par la direction de l’Office du Niger, il est installé sur une superficie aménagée à coût de plusieurs millions de nos francs. Il bénéficie de la subvention et du crédit agricole pour les engrais, les semences et autres équipements.

Il ne paye que  la redevance eau dont le coût sert à peine à entretenir les réseaux d’irrigation. Mieux, quand son champ est touché par des projets de grande envergure ou d’utilité publique comme ceux de Malibya, de Alatona ou encore du Moulin Moderne du Mali, etc…, il est dédommagé. En détail, il est réinstallé sur un autre champ bien aménagé où il produit plus qu’auparavant. De son hameau traditionnel, il déménage dans une cité moderne entièrement viabilisée avec des équipements collectifs (source d’eau potable, centre de santé, école, marché, route ou pont).

Mieux, avec le projet de Alatona, on propose même de faire des paysans des propriétaires fonciers avec des titres. Ils seront formés aux droits fonciers, notamment la compréhension de la propriété foncière privée, les droits et les responsabilités et autres avantages liés à la propriété foncière. A terme, le médiateur foncier et une autorité foncière seront même institués pour permettre une meilleure gestion de revenus fonciers.

Ces titres sont destinés aux nationaux. Pour rien au monde, ils ne peuvent les revendre à un étranger. Disposition prise par la Loi d’Orientation Agricole. Partout, les paysans adhérent à cette politique qui les tire de la misère sauf quelques récalcitrants qui sont, en réalité, manipulés  par les altermondialistes et des hommes politiques. Sinon, comment comprendre qu’un pauvre syndicat de paysans maliens puisse inviter de grands groupes de presse américains ou britanniques à son assemblée générale dans les confins des périmètres ?

 

L’ON victime des mercenaires de la plume

Non contents de n’avoir plus du pain à la bouche, certains agents de l’Office du Niger passent par des moyens peu orthodoxes pour dénoncer la gestion de l’Office du Niger.

La pratique a toujours existé à l’Office du Niger, à travers certains cadres tapis dans l’ombre, qui se servent de la signature et des colonnes de certains de nos confrères pour tenter de régler leurs comptes, quand leurs intérêts personnels et sordides sont menacés.

Les archives de certains journaux sont encore là pour témoigner de la pertinence de notre thèse. .Aujourd’hui, s’il y a un problème à l’Office du Niger, c’est bien la gestion de ses ressources humaines. Ses cadres se trouvent dans un cycle fermé. Ils tournent en rond dans la boîte.  Du haut de l’échelle, l’on peut se retrouver en bas par une simple décision du Président Directeur Général. Ce qui fait qu’il y a toujours une guerre larvée de positionnement avec à la clé des coups-bas pour tenter d’affaiblir l’autre, occuper sa place et s’adjuger les privilèges dont il bénéficie.

Vivement un plan de carrière pour les cadres de l’Office du Niger

A moins d’être animé de mauvaise foi, tout le monde sait aujourd’hui que l’Office du Niger a le vent en poupe avec ses réformes de création de directions spécialisées relatives à l’aménagement, au foncier et au cadastre, à la gestion de l’eau et à la maintenance des réseaux, ainsi qu’à l’appui au monde rural, la planification et la statistique. L’objectif de cette réforme est de donner une lisibilité et une visibilité aux activités de l’Office du Niger.

Aujourd’hui, la nouvelle politique est en train de porter ses fruits avec la mobilisation des fonds – plus de 50 milliards FCFA pour les projets, à travers l’adhésion des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à la cause de l’Office du Niger si chère au président de la République, Amadou Toumani Touré.

L’intox et la désinformation sont donc malvenues : il n’y a ni accaparement de terres, ni passation de marchés illégaux à l’Office du Niger qui se porte aujourd’hui relativement bien.

