Le président de l’Apbef, Moussa Alassane Diallo à propos du financement des projets structurants : “L’Etat doit favoriser la création d’une banque d’investissement destinée à soutenir le financement du secteur productif”

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L’édition 2016 des Journées des banques et établissements financiers s’est tenue en fin de semaine dernière, notamment les 03 et 04 juin, au Parc des expositions de Bamako, sous la présidence du ministre de la Promotion des investissements et du Secteur privé, Konimba Sidibé. Djandjo à l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) dirigée par Moussa Alassane Diallo car l’événement a tenu toutes ses promesses.

L’édition 2016 des Journées des banques et établissements financiers qui vient de se tenir du 3 au 4 juin dernier a tenu toutes ses promesses, selon les organisateurs. En effet, toutes les dispositions avaient été prises pour permettre à ces journées de se dérouler dans de meilleures conditions. A cet effet, le Parc des expositions, qui accueillait cette présente édition, avait carrément changé de visage.

Au nom de son homologue de l’Economie et des finances, Dr Boubou Cissé dont il assurait l’intérim, le ministre de la Promotion des investissements et du secteur privé, Konimba Sidibé, a eu l’insigne honneur de donner le coup d’envoi de ces journées, le 3 juin dernier. Il était accompagné par son collègue Mamadou Hachim Koumaré, ministre de l’Equipement, des transports et du désenclavement. On notait aussi la présence des responsables de plusieurs banques et établissements financiers.

Comme à l’accoutumée, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) Moussa Alassane Diallo, non moins Pdg de la Bnda-sa, était là pour réserver un accueil chaleureux à toutes ces différentes personnalités. Une occasion pour lui de remercier les ministres Konimba Sidibé et Mamadou Hachim Koumaré pour avoir effectué le déplacement.

Devant tout ce parterre de personnalités, le président de l’Apbef dira que “cette manifestation annuelle de la communauté bancaire et financière du Mali connait un succès grandissant tant elle suscite l’intérêt des populations. Elle s’inscrit désormais dans les manifestations économiques majeures de notre pays”.

Après ce fut le tour du ministre de la Promotion des investissements et du secteur Privé, Konimba Sidibé, de prendre la parole. Il a saisi cette opportunité pour féliciter et remercier le président de l’Apbef et son équipe pour cette belle initiative qui rapproche les banques de la population. Il a aussi salué le rôle que les banques jouent dans le développement socio-économique du pays.

Pour lancer officiellement cette 6ème édition des Journées des banques et établissements financiers, le Ministre Konimba Sidibé a procédé à la coupure du ruban symbolique du Salon des banques. Ensuite, ce fut la visite des différents stands. Ce salon fut un véritable espace d’exposition des banques et établissements financiers, ainsi que d’autres partenaires des banques. Ce fut aussi un cadre de promotion des produits et services des banques. “Nous avons initié ce Salon pour créer un cadre de rencontres et d’échanges entre les populations et les banques et établissements financiers. Nous estimons que nos clients ont fortement besoin de cela. Il faut que les banques soient proches de la population” dira le président de l’Apbef.  Toutes les banques maliennes (14 au total) étaient toutes représentées à ce Salon pour mieux faire connaître leur produit et service. Il s’agit de la Bnda-sa, la Bdm-sa, la Bcs-sa, Coris Bank International, la Bsic, la Bank Of Africa (Boa-Mali) la Bms-sa, la Bci-sa, Orabank, la Banque Atlantique, Ecobank-Mali, la Bim-sa, la Bicim. Sans oublier le Fonds de garantie hypothécaire du Mali (Fghm) le Fonds de garantie pour le secteur privé et Gim-Uemoa.

Cette année, deux nouvelles structures étaient au rendez-vous. Il s’agit du Fonds de solidarité africain basé à Niamey, au Niger et la Société Crédit Invo Volo installée à Abidjan, en Côte d’Ivoire. De l’avis des participants, l’édition 2016 des Journées des banques et établissements financiers  a été un succès.

Sincèrement, nous sommes très satisfaits de notre participation à ces activités. Cela nous permettra de mieux connaitre nos produits et services aux clients. Pour cela, nous remercions l’Apbef pour cette initiative et nous lui demandons de poursuivre cette activité”, nous a confié l’un des responsables d’une banque.

