Smart Africa : Le nouveau Challenge d’Hamadoun TOURE, l’ex SG de l’UIT

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Le Malien Hamadoun Touré, ex-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications, a pris ses fonctions de directeur exécutif du programme Smart Africa depuis le 1er janvier 2016. Après son passage à la tête de l’UIT, il a été élu pour un mandat de trois ans à l’issue de la Conférence Transform Africa 2015 du 19 au 21 octobre 2015 à Kigali.

La principale mission de cet ingénieur en système satellite, membre non exécutif du conseil d’administration d’Immarsat depuis mars 2015, sera d’impulser un nouveau souffle au Smart Africa. Notamment, la finalisation de son objectif de lever la somme de 300 milliards de dollars d’ici à 2020 pour construire une infrastructure TIC clé en Afrique sub-saharienne qui permettra de connecter à Internet toute cette partie du continent et de développer la gouvernance numérique, la télémédecine, l’enseignement en ligne, et de manière générale l’industrie des TIC.

 

La troisième réunion de haut niveau de la Smart Africa Alliance s’est tenue le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba en Ethiopie en marge du 26e sommet de l’Union africaine. Il y a été décidé que c’est le Rwanda qui abritera le siège du Secrétariat exécutif de la SMART Africa Alliance. Aussi, le Gabon a succédé le Rwanda à la présidence du comité d’audit de la Smart Africa Alliance. Les présidents africains membres de la Smart Africa Alliance ont également décidé ce jour-là d’octroyer des bourses aux étudiants africains évoluant dans le domaine des TIC.

 

Pour mener à bien sa mission, le Dr Hamadoun Touré devra s’appuyer sur son riche carnet d’adresses et sur sa longue expérience professionnelle débutée au Mali en 1979 dans l’industrie des satellites en tant que Directeur technique de la première station terrienne internationale du Mali. Il a ensuite intégré le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat en 1985 et a été nommé en 1994 Directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient à Intelsat.

 

En 1996, intègre, en tant que Directeur régional pour l’Afrique, ICO Global Communications, dont il a dirigé les activités pour l’ensemble de la région Afrique. De 1998 à 2006, il occupe à l’UIT le poste de Directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT), avant d’être porté Secrétaire général en janvier 2007 et réélu à ce poste pour un second mandat de quatre ans en octobre 2010.

Pour rappel, la Smart Africa Alliance dont il présidera désormais aux destinés a été créé en 2013 à l’occasion du Transform Africa Summit tenue cette année-là à Kigali au Rwanda. Il naît du constat selon lequel les pays d’Afrique du Nord avaient pris un train d’avance considérable sur ceux d’Afrique subsaharienne en matière de développement des TIC. C’est ainsi que le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda ont décidé d’unir leurs efforts autour d’un projet commun de réduction de leur fracture numérique.

Source : Tic Mali

 

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