La confiance des PTF

Fini le temps de la crise financière aigue obligeant la direction de l’Office du Niger à s’endetter auprès de la BIM-SA afin de payer son personnel, fini le temps des fraudes et de la mauvaise gestion telles que mentionnées dans le rapport 2007 du  Bureau du Vérificateur Général qui avait relevé une perte d’environ 1,5 milliard de FCFA à l’Office du Niger liée à la fraude et  la mauvaise gestion. Parmi les dysfonctionnements relevés par le BVG figurent une confusion de responsabilités et des sorties d’argent non répertoriées. En outre, au titre des manques à gagner, le Vérificateur Général a constaté un trou de plus de 25 millions de FCFA de loyers non recouvrés.

En plus de ces malversations, il y a l’histoire des badges qui est devenue comme celle du mandat de l’écrivain sénégalais Sembène Ousmane, c’est-à-dire quelque chose dont tout le monde parle, mais que personne ne voit. En fait, dans les documents, il ressort bien que l’Office du Niger a commandé et réceptionné des badges pour son personnel d’une valeur de plusieurs millions de FCFA, alors qu’en réalité, les fameux badges n’ont jamais existé à fortiori livrés. C’est à cause de toutes ces pratiques frauduleuses et éhontées que l’Office du Niger était à l’article de la mort. La redevance eau ne se payait pas comme il se devait d’où le cri de détresse de l’ancien PDG, Seydou Idrissa Traoré, en ces termes devenus désormais tristement célèbres "Si tu ne payes pas la redevance eau, tu seras chassé". Pire, le gouvernement même avait fermé le robinet du compte Etat alloué à l’Office du Niger.

L’Union européenne, aussi bien que d’autres bailleurs de fonds nationaux et internationaux étaient, réticents à investir dans cette zone du fait du manque de confiance. Il a fallu attendre l’arrivée de Kassoum Denon et de son adjoint Amadou Boye Coulibaly, un homme de sérail, pour voir se dégager une synergie d’action autour de l’Office du Niger grâce à des réformes institutionnelles à travers la création des directions spécialisées afin de donner plus de visibilité et de lisibilité à l’entreprise, une gestion rigoureuse et l’instauration du principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Des engagements qui ont aujourd’hui permis le retour de l’Union européenne pour financer, à hauteur de 20 milliards de FCFA l’aménagement de 2500 ha qui seront confiés aux exploitants locaux. Mieux, pour la première fois dans l’histoire de l’Office du Niger, l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique est intervenue directement pour financer les travaux maraichers des femmes de Koutiala Coura, dans la zone de Ké-Macina, à plus de deux millions de FCFA.

A ceux-ci s’ajoutent  les interventions allemandes à N’Débougou. Dans cette zone, la coopération allemande finance actuellement deux projets pour plus de dix milliards de Fcfa. Le premier dénommé KIE est un projet de valorisation du potentiel agricole. Il couvre une vingtaine de hameaux et villages de la zone de N’Débougou. Plus de 1 170 familles sont concernées pour une population de 9 360 habitants.

Le projet a réhabilité le drain du Kala inférieur est sur 45 km. D’où son nom de Projet "KIE". Il a aussi aménagé le marigot de Dina. Cet investissement a coûté près de 3 milliards de Fcfa. L’aménagement de 900 ha dans le casier de N’Dilla s’inscrit également dans le cadre du projet "KIE". Il est destiné à améliorer les conditions de vie des habitants de la zone  et son coût est estimé à 3,2 milliards Fcfa. Le second projet est "le Projet Siengo". Il concerne l’aménagement de 1 720 ha. Le coût de cet aménagement se chiffre à 3,9 milliards Fcfa.

En plus de l’Allemagne, l’Agence Française de Développement (AFD) vient de passer à la vitesse supérieure dans le cadre de son appui au développement de l’agriculture en zone Office du Niger par la signature d’une convention portant sur 10 milliards de nos francs pour le financement du  Projet d’Appui au Développement de la zone Office du Niger (PADON II). Moins de trois mois après cette signature de convention, le nouvel Ambassadeur de France au Mali, Christian Rouyer a effectué, du 1er au 2 juin 2010, une visite de terrain afin de constater de visu ce que l’Office du Niger est en train de faire avec l’aide en question. Son constat a été on ne plus clair : "La coopération entre l’AFD et l’Office du Niger est aujourd’hui dans l’air du temps" a-t-il déclaré sur le terrain avec beaucoup de satisfaction. 