    A.B. HAÏDARA

Le  président de l’Apbef, Moussa Alassane Diallo à propos du financement des projets structurants :

“L’Etat doit favoriser la création d’une banque d’investissement destinée à soutenir le financement du secteur productif”

Le thème de cette 6ème édition des journées des banques et établissements financiers portait sur le financement des projets structurants pour une croissance économique soutenue et durable dans les domaines de l’Agriculture, de l’Energie et des Infrastructures.

Le thème débattu le 4 juin dernier n’était pas fortuit puisqu’il suscitait un grand intérêt pour les participants, comme le précisait le conférencier, le président de l’Apbef, Moussa Alassane Diallo. C’est pourquoi, la salle de conférence avait refusé du monde. Ils étaient tous là : banquiers, financiers, étudiants (Eni, Ipr et des universités privées) pour participer activement à ce débat. Le Ministre Konimba Sidibé en était le modérateur.

Durant une bonne heure, le conférencier a expliqué de long en large le financement des projets structurants. “Nous sommes convaincus que les banques maliennes ont incontestablement leur partition à jouer dans la reconstruction du Mali et doivent contribuer aux réflexions stratégiques sur le financement de ces projets structurants et créateurs d’emplois. C’est pourquoi, l’Apbef, dans le cadre de ses journées annuelles, a choisi le thème sur le financement des projets structurants” dira-t-il.

Il précisera ensuite que : “Les projets structurants se caractérisent par leur capacité à provoquer un effet multiplicateur et durable sur le développement économique et social, induire des transformations structurelles profondes au regard de leurs effets transversaux sur plusieurs secteurs de développement y compris la santé, l’éducation, le tourisme, l’agriculture et les services. Il s’agit aussi de résorber le chômage des jeunes par la création d’emplois durables. Parmi ce type de projets, on peut citer les barrages hydroélectriques, les aménagements hydro agricoles, les routes, les ponts, les centrales électriques… La réalisation de ces projets nécessite des ressources financières longues et importantes et le retour sur investissements peut s’étendre sur plusieurs années”.  

La valorisation du potentiel hydro-agricole, la vulgarisation des techniques et technologies intensives et appropriées ainsi que la conception et la mise en œuvre d’une politique sectorielle de désenclavement du pays, le développement des agropoles dans le domaine de l’agriculture ont été évoqués par le conférencier avec aussi des exemples précis dans les domaines de l’Energie et des Infrastructures.

“Le développement des infrastructures est essentiel à la croissance, c’est un facteur clé de progrès, un catalyseur pour le développement économique durable et socialement inclusif. Les infrastructures améliorent la compétitivité et facilitent l’émergence du pays” reconnait le président de l’Apbef. Avant d’évoquer les mécanismes de financement de ces projets structurants. “Malgré l’inadéquation de leurs ressources pour le financement des projets structurants, les banques apportent des concours variés dans la réalisation de ces projets. Pour la soumission, les banques sont sollicitées par les entreprises de travaux publics ou par leurs banques (cas des entreprises internationales) pour émettre des cautions de soumission en faveur des maitres d’ouvrage. Les banques sont aussi sollicitées par les entreprises pour émettre des garanties couvrant les avances de démarrage permettant à celles-ci de commencer les travaux” a déclaré le conférencier.

En tout cas, le président de l’Apbef estime que l’Etat doit favoriser la création d’une grande banque publique d’investissements destinée à soutenir le financement du secteur productif et à soutenir les grands travaux qu’il va entreprendre. “Il est vrai que le paysage bancaire malien est riche de 14 banques et de 3 établissements financiers, mais aucune d’entre elles n’est spécialisée dans ce domaine, vu les contraintes de disponibilité de ressources longues très importantes. Le financement des infrastructures peut être un puissant levier pour accélérer une croissance économique soutenue et durable. Si l’Etat décidait d’affecter 500 milliards de Fcfa sur 5 ans à chacun des secteurs : Agriculture, Energie et Infrastructures, c’est à-dire 100 milliards de Fcfa par an, cette situation conduira à une allocation budgétaire de 300 milliards de Fcfa par an et 15% du budget total” a-t-il conclu.

                                A.B. HAÏDARA

 

 

Le groupement interbancaire monétique  (Gim-Uemoa) :

Pour mieux développer les moyens modernes de paiement

Le deuxième thème débattu au cours de ces Journées des banques et établissements financiers était : “Quels outils communs à l’échelle régionale pour engager la modernisation des services financiers digitaux ?”. Le directeur général du Groupement interbancaire monétique (Gim-Uemoa) Blaise Ahouantchedé était le principal conférencier.

