Relance de l’Ă©conomie Malienne : Le REAO-Mali pose le diagnostic avec ses partenaires

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” Comment relancer l’Ă©conomie des entreprises “. C’Ă©tait le thème du traditionnel dĂ®ner d’Ă©changes organisĂ©, le vendredi 15 mars, Ă  Azalai hĂ´tel Salam par le RĂ©seau de l’entreprise en Afrique de l’Ouest au Mali (REAO-Mali) lors de sa rentrĂ©e annuelle de 2013.  La cĂ©rĂ©monie, qui a rĂ©uni le corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Mali, les partenaires techniques et financiers, certains membres du gouvernement, les reprĂ©sentants du secteur privĂ©, des dĂ©putĂ©s… Ă©tait parrainĂ©e par le premier ministre, reprĂ©sentĂ© par le ministre de l’Economie, des finances et du budget, TiĂ©na Coulibaly.

Le ministre de l'Economie et des finances, Tienan Coulibaly (C) lors des travaux. Il est entouré de l'ambassadrice des  USA au Mali et du président du REAO-Mali, Djibril B Tabouré
Le ministre de l’Economie et des finances, Tienan Coulibaly (C) lors des travaux. Il est entourĂ© de l’ambassadrice des USA au Mali et du prĂ©sident du REAO-Mali, Djibril B TabourĂ©

En 2012, le traditionnel dialogue nĂ©cessaire entre l’Etat et le secteur privĂ© pour une sortie maĂ®trisĂ©e de la crise n’a pu ĂŞtre respectĂ© Ă  cause de la crise  qui a affectĂ© le Mali. Heureusement, la situation actuelle du pays permet de renouer avec cette tradition instaurĂ©e par le REAO. C’est pourquoi, les acteurs du dĂ©veloppement Ă©conomique Ă©taient rĂ©unis, le vendredi dernier, pour Ă©changer sur les mesures de soutien Ă  l’Ă©conomie nationale pour une sortie de crise. Une crise Ă  laquelle les entreprises et leurs salariĂ©s tant au sud qu’au nord ont payĂ© et continuent de payer un lourd tribut. Au cours des dĂ©bats, plusieurs propositions pour la relance de l’Ă©conomie ont Ă©tĂ© fformulĂ©es. Tous les intervenants sans exception ont adressĂ© une mention particulière au ministre de l’Economie pour sa gestion rigoureuse, sĂ©rieuse des finances publiques de l’Etat. Il a Ă©galement Ă©tĂ© question de la mobilisation de la communautĂ© internationale pour relancer l’Ă©conomie Ă  travers un plan Marshall, le retour rapide de l’administration au nord et le renforcement de l’Etat. De mĂŞme que  l’opĂ©rationnalisation du secteur privĂ©, l’urgence d’agir et de relancer l’Ă©conomie avant les Ă©lections, la rĂ©gularisation de l’Ă©nergie…

Législation fiscale renforcée

Le ministre de l’Ă©conomie, des finances et du budget, TiĂ©na Coulibaly, a indiquĂ© qu’au delĂ  des deux missions majeures prioritaires du gouvernement, la relance Ă©conomique fait partie des prioritĂ©s de l’Etat. L’Etat est en train de prendre les mesures idoines pour que l’activitĂ© Ă©conomique soit relancĂ©e. A le croire, cela passe par une lĂ©gislation fiscale allĂ©gĂ©e. Dans le budget de l’Etat de 2013 adoptĂ© en dĂ©cembre dernier par l’AssemblĂ©e nationaleest prĂ©vue la reprogrammation de tous les vastes projets notamment dans le secteur agricole, suspendus en 2012 faute de financement. Par ailleurs, le gouvernement du Mali a dĂ©cidĂ© d’ajouter d’autres programmes d’investissements pour relancer la croissance et l”emploi. Le ministre de l’Economie dira que le gouvernement va profiter de l’appui de ses partenaires pour dĂ©nouer ses engagements financiers vis-Ă -vis des entreprises. Concernant le problème de l’Ă©lectricitĂ©, TĂ©na Coulibaly a soulignĂ© que ttous les usagers commencent Ă  ressentir les dĂ©lestages opĂ©rĂ©s par l’Energie du Mali (EDM-SA). Celle-ci est aujourd’hui confrontĂ©e Ă  de grosses difficultĂ©s parce que le courant qu’il produit est essentiellement d’origine thermique. Elle n’a plus les moyens d’acheter le gasoil qui est  entièrement pris en charge par l’Etat. Il a clairement indiquĂ© que cela doit cesser. Il faut que des mesures adĂ©quates soient prises pour que le courant soit vendu aux consommateurs au moindre coĂ»t En attendant, l’Etat va soutenir EDM-SAparce qu’il ne peut pas y avoir relance de l’Ă©conomie lĂ  oĂą il n’y a pas de courant Ă©lectrique.

Pour le prĂ©sident du REAO-Mali, Djibril Baba TabourĂ©, les prĂ©occupations du rĂ©seau ont Ă©tĂ© partagĂ©es par tout le monde et les discussions ont Ă©tĂ© Ă  hauteur des attentes. Les  entreprises souhaitent que l’Etat, qui est le principal acteur Ă©conomique, puisse rejouer son rĂ´le.

Falé COULIBALY

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