Ce même sentiment a été partagé, il y a une année, par l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Sanné Mohamed Topan qui a déclaré ceci : "Ce que j’ai vu à l’Office du Niger et à l’Office Riz Ségou m’incite à l’optimisme quant à l’avenir du Mali" C’était à l’occasion  des assemblées générales préparatoires de la campagne agricole 2010-2011 à Ségou, dans les zones Office du Niger et Office Riz Ségou.                                   

                                    Alassane DIARRA

 

 

Réhabilitation des canaux dirigation

Et le MCA sauva l’Office du Niger

Le réseau hydraulique primaire qui constitue le poumon de l’Office du Niger, a été réhabilité grâce au MCA-Mali à hauteur de 25 milliards de FCFA.

Les travaux à exécuter pour la réhabilitation du réseau hydraulique primaire concernent deux canaux. Ils  ont été exécutés par l’entreprise chinoise Synohydro pour un montant de plus de 25 milliards de FCFA. Il s’agit du canal adducteur et du canal du sahel. Pour le premier, les travaux s’articulent autour de quatre points essentiels. Il s’agit premièrement de l’augmentation du débit de 180 m3 à 286 m3, par déblai du merlon central sur une longueur d’environ 10 km, avec un volume de déblai de 2,57 millions de m3 environ. Deuxièmement, la protection contre l’érosion en tête du canal  adducteur. Troisièmement, la localisation des dégradations sur les talus du Canal Adducteur, et y apporter des traitements adéquats. Et nfin quatrièmement, la construction d’un bassin de dissipation d’environ 600 m2 en aval du point A sur les canaux de Macina et du Sahel.

S’agissant du canal du Sahel, les travaux vont s’articuler autour de sept points. Premièrement, l’augmentation de la capacité du canal du sahel  de 100 m3 à 190 m3 sur une longueur de 24 km par surcreusement et élargissement du canal approximativement pour 3,05 millions de m3, et ce matériau de déblai sera utilisé pour la construction de la voie d’accès rive droite du canal.

Deuxièmement, la protection contre l’érosion en tête du canal  adducteur. Troisièmement, la localisation des dégradations sur les talus sur le bief 1 du Fala du Molodo entre l’aval de l’ouvrage A et l’amont de l’ouvrage B, et apporter des traitements adéquats avec environ 500 000 m3 de matériau. Quatrièmement, l’enlèvement du seuil (obstruction) par déblai au niveau du bief 2 du Fala, a environ 2 km en aval du point B. Cinquièmement, le rehaussement des berges des 2 cotés du Fala  bief 2 entre les points B et C par un apport de 160 000 m3 de terre, excluant 950 m de berges au nord du régulateur du canal d’Alatona. Sixièmement, l’installation de structure de mesure de débit sur les canaux existants de Molodo et Gruber. Enfin septièmement, la construction d’une nouvelle structure de déversoir de sécurité et de protection contre l’érosion sur le canal aval au point C à environ 300 m du canal adducteur d’Alatona. Sur ce dernier canal, des travaux seront également effectués et concerneront quatre points. Le premier concerne la démolition de la structure existante et la construction d’un nouveau pont avec une largeur suffisante pour la route de Niono-Goma coura. Le deuxième, c’est le surcreusement  du canal adducteur existant d’Alatona  et son prolongement  sur 1000 m pour joindre la prise du projet d’irrigation d’Alatona. Le troisième, la construction des berges externes du canal adducteur d’Alatona en utilisant les matériaux  sélectionnés. Enfin, le quatrième, l’installation de structure rétention de débris et un écran de protection  des débris à l’entrée du canal adducteur d’Alatona.

