Routes : Grand besoin d’entretien

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Routes : Grand besoin d’entretienLa réunion annuelle des services des routes vient de se tenir dans les locaux du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré en présence du directeur national des routes, Amadou Mallé.

Instituée depuis plusieurs années par le département en charge des routes, la réunion annuelle des services des routes est un cadre d’analyse des difficultés et problèmes rencontrés au cours de l’année écoulée dans l’exécution des missions et tâches. Elle sert aussi à tirer les leçons de ces difficultés et à proposer des solutions appropriées. Elle aide le département en charge des routes à contribuer à améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base, assurer l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité, relancer l’économie durable et participer à la reconstruction des infrastructures.

Cédric Merel, le représentant de l’Union européenne à la réunion, a salué la tenue des ces assises qui  ont permis de plancher sur le transport en général et les routes par lesquelles passent 80% du volume des transports. Il a insisté sur l’importance à accorder à l’entretien routier et espéré que notre pays disposera bientôt d’une politique nationale des transports et des infrastructures de transports. Le document est en cours d’adoption et devra être disponible vers la fin de l’année, selon de chronogramme du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement.

En matière d’entretien courant des routes, une enveloppe budgétaire de plus de 16 milliards de Fcfa a été allouée au Fonds d’entretien routier. Cet argent a permis l’entretien de 8500 km de routes prioritaires dont 4 800 km de voies revêtues.

« L’année dernière, des milliards ont été utilisés pour l’entretien, mais la satisfaction de la population n’est pas obtenue au point que des gens s’interrogent sur la destination de ces sommes », a constaté le ministre Mamadou Hachim Koumaré. Les efforts d’entretien, de construction et de réhabilitation des routes déployés l’année dernière sont, a-t-il expliqué, sous-tendus par la volonté du gouvernement et de ses partenaires techniques et financiers d’améliorer et sauvegarder durablement notre patrimoine routier.

Pour 2015, les besoins d’investissement routier sont estimés à 25 milliards de Fcfa contre 19 milliards en 2014. « Il ne suffit pas seulement de disposer des ressources, mais d’avoir aussi une bonne politique. La nouvelle politique nationale des transports et des infrastructures de transports s’inscrit en droite ligne du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP 2012-2017) en cours d’adoption », a précisé le ministre qui a remercié les bailleurs de fonds pour leur accompagnement.

Be COULIBALY

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