Edito : Le temps des surenchères

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Dans notre édito N° 280 du jeudi 12 juillet 2012, intitulé «La poire en deux», nous écrivions ceci: «… A l’issue des discussions, que tous acceptent que Dioncounda Traoré est bel et bien le Président de la Transition, parce que, jusqu’à présent, les responsables de la COPAM lui dénient ce titre… Ensuite, que tous admettent que Cheick Modibo Diarra conduira le gouvernement d’union nationale…».

Chahana Takiou, Dirpub 22 Septembre

Deux semaines après, Dioncounda Traoré est rentré de Paris pour tenter de former un gouvernement d’union nationale, à la demande du Groupe de contact pour  le Mali, qui s’est réuni le 7 juillet dernier à Ouagadougou. Cette instance de la CEDEAO a invité la classe politique et la société civile maliennes à procéder à des consultations et à formuler au Président de la République par intérim des propositions, en vue de la formation avant le 31 juillet d’un gouvernement d’union nationale, chargé d’une feuille de route de sortie de crise. Le délai n’a pu être respecté. Dioncounda a théoriquement jusqu’au 10 août prochain pour présenter la nouvelle équipe gouvernementale.

Au moment où certains se posent toujours des questions sur un éventuel départ du Premier ministre, une forte coalition, composée de regroupements de partis et d’associations (COPAM, IBK 2012, Convention pour sauver le Mali et bien d’autres) formule de nouvelles exigences. Parmi celles-ci, deux ont retenu notre attention: la formation par le PM actuel du gouvernement d’union nationale et la tenue rapide des concertations nationales, sur convocation du même gouvernement.

Cela sous-entend pour cette large coalition que le maintien ou pas du PM n’est plus à l’ordre du jour. Selon elle, Cheick Modibo Diarra est le PM naturel de la crise actuelle et elle entend manifestement dessaisir Dioncounda Traoré de la mission à lui confiée par le Groupe de contact de la CEDEAO, qui a clairement dit que c’est au Président intérimaire de composer le nouveau gouvernement.

Le débat politique prend donc une nouvelle tournure, parce que cette coalition demande au savant de la NASA de former le gouvernement conformément à l’Accord cadre et à la Constitution. N’est-ce pas là une nouvelle crise politico-juridique qui se dessine, car le Premier ministre n’entend pas démissionner? Et Dioncounda Traoré n’a aucun pouvoir, ni politique, ni constitutionnel, pour le démettre. CMD s’impose donc au Président intérimaire. Celui-ci, par sagesse, doit donc composer avec lui pour sortir de cet imbroglio.

En fait, on peut penser que les animateurs de cette coalition jouent à la surenchère en formulant une telle doléance, qui, dans la forme, est conforme aux textes, mais, dans la réalité, est absurde. Tout le monde sait qu’en Afrique c’est bien le Président qui forme le gouvernement. Le reste n’est que protocole.

En procédant de cette façon, ces coalisés maintiennent la pression sur Dioncounda Traoré, qui sera contraint, par la force des choses, à reconduire le PM (que cela lui plaise ou non) ou à lui demander une ouverture large pour un gouvernement inclusif.

Cette coalition, à l’instar du tonitruant FDR, qui fait profil bas en ce moment, est en train de tomber dans les extrêmes.

Evitons ce genre de comportement en cette période cruciale de notre pays. Que chacun accepte céder quelque chose. En clair, c’est bien notre proposition de couper la poire en deux qui sied en la circonstance. Et Dioncounda Traoré doit agir, agir vite et bien. Plus le temps passe, plus des revendications maximalistes seront formulées.

Le Nord du Mali nous attend. La tenue d’un scrutin libre et transparent dans un délai raisonnable idem.

Chahana Takiou 

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22 COMMENTAIRES

  1. CHAHANA ONN SAIT DE KEL CAMP TU ES! LE PRESIDENT ET LE PM S’ENTTENT TRES BIEN POUR LA FORMATION DU GVMT! FOUTEZ NOUS LA PAIX!!

