Le premier ministre à Ségou : « L’Office du Niger et l’Office Riz sont au cœur des préoccupations gouvernementales »

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Le premier ministre à  Ségou :Le Premier ministre Moussa MARA a séjourné du 4 au 7 septembre dernier dans la Cité des « Balazans ». Objectifs, faire l’état des lieux de la campagne agricole et échanger avec les acteurs de cette importante zone de production agricole de notre pays. Pour l’occasion, il était accompagné du ministre du Développement rural, Dr. Bocary Treta et celui de la Justice, Mohamed Aly Bathily, ainsi que de quelques élus dont l’honorable Yacouba Traoré et plusieurs hautes personnalités.

 

Le projet ‘’Dounkafa’’ d’IBK en marche. Le chef du Gouvernement et sa délégation ont sillonné les zones de Markala, Samanadougou, Macina, Kolongo, Kokry «B», M’bewani, Koulamba-wèrè, Niono, Ndébougou, Tien-konou, Doukounicoro, Diorotintin et Dioro.

 

Les temps forts de cette tournée dans la quatrième région a été les visites de courtoisies chez les notabilités; les visites de terrain; les réunions de synthèse avec les cadres locaux, les délégués des paysans et l’encadrement technique; sans oublier surtout l’inauguration du Pôle de centralisation des produits de maraîchage à Koulamba-wèrè.

 

   Les étapes de la visite

Le Vendredi 5 septembre, tôt le matin, le chef du Gouvernement a d’abord rendu visite aux notabilités de la cité des « balanzans » qui ont accueilli favorablement cette marque de considération en faisant des bénédictions pour l’ensemble du pays. En effet, lors de sa rencontre avec les notabilités (coutumières et religieuses) de Ségou, le Premier ministre, Moussa MARA, les a invitées à bénir notre pays et à prier pour un dénouement heureux et définitif de la crise du nord dont les négociations se poursuivent à Alger depuis quelques jours. Les leaders religieux ont formulé des bénédictions et invoqué Allah, Le Tout Puissant, pour un retour rapide de la paix et pour l’unité nationale. Le Premier ministre Moussa MARA, a également été félicité et encouragé, à son tour, par ses hôtes, pour son intégrité, son sens élevé de la patrie et sa détermination à répondre aux grandes aspirations du peuple malien, sous la houlette du Président IBK.

 

La délégation du Premier Ministre a ensuite eu droit à un exposé sur le fonctionnement de l’  Office du Niger, dans la salle de conférence du Gouvernorat, présenté par son PDG, M. Ilas GORO, en présence des ministres Dr.Bocary Treta du Développement rural et Mohamed Aly Bathily de la Justice. Périmètres de cultures irriguées aménagés sur le delta intérieur du fleuve Niger, l’Office du Niger est situé à environ 250 km, en aval de Bamako. Initié par les autorités françaises dans les années 1920, le projet destiné, à l’origine à satisfaire les besoins d’approvisionnement en coton des industries textiles françaises, a connu de nombreux revers. Repris en main par les autorités maliennes à l’indépendance du pays en 1960, l’Office du Niger est réformé et la culture du coton y est abandonnée au profit du riz. Avec ses 100 000 ha de terres irriguées, l’Office du Niger compte aujourd’hui parmi les plus grands aménagements hydro-agricoles du continent africain et contribue fortement à la sécurité alimentaire du Malin avec une production annuelle d’environ 500 000 tonnes de riz.

 

Markala, l’accueil populaire

Après l’exposé, la délégation s’est rendue à Markala où elle a reçu un accueil chaleureux et très coloré. Après un tour d’honneur pour saluer la foule des grands jours, venue l’accueillir, le Premier ministre, Moussa MARA, a écouté avec grand intérêt une présentation de l’histoire et de la structure du barrage de Markala, principal ouvrage d’irrigation des zones de production de l’Office du Niger. Peu après, la délégation du chef du Gouvernement a visité des ouvrages régulateurs du ‘Point A’. Ensuite, cap sur Sanamadougou, dans les périmètres de la Société des Moulins Modernes du Mali (M3-sa) de l’opérateur économique, Modibo Keita. Après la visite du champ de maïs et des réalisations de ce dernier, la délégation a pris le chemin de Ké-Macina, à la rencontre des producteurs agricoles et des notabilités, autour de leurs réelles préoccupations.

 

La délégation a ensuite visité un projet de fertilisation des sols au phosphate naturel, à Kokry B, puis une parcelle en système de riziculture intensive. A Kolongo, la délégation a visité le projet Malibya et une cage piscicole flottante. Cette technique maîtrisée d’élevage des poissons dans des cages flottantes posées dans les différents canaux,  avec une production moyenne de plus de 4 tonnes de poissons vivants chaque trimestre et par cage, fait la fierté des maliens et constitue un apport protéinique essentiel dans leur alimentation. Sans perdre de vue que ces activités piscicoles sont un véritable outil de développement local.

