Au cours de son assemblée générale du samedi 28 janvier : Le SNESUP fixe un délai d’un mois au gouvernement pour l’application du protocole d’accord

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Quelques jours seulement après la rentrée académique, les hostilités ont, une fois de plus, repris entre le corps enseignant et le gouvernement. Le SNESUP, lors de son assemblée générale du samedi 28 janvier à l’ENI, a fixé au gouvernement un nouveau délai d’un mois pour l’application du protocole d’accord. Surtout le point relatif à l’alignement des salaires et à la mise en place de la nouvelle hiérarchie. Faute de quoi, il se réserve le droit d’aller en grève.

Au cours de l’assemblée générale, les enseignants ont, en l’occurrence, décidé de poursuivre le suivi du protocole d’accord du 9 mai 2011, d’adresser une lettre au président de la République sur les irrégularités liées au découpage hors norme de l’université de Bamako en quatre universités, de demander la régularité des avancements ordinaires, de suivre la gestion des heures supplémentaires et d’exiger des modalités objectives de désignation des directeurs des grandes écoles.

 

 

Toutefois, aux dires du secrétaire général du SNESUP, Dr Abdou Mallé, une nouvelle commission interministérielle a été mise en place, il y a de cela un mois, par le chef du gouvernement pour veiller sur le bon suivi du protocole d’accord.

 

Lequel protocole d’accord comporte cinq points de revendications. Il s’agit de la relecture des lois n°98-067 du 20 décembre 1998 et n° 00-060 du 1er septembre 2000 portant respectivement statuts du personnel enseignant de l’enseignement supérieur et des chercheurs en vue de l’alignement des salaires sur la sous-région, de la mise en place de la nouvelle hiérarchie (assistant, maitre de conférence, professeur). S’y ajoutent la détaxation immédiate des primes sur les salaires des enseignants du supérieur et des chercheurs par la relecture des ordonnances n° 10-045/P-RM et n° 10-046/P-RM du 16 septembre 2010, la prise en compte immédiate des omissions par le payement de la compensation financière, l’arrêt immédiat des prélèvements arbitraires sur les salaires de l’enseignement supérieur et de la recherche au titre de l’assurance maladie obligatoire et le reversement des retenues opérées. Ainsi que l’intégration à la fonction publique des contractuels en charge des budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Cependant, s’agissant de l’alignement des salaires des enseignants du supérieur et des chercheurs sur ceux des homologues de la sous-région, le SNESUP a déclaré les propositions faites par le gouvernement insatisfaisantes. Le gouvernement n’a pas non plus avancé sur la question de la nouvelle hiérarchie (assistant, maitre de conférences, professeur). Dr Abdou Mallé de déplorer que depuis le 13 janvier 2012, les négociations n’ont plus été relancés sur ce point.

 

Par contre une satisfaction est venue du côté du point relatif à la détaxation immédiate des primes sur les salaires des enseignants du supérieur et des chercheurs, puisque le remboursement des retenues a été fait au jour d’aujourd’hui au niveau des grandes écoles, a précisé le secrétaire général. L’autre point à avoir eu un bon niveau de traitement est celui relatif à la prise en compte immédiate des omissions par le payement de la compensation financière pour la validation de l’année académique 2009-2010. S’agissant de l’assurance maladie obligatoire, le SNESUP a écrit au ministre du développement social de la solidarité et des personnes âgées pour exiger le remboursement de 11 premiers mois. De l’intégration à la fonction publique des contractuels, le gouvernement s’est engagé à concrétiser ce point d’ici la fin du mois de janvier 2012.

Le SNESUP a décidé d’écrire au président de la République pour l’application rapide de tous les points de revendication. Il s’est d’ailleurs offert un délai d’un mois à compter du mois de février pour donner une chance aux négociations.

Abdoulaye DIARRA

 

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