Pour ceux qui le savent, Gim-Uemoa est un organisme financier international qui a vu le jour en février 2003 sous l’impulsion de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Il est chargé de développer de manière efficace des moyens modernes de paiement afin d’augmenter leur productivité interne, d’apporter de nouveaux services à la clientèle et de promouvoir l’utilisation des moyens de paiement modernes. Il s’agit aussi de mettre en commun les moyens nécessaires pour le traitement des opérations monétiques et ainsi éviter la multiplication des investissements aussi bien humains que matériels.

Selon Blaise Ahouantchedé, la mise en œuvre par Gim-Uemoa, sous l’impulsion de la Bceao et le concours de la communauté bancaire et du système interbancaire régional de paiement,  a très certainement favorisé l’adoption et le développement des moyens de paiements électroniques de masse dans l’Uemoa. “La quasi-totalité des établissements de crédit proposent de nos jours des moyens de paiement modernes basés sur la carte bancaire (carte de débit, carte prépayée et carte de crédit). L’Uemoa enregistre par ailleurs un développement fulgurant des services financiers mobiles ainsi que des services de transfert d’argent” dira-t-il.

Notons que le Groupement interbancaire monétique (Gim-Uemoa) offre aujourd’hui plusieurs produits à ses clients. Il s’agit de mobile banking, paiement en ligne, la carte Visa, le Mastercard….                                      

 A.B.H

Nuit du banquier :

Des trophées décernés aux personnalités du secteur financier et aux hommes de média

     A.B. HAÏDARA Le  président de l'Apbef, Moussa Alassane Diallo à propos du financement des projets structurants :
L’ex-PDG de la BDM SA, Abdoulaye Daffé recevant son trophée des mains du président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo

Pour boucler en beauté cette 6ème édition, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) a offert une soirée dénommée “Nuit du banquier” comme d’habitude, mais rehaussée cette fois-ci par une remise de distinctions.

Notre confrère Youssouf Camara recevant son prix
Notre confrère Youssouf Camara recevant son prix

Cette soirée s’est déroulée dans la nuit du samedi 4 juin dernier à l’hôtel Azalaï hôtel Salam sous la présidence du ministre de la Promotion des investissements et du secteur privé, Konimba Sidibé, en présence de plusieurs personnalités du secteur financier. Au cours de cette nuit, l’Apbef a récompensé une douzaine de personnalités du monde de la finance et de la presse pour leur contribution dans le cadre de la promotion des banques. Parmi les récipiendaires figurent, entre autres, le ministre de l’Economie et des finances, Dr Boubou Cissé, le ministre de la Promotion des investissements et du secteur privé, Konimba Sidibé, l’ancien Président directeur général de la Bdm-sa et ancien président de l’Apbef, Abdoulaye Daffé. Sans oublier le président du Conseil d’administration de la Bank Of Africa (Boa-Mali) Paul Derreumaux, l’ancien Pdg de la Banque de l’habitant du Mali (Bhm) Modibo Cissé, l’ex-Administrateur directeur général de la Bsic-Mali, Mohamed Hassan Annour et Mme Kéïta Fatoumata Sissoko, une battante connue comme syndicaliste à l’avant-garde de la lutte en faveur des agents de banque. Actuellement à la retraite, elle a fait sa carrière à la Bdm-sa.Cette année, la presse était à l’honneur, plus particulièrement les journalistes qui font la promotion des activités économiques. Dix journalistes ont été donc récompensés grâce au concours de la Maison de la presse. Il s’agit de Mme Maïga Fatim Maïga (responsable du magazine économique au quotidien national L’Essor) Mme Cécilia d’Almeida du Journal du Mali, Youssouf Camara (Rédacteur en chef du Supplément Economie de L’Indépendant) Issa Fakaba Sissoko, animateur du Grand débat économique, Sidiki Youssouf Dembélé pour l’émission “Au Cœur de l’économie malienne”  tout comme Mme Nianian Alou Traoré et l’Agence Spirit.  Alexis Kalambry du quotidien les Echos, Abdoul Karim Arby du magazine Emergent et Africable Télévision pour le magazine économique  quotidien Ecomag ont tous été récompensés.

Notons que cet événement est organisé par l’APBEf en partenariat avec PACT-Afrique, spécialisée dans l’organisation de ce genre de   manifestation.

     A.B.HAÏDARA                              

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