  2. Mon chèr Chahana Takiou c’est bien d’ecrire des journaux mais actuellement le pays n’a pas besoin ça pour le moment

  3. Le problème du Mali, c’est la CEDEAO et Dionkounda lui-même!Pourquoi la CEDEAO veut elle changer de gouvernement alorsque le pays a d’autres priorités?Pourquoi la CEDEAO à travers l’accord cadre avait donné “plein pouvoir” à CMD et déclare après que “le choix du 1er ministre du Mali revient aux maliens…”.Pourquoi Dionkounda écoute même la CEDEAO ?A un moment où le pays a besoin de calme pour faire face aux priorités (le nord
    puis les élections), il nous ramène un problème avec son projet de changement profond au niveau du sommet de l’état. 😈 👿

  4. “Le Nord du Mali nous attend. La tenue d’un scrutin libre et transparent dans un délai raisonnable idem.”

    il faut être réaliste, le nord attendra encore… si d’ailleurs, ce nord avait une quelconque valeur aux yeux du sud. mais ce qui choque, c’est que parmi ces “coalisés” extrémistes, il faut dire que le cas du clan “IBK 2012” étonne plus que tout. car en bon responsables qu’ils veulent paraitre, après plus 15 ans de collaboration dans la gestion des affaires publiques, il y a sans doute de quoi se sentir concerné par le bilan de ces deux dernières décennies. c’est indéniable ! mais il faut une conscience pour l’accepter.

  5. Bonjour Chers frères et sœurs,

    Dieu aime le Mali et nous l’a prouvé maintes et maintes fois.

    Aujourd’hui face à la tourmente, il faut qu’on LUI adresse une prière collective pour aider notre Cher pays.

    Je propose que tous les maliens sans distinction de religion prennent le temps d’adresser à DIEU, notre Créateur Unique, le dernier vendredi du mois sacré de Ramadan, c’est-à-dire le 17 août 2012, à 13h piles une « Prière Collective » de seulement 1 minutes à haute voix dans n’importe laquelle des langues, pour demander que DIEU sorte le Mali de la situation qu’il vit aujourd’hui.
    Juste une petite minute suffira et nous serons Entendus.

    Dans une communion de pensée et d’action de tous le vendredi 17 août à 13heures, partout dans les champs, les foires, les bureaux, les mosquées, les usines, dans la circulation, bloquons le temps pour l’espace d’une Prière Collective d’une minute adressée à DIEU pour que Vive le Mali de paix, unit, libre et prospère.

    Faites passer ce message à tous vos proches, à tous vos réseaux sociaux, à toutes les radios sur l’ensemble du territoire de Kidal à Kayes, à toutes les Associations religieuses et lieux de culte.

    Que DIEU Exauce nos prières. Amen !

    Kambéné KEITA
    kkambene@yahoo.fr

  6. Merci mon Dieu. Je crois que les patriotes ont compris qu’il faut pas céder à la facilité, qui nous a d’ailleurs amener dans ce gouffre.

    A tout les Maliens et Africains qui ont encore un peu de bon sens.

    Démocratie ça veut dire clairement le pouvoir donné et contrôlé par le Peuple Souverain.

    Et je comprends pas que le pays des Droits de l’Homme que ce veut être la France, l’ONU, l’UA et autres CEDEAO veulent passe outre ce droit le plus fondamentale d’un Peuple.
    Convention Nationale ou Statut Quo !

    Soyez prêt, Jeune du Mali pour racheté votre liberté !

    Que Dieu nous Sauvegarde.

  7. Quand la CEDEAO un ultimatum, des maliens crient que les chefs d’Etat de la CEDEAO ne respectent pas la souveraineté du Mali. Mais lorsqu’on laisse les maliens seuls, ils ne sont pas capables de se sortir du trou, on dirait des enfants. Ces politiciens ne sont que des irresponsables et des immatures. Que Dieu sauve le Mali de ses hommes politiques!

    • Tu oublis que c’est la CEDEAO qui a créé ce climat de chaos, chaque fois que les choses commencent à aller pour le mieux, l’organisation ouest africaine invente un scénario pour bloquer.

