CIRCULATION A BAMAKO : Un troisième pont s'impose

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Un grand connaisseur de la capitale du Mali a affirmé haut et fort que Bamako est devenue ingérable. C’était à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Pour argumenter, le connaisseur avait fait allusion au fait qu’au moment de la première conception, personne ne s’imaginait que notre capitale allait attirer du monde chaque jour davantage.

Pour que les populations des rives gauche et droite de Bamako laissent entendre un ouf de soulagement, en attendant que la capitale de notre pays ne s’agrandisse encore, il faut obligatoirement un troisième pont. Ce qui permettrait aux usagers des routes d’avoir une certaine fluidité de la circulation. Le Président de la République, dans son discours à l’occasion de l’ouverture du pont de Wabaria à Gao le 22 Septembre dernier a presque rassuré que sous peu le troisième pont de Bamako sera une réalité pour les habitants des deux rives du fleuve Niger. Une très bonne nouvelle…Tout en souhaitant que tout cela sera suivi d’effet. Ce n’est un secret pour personne que l’une des grosses épines dans les pieds des travailleurs de l’Etat malien du secteur public, para-public et privé, demeure l’accès à leur lieu de service le matin. Combien sont-ils qui arrivent tardivement au service à cause de la monstruosité de la circulation sur nos routes en général et particulièrement à l’entrée et à la sortie des ancien et nouveau ponts. Après être restés des heures et des heures, coincés dans les embouteillages. Ces bouchons kilométriques peuvent certes être expliqués par le fait qu’à Bamako tout le monde quasiment part au travail à la même heure et vice-versa.

Le phénomène des embouteillages vient encore une fois de monter d’un cran avec à la clef  le retour des élèves du secondaire dans les classes. Ceux-ci ont été précédés par leurs frères du primaire. On voit donc qu’il y a plus de mouvement, plus d’engins à deux roues avec la bénédiction de la Chine, plus de voitures pour moins de routes, de ponts à Bamako. Si aux dires de certains de nos interlocuteurs, dans notre capitale il fait bon vivre ou que le quotidien dans notre pays est l’un des plus paisibles, il faut rendre cette vie meilleure. Cela est une possibilité. Il suffit de  construire un troisième pont qui ne sera peut-être pas la panacée de tout le calvaire des Bamakois, mais permettra aux usagers des routes de faire un ouf de soulagement pendant un certain temps en tout cas. Les ponts des Martyrs et Fahd Ibn Abdoul Aziz ont montré leur limite dans une ville qui se montre de plus en plus ingérable. A certaines heures de la journée dites de pointe, c’est un véritable sauve-qui-peut qui s’installe dans l’esprit des conducteurs, policiers de la CCR et autres piétons. Les autorités ont trouvé une solution qui leur semble à portée de main. Elle consiste à interrompre la circulation sur une voie de l’ancien pont à partir d’une heure donnée pour permettre aux usagers sur la rive gauche de se rendre sur la rive droite facilement.
Les infatigables agents de la circulation routière doivent être salués à ce niveau grâce au service inlassable quotidiennement rendu à la Nation malienne. Qu’il pleuve ou qu’il vente.

De ce troisième pont des journaux ont donné beaucoup de commentaire.

On a lu dans certaines de leurs colonnes que le financement était un moment acquis. Le rêve tarde vraiment à devenir une réalité. L’histoire de l’ancien pont ou pont des Martyrs est connue de tous les Maliens. Lui et le pont de Mahina sur la route de Kayes.
Heureusement que là les rails se pratiquent de moins en moins au profit de l’axe Diéma-Djidjiéni-Bamako. La construction d’un troisième pont à Bamako, on ne le signalera jamais assez, s’impose à plus d’un titre.

Goudia KONATE

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