 

Niono; après la crise, l’espoir

Le samedi 6 septembre, c’est le cercle de Niono qui a reçu  le chef du gouvernement, avec les étapes de l’usine N-Sukala,  la zone de production de Mbewani, la société coopérative des forgerons de l’Office du Niger (Socafon) et le système de régulation du Fala. Après la visite des plantations modernes de canne à sucre, la délégation a eu droit à une visite guidée de l’usine N-Sukala dont la production annuelle est estimée à 105.000 tonnes de sucre, soit 600 tonnes par jour. Cette unité de production ultramoderne a émerveillé plus d’un.

 

Après M’Bewani, le Premier Ministre a inauguré le  pôle de centralisation des produits  de maraîchage à Koulamba wèrè, à l’entrée de la ville de Niono, une réalisation du PCDA, avec l’appui de la Banque Mondiale. Cette unité s’occupe essentiellement du séchage des produits maraîchers, comme les échalotes et la pomme de terre.

 

A Niono ville, il a visité la Société coopérative des Forgerons de l’Office du Niger (SOCAFON). Ici le PM et sa délégation ont contemplé les réalisations de nos braves fabricants d’équipements agricoles artisanaux.

 

Au « Point B », dans le périmètre de Molodo, il a visité le Système de Régulation du Fala, au niveau du pont mobile du ‘Point B’. Cette première étape de deux jours a été couronnée par une grande réunion de synthèse avec les cadres et les responsables des organisations paysannes de l’Office du Niger. C’était dans les locaux de l’Office, à N’Débougou, sous la houlette du Premier ministre, Moussa Mara. Une occasion pour le délégué général des riziculteurs de l’office, Abdoulaye Daou, de brosser les difficultés que vivent les paysans de la zone. Ces difficultés ont pour nom: la pression foncière, l’insuffisance d’équipements agricoles, les contraintes liées à la commercialisation, la revalorisation de la subvention de l’Etat sur le produit fini, la fourniture des cages flottantes pour développer la pisciculture, l’intensification de l’élevage dans la zone, l’appui à l’entretien des canaux d’irrigation, la prévention de la menace acridienne, l’électrification de certains villages; entre autres. Le Premier ministre, au nom du Président de la République qui a déjà démontré son attachement au monde rural sur le potentiel duquel il fonde la stratégie de développement économique du Mali, a rassuré l’assistance, en direction de laquelle, promesse est faite de lui apporter des solutions idoines aux préoccupations soulevées. Par rapport à la question de la valorisation de la filière pisciculture, à travers la mise à disposition des cages flottantes, Mr. Mara a réitèré l’engagement de l’Etat, sous la conduite du Président IBK, d’allouer un milliard de nos francs dans le cadre des stratégies d’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans notre pays.

 

 

Dioro: ORS sur orbite  

Le premier ministre à  Ségou :
Mamadou Camara,DG ORS

Au 4è et dernier jour de son séjour dans la région de Ségou, le Premier ministre Moussa Mara et sa délégation se sont rendus à Dioro, une localité située à 50 kms de Ségou, dans la zone Office Riz Ségou (ORS).  Pour l’occasion, il était accompagné par du directeur général de l’ORS, M. Mamadou Camara.

 

L’agriculture constitue la principale activité de la commune de Dioro. A ce titre, le riz est nettement la première spéculation de l’agglomération; viennent ensuite le mil, le sorgho, le fonio, le gombo, qui sont des cultures secondaires qui se pratiquent en hivernage. Le maraîchage, pratiqué par une grande partie de la population, a connu un essor appréciable ces dernières années grâce notamment à l’encadrement technique. La pêche constitue également une activité non négligeable, même si elle est en nette régression en termes de tonnage de poisson capturé du fait des effets combinés de la sécheresse et de la baisse du niveau du fleuve Niger. L’élevage est assez important et concerne les bovins, les ovins, les caprins, les équins et la volaille.

 

Le dimanche, le Premier ministre s’est d’abord rendu à Tienkonou, à la découverte du projet- phare d’appui au développement de Tienkonou et Tamani, le PADER-TKT. Celui-ci consiste dans l’aménagement, en maîtrise totale de l’eau, de 1 271 hectares avec un investissement de 7 milliards de FCFA. Un projet qui, à n’en pas douter, va mettre l’ORS sur orbite. En partance pour Dioro, la délégation ministérielle a été contrainte de faire une escale à Togou et à Dougounikoro, émue qu’elle fut par la surprenante liesse populaire constatée partout.

 

La délégation a également visité des parcelles rizicoles à Diorotintin, avant de se rendre à Dioro. Sur place, elle a visité les  femmes étuveuses de riz paddy et les producteurs de la zone Office Riz Ségou.

 

« Nous sommes venus, nous avons vu les réalisations et nous avons écouté les acteurs. Nous avons pris bonne note. Le ministre du Développement rural va s’employer à prendre des dispositions afin de soulager les populations. L’Office du Niger et l’Office Riz seront au cœur des préoccupations gouvernementales » a conclu le PM Mara.

A.B.D envoyé spécial

 

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