  8. Tu es le journaliste le plus inculte du pays. Peux tu nous dire en vertu de quoi Dioncounda doit former le gouvernement ? La constitution ne le prévoit pas et l’accord cadre non plus.
    Ce n’est pas parce que quelques chefs d’etats mal élus et leurs amis corrompus de chez nous s’agitent que nous allons nous laisser faire.
    Tu ferais mieux de faire ton metier de journaliste pour une fois au lieu d’ecrire des salades pour à peine 25KF cfa !

    • il(le journaliste) n a dit que la realite c est des gens comme vous qui constitue le blocage. INCHA ALLAH LE MALI VAINCRA DES APATRIDE COMME TOI.

    • Ne soyez pas exlaves des textes en cette période de crise. La Constitution ne prévoie même pas une transition. Mais, nous voilà aujourd’hui dans une transition. C’est pour un retour à une vie constitutionnelle que la CEDEAO que tu fustige a écrit l’Accord-cadre sans passé par une consultation nationale et l’a soumis à la junte dans les circonstances que l’on sait. l’Accord-cadre n’est donc pas une émanation du peuple, mais de bonnes volontés qui ont voulu nous aider. Les signataires n’ont jamais dit que c’est une bible ou un coran. Elle est donc susceptible d’être emmenager et adapter aux besoins du moment pourvu que cela nous emmène à bon port. Reflechissons en intellectuels quand même. Par ailleurs une transition, n’est pas le lieu d’une lutte pour le pouvoir, mais de la mise en commun de toutes les synergies pour une sortie de crise. Nous n’avons donc pas besoin d’un bras de fer aujourd’hui qui nous amène que du malheur. Nous pauvres, nous sommes fatigués. Puisse Dieu debarasser ces politiciens et leurs acolytes du démon de la division et que Dieu bénisse le Mali.

  9. LA CONFERENCE NATIONALE NE DOIT PAS BLOQUER LA CONSTITUTION D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

    A TRAVERS LA NEGOCIATION, NECESSITE D’UNE CONFERENCE GLOBALE DE COMPROMIS OU CONFERENCE NATIONALE OUVERTE AUX REGIONS CAR LE PROBLEME MALIEN NE CONCERNE PAS SEULEMENT LES GROUPES ARMES MAIS AUSSI TOUTES LES COMMUNAUTES DU SEPTENTRION ET TOUTES LES COMMUNAUTES MALIENNES HABITANT DANS TOUTES LES REGIONS DU MALI ET DU MONDE

    CE QUI N’EMPECHE PAS LA FORMATION, DES MAINTENANT, D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE CONTRAIREMENT AUX PROPOSITIONS BLOQUANTES DE CERTAINS

    Bonjour,

    La conférence globale de compromis, à travers la négociation et le dialogue, sur laquelle doit s’appuyer le HAUT CONSEIL D’ETAT, dont je parle dans ma proposition de sortie, honorable pour tous, de crise, est une conférence nationale étendue aux régions, via des conférences régionales de compromis, pour intégrer toutes les communautés afin de déterminer les compromis que les Maliens voudront faire pour trouver une solution négociée durable à la crise Malienne.

    C’EST A TRAVERS UNE GOUVERNANCE CONSENSUELLE ET PARTICIPATIVE QUE LA SOLUTION DEFINITIVE A LA CRISE MALIENNE SERA TROUVEE.

    Contrairement aux propositions bloquantes de certains, cette conférence globale des compromis n’empêche pas la formation, dès maintenant, d’un gouvernement d’union nationale.

    Pour plus de stabilité et de justice, ce dernier peut être l’extension de l’équipe du gouvernement de transition actuelle.

    IL EST SOUHAITABLE QUE LE PRESIDENT RECONDUISE CHEICK MODIBO DIARRA COMME PREMIER MINISTRE SANS TARDER ET QU’ENSEMBLE (LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE ONT CHACUN DEJA PRIS DES CONTACTS POUR CE FAIRE) ILS DETERMINENT LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE.