Les travaux HIMO ou l’emploi rural

Lancé il y a quelques mois, à Niono, les travaux à haute intensité de main d’œuvre ont trait à l’enlèvement des plantes aquatiques nuisibles par les jeunes sur un quantitatif de 20 929 656 M2 reparti en 221 lots sur l’ensemble du réseau de l’Office du Niger. Pour ces travaux 7 630 jeunes ruraux ont été engagés et le coût est estimé à 411 709 510 FCFA pour une durée moyenne de 25 jours par lot. Le projet est financé, pour le moment, par une partie de la redevance eau.                       

Alassane DIARRA

 

De la diversification des céréales

Un nouveau territoire de la pomme de terre

L’opération pomme de terre est une initiative de l’actuel PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly. Ce programme spécial est une des filières de diversification des cultures complémentaires à la principale culture, celle du riz. Elle va favoriser l’amélioration du revenu des producteurs et la création d’emplois tant en milieu rural qu’urbain. Cette culture de diversification est une réponse à la sécurité alimentaire nationale et aux exigences du changement climatique et de la gestion rationnelle de l’eau. Le programme porte sur 300 ha pour les six zones de l’ON et concerne 1200 productrices et producteurs issus de 120 villages qui engagent 15 000 personnes regroupées dans une fédération des coopératives de producteurs de pomme de terre à l’ON pour la professionnalisation de la filière. La campagne actuelle ambitionne de produire 10500 tonnes dans  quatre à six mois. Elle va mobiliser 135 millions de Fcfa pour la main d’œuvre pour un chiffre d’affaire de 1 837 500 000 Fcfa et un bénéfice net estimé à 1 235 490 000 Fcfa. Le programme entend en perspective produire de la semence de PDTG à court terme, et étendre la culture de septembre à mars soit produire deux fois par an.

Il prévoit l’installation de cases de conservation au niveau individuel et de chambres froides au niveaux communautaire et  privé. Il préconise la mise en place d’unités de transformation et d’un système efficace de contrôle de certification des semences. Tout concourt à une meilleure organisation de la filière et à une couverture des besoins nationaux et d’exportation, a expliqué le PDG de l’ON, Mamadou Boye Coulibaly. Le représentant de la société Yara S.a., et ex-PDG de l’ON, Moussa Diabaté, a assuré qu’un fonds de 180 millions de Fcfa est déjà dégagé pour l’achat de pommes de terre de  bonne qualité. Le ministre délégué a souligné la prépondérance de l’Office du Niger dans la composante agricole du PDES. L’ON, selon Abou Sow, figure un Mali en miniature dans sa diversité ethnique et culturelle où l’Etat et ses partenaires ont investi ces dernières années 225 milliards Fcfa, sinon plus, pour réussir la stratégie de la souveraineté alimentaire et faire de notre pays le grenier de l’Afrique.

Les 14 chefs qui ont dirigé l’Office du Niger de 1932 à nos jours

1- Emile Bélime du 5 janvier 1932 au 15 mai 1943

2- Samba Lamine Traoré du 12 Août 1961 au 19 novembre 1963

3- Issa Ongoiba du 25 novembre 1968 au 8 avril 1980

4- Mamadou Fofana du 2 Août 1980 au 10 septembre 1984

5- Moussa Diabaté du 10 septembre 1984 au 25 octobre 1985

6- Ahmed El Madani Diallo du 30 janvier 1987 au 12 mai 1987

7- Moussa Léo Sidibé du 10 septembre 1987 au 11 septembre 1991

8- Tibou Fayinké du 11 septembre 1991 au 14 janvier 1993

9- Fernand Traoré du 26 mai 1993 au 12 février 1997

10- Nancona Kéïta du 12 février 1997 au 2 septembre 2000

11- Issoufou Kéïta du 7 février 2000 au 8 août 2006

12- Seydou Idrissa Traoré du 8 août 2006 au 21 décembre 2009

13- Kassoum Denon du 21 décembre 2009 au 6 juillet 2011

14- Amadou Boye Coulibaly depuis le 6 juillet 2011.

 

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