    Comme je le disais dans une de mes contributions, une collaboration franche entre les deux est nécessaire pour constituer ce gouvernement d’union nationale.

    Les Maliens ne trouveront une solution durable à la crise qu’en se parlant, tous ensemble, dans la stabilité, dans la quiétude et en toute sécurité. C’est pourquoi, la sécurisation de cette conférence globale de compromis et de ses ramifications régionales ainsi que celle des communautés est indispensable.

    Tout en sécurisant les populations dans toutes les régions, les vivres et médicaments doivent leur être fournis. Le lancement de projets communautaires dans les régions peut aussi être fait sans attendre afin d‘éviter la récupération des populations à travers la misère.

    Cette sécurisation doit être assurée par les forces de défense et sécurité du Mali, avec le renfort éventuel du contingent de la CEDEAO/UA/ONU.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

  10. C. Takiou, tu restes toujours ce journaliste ignorant que tu as été. C’est Dioncounda même qui incarne l’illégalité constitutionnelle. Tu parles d’un groupe de contact qui dicterait ses volontés et ses décisions au peuple souverain du Mali et tu penses qu’on devrait s’y plier. Mais où est ce malien fier de sa souveraineté que l’on connaissait avant? Où se trouve la dignité? C’est aux fils de Soundiata, Biton etc. qu’on impose, de l’extérieur, des choses à faire?
    C’est le peuple qui donne le pouvoir à ses représentants ou c’est un groupe de contact qui le donne?
    Il faut que tu te réveilles toi.

  11. Pourquoi ce suspens de la part du traître Dioncounda?Qu’il prenne son courage pour garder ou démettre CMD mais il doit nous dire au passge quel est le texte malien qui lui permet de mettre en congé notre cher PM GRAND BOSSEUR.
    Dioncounda est un homme DIMUNIE avec trois épouses lui qui a pourtant voté contre le code de la famille.Ayons pitié de l’enfant de Nara qui n’a battu Sina Demba que grâce à la bénédiction d’ATT.
    Dioncounda n’est il pas un homme maudit lui qui noircit ses cheveux à 70ans passés.Comment Mahamoud Dicko peut il supporter un tel bonhomme qui ne respecte les préceptes de notre religion sauf s’il compte sur Dioncounda pour obtenir un poste de vice-président ou de ministre.Qu’il regarde du côté de Mgr ZERBO ou feu Luc Sangaré qui ont refusé tout poste électif,politique ou simplement honorofique.La séparation des pouvoirs.
    Comme part hasard ces deux chefs religieux catholiques sont de Ségou comme CMD.Haya également est de Ségou.Le FDR l’a détourné pour le moment en lui proposant un poste de vice-président de la transition.Inch Allah nous nous retrouverons dans la capitale des BALANZANS pour sceller l’unité.

    • Et ce kafre de CMD qui ne sait meme pas faire la salat (Voir video de sa priere mosque de Segou ) ? DT CMD sanogo etc tous pareil le Mali est tres mal bare

    • Dioncounda a plus de benediction que toi et tous tes parents ascendants et descendants meme ceux qui ne sont nés encore.

  12. le monde entier regarde cette comédie servie par CMD qui nous ridiculise encore …….DANS QUEL PAYS FUT-IL PRÉSIDENT OU ROI ON NE PEUT PAS DÉMISSIONNER? les USA , la France ,la Grande Bretagne…des Présidents ou des Rois ont démissionné ou abdiqué ….chez nous ATT qui a été élu a démissionné et après tous les problèmes que le pays traverse un PM nul et incompétent refuse de démissionner d’un poste qu’il occupe par accident de l’histoire……le pays est occupé et les populations du nord souffrent . celui-là n’a aucun sens du patriotisme …c’est très grave………

    • Merci menme ceux qui ont ete elu peuvent demissioner comment ubn PM bnome par des presidents etrangers (Blaise) et des putchistes (Sanogo) ne peut il pas demissioner

  13. L’autopsie de la crise institutionnelle malienne et les dangers des propositions de sorties de crise du président par intérim Dioncounda Traoré.
    La crise institutionnelle actuelle est née de la violation de l’article 121 de la constitution du 25/02/1992.
    Cet article stipule que les fondements de tout pouvoir en république du Mali résident dans la constitution et que tout coup d’état est un crime imprescriptible.
    En violant cet article 121 de notre constitution, les mutins de la garnison de Kati, avaient une revendication 100% militaire le 22 mars 2012.
    Leurs communiqués radiotélévisés du 22 mars reprochaient au régime ATT son incapacité à combattre la rébellion armée au nord.
    Du 17/01/2012 au 21/03/2012, le régime des généraux d’ATT a essuyé des échecs militaires cuisants sous le sceau des “replis tactiques” et des erreurs graves de commandement, Menaka, Andarraboucane, Leré, Aguelhoc, Tinzawatène, Tessalit.
    Parmi ces défaites Aguelhoc et Tessalit sont les plus dures pour le Mali.
    Aguelhoc a connu des crimes de guerre horribles de la part des islamistes sur des soldats désarmés de l’armée malienne capturés après avoir été à court de munitions par l’incapacité des généraux Kalifa Keïta et Gabriel Poudiougou du PC de Gao de leur venir en renfort.
     Et pourtant ils combattaient héroïquement  à moins de 2 heures d’avion de Gao.
    L’impréparation  du renfort envoyé avec à sa tête le Colonel arabe de l’armée malienne Ould Meydou, pris dans une embuscude violente des assaillants, n’a pas permis de délivrer le vaillant Capitaine Sékou  Traoré et ses hommes.
    Au paravant ils avaient pu évacuer les élèves maîtres de la ville sur Kidal dans des conditions héroïques.
    Aguelhoc avec ses massacres de soldats maliens aguerris aux combats est le point de chute psychologique de la guerre au nord.
    Il a ébranlé le moral des troupes sur le terrain, en aucun moment le commandement du PC de Gao n’a su insuffler un brin de sursaut d’orgueil aux hommes de troupes sur le terrain pour venger Aguelhoc.
    Au contraire, le commandement va échouer à desserrer l’étau islamiste sur le camp d’amachach de Tessalit situé au Nord-Est d’Aguelhoc près de la frontière algérienne.
    Encerclés depuis le début des hostilités le 17/01/2012, et ravitaillés par les cargos militaires américains qui larguaient armes et vivres sur la piste d’atterrissage du camp d’amachach, les habitants du camp ont commencé à perdre tout espoir avec l’échec de la troisième mission de ravitaillement de l’armée malienne conduite par les Colonnels Gamou et Meydou.
    Le manque criant de coordination avec l’aviation du PC de Gao drivée depuis Koulouba, n’a pas permis aux deux vaillants Colonels touareg et arabe d’accomplir leur mission avec succès malgré l’importance des moyens terrestres mis à leur disposition.
    Pire la communication de guerre de l’armée malienne du premier trimestre 2012 rappelle le moyen âge (rétention d’informations et silence assourdissant au moment où l’ennemi est déchaîné sur Internet et les télé du monde entier).
    La hantise d’Aguelhoc et la détresse des civiles du camp suite aux propagandes de tout genre de l’ennemi, conduisent la croix rouge, invitée par le Mnla, que les occidentaux croyaient fréquentables, à vouloir les récupérer pour les amener dans la ville de Tessalit.
    Lors de cette récupération, la confusion et les trahisons du Mnla et la peur des habitants du camp ont fait basculer le camp dans la main des assaillants.
    Amachach est pourtant l’un des camps d’Afrique les plus difficilement prenables.
    Qu’est ce qui c’est réellement passé pour que l’armée malienne perde un lieu aussi stratégique qu’Amachach?
    En attendant la réponse, une chose est sûr, Amachach était une sorte de filtre de rétention des islamistes pour Kidal, Tombouctou et Gao vu son éloignement et la difficulté particulière pour le prendre qui mobilisait le gros des troupes des islamistes loin des autres fronts.
    Après la chute totale de Tessalit avec d’importants arsenaux de guerre de l’armée malienne, le 11 mars, le Mnla et ses alliés appliquent la même technique d’encerclement à Kidal, désormais front le plus avancé pour l’armée malienne, avec le Colonnel Gamou et ses milices ethniques Imghas qui contrôlent la ville.
    Dans ce climat d’incertitude et de panique, les mutins de la garnison de Kati, font un coup d’état le 22 mars 2012 pour mettre fin à “l’incapacité” du régime d’ATT à lutter contre la rébellion.

    Mais une semaine plus tard les trois chefs de régions du nord (Kidal, Tombouctou et Gao) tombent en trois jours avec en prime, Ansongo, Niafunké, Hombory, Douantza, Anéfis, Bourem…

    C’est la défaite militaire la plus éclaire de l’histoire de l’Afrique contemporaine, qui nous invite à nous poser la question si les officiers subalternes qui ont fait le putsch connaissaient vraiment le commandement et les capacités militaires réelles de l’armée malienne le 22/03/2012.

    S’ils le connaissaient pourquoi cette contreperformance militaire monumentale?

    S’ils ne le connaissaient pas pourquoi prendre le risque de violer l’article 121 de notre constitution et pour quel résultat?

    Mes chers amis voilà, comment l’agitation et la précipitation guidées par la colère peuvent grever sur une crise sécuritaire gravissime, une crise institutionnelle dangereuse pour toute une nation.

    La Cedeao, dans son souci du respect de son protocole sur la bonne gouvernance et la démocratie dont le Mali est signataire, initie une médiation avec la junte signe un accord-cadre pour revenir à l’ordre constitutionnel normal contre amnistie des putschistes , obtient la démission du président ATT.

    Cette démission constate la vacance du pouvoir qui permet de déclencher l’article 36 de la constitution pour l’intérim du président de l’assemblée nationale.

    Les élections devraient se tenir dans un délai de 40 jours, qui est intenable dans le chaos actuel du Mali.

    Mais la constitution ne délimite pas l’intérim en cas de non respect du délai de 40 jours et dans l’esprit de la constitution personne en république du Mali n’est mieux indiqué par la constitution pour assurer l’intérim au delà des 40 jours que le président de l’assemblée nationale de l’époque de la vacance du pouvoir.

    Puis que selon l’article 121 tout fondement du pouvoir se trouve dans la constitution.

    L’article 25 précise les 8 institutions de la république.

    Et l’article 41 indique que le président peut soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics.

    En voulant, sans consulter les maliens par référendum, réorganiser le pouvoir exécutif en créant des postes de vice présidents non régis nulle part dans la constitution, le Président Dioncounda veut faire une violation grave de la constitution du 25/02/1992.

    Cette violation de la constitution légalisera le pouvoir des putschistes du 22/03/2012 et nous fera sortir de fait  du cadre de la constitution du 25/02/1992 et ouvrir la porte à toute les aventures ingérables par le droit positif malien.

    C’est une prime à l’insécurité et à l’anarchie qui ne fera qu’accroitre insécurité des institutions de la troisième république plutôt que trouver une solution à la crise institutionnelle.

    Cette insécurité va exposer désormais tous les pouvoirs constitutionnels au diktat du pouvoir militaire.

    Pire la communauté internationale ne sera pas assez dupe pour se laisser entraînée  dans cette gymnastique antidémocratique. 

    Ce qui nous éloignera un peu plus de la coopération financière et militaire internationale et conduira à l’asphyxie financière du pays.

    La crise institutionnelle actuelle est une crise de non respect de la constitution, nous ne pouvons pas la résoudre en violant indéfiniment notre loi fondamentale.
     

    • Franchement belle analyse, même si je ne partage pas tout mais force est de reconnaitre que kassin est un mauvais Malien(le bon Malien d’aujourd’hui n’est jamais à la hauteur)et que si réellement c’est ses pensées, il peut me contacter pour un Mali prospère et responsable
      jamaisvoler@gmail.com

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