Edito – Lutte contre la corruption : Se moque-t-on de la jeunesse ?

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À l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré le vendredi dernier la semaine nationale de lutte contre la corruption. Une semaine qui rentre dans le cadre de la convention des Nations Unies pour mieux vulgariser la lutte contre la pauvreté. Mais, force est de souligner que cette semaine se tient à un moment où le Mali est en proie à une corruption d’une envergure inadmissible.

Nombreux sont nos compatriotes à se demander si la célébration de la semaine de lutte contre la pauvreté au Mali  n’est pas une farce pour distraire  les partenaires techniques et financiers, au regard du faible pouvoir d’achat des Maliens, et de la corruption sous toutes ses formes. A en juger le thème de cette année « Le rôle de la jeunesse dans la lutte contre la corruption », on a la nette impression que les pouvoirs publics font de la jeunesse, le dindon de la farce.

La jeunesse malienne, dans sa globalité, paye toujours un lourd tribut du fait de la corruption. Surtout dans leur recherche d’emplois, dans les services publics et parapublics. Quel gâchis ?

Dans les services publics, on n’a pas besoin d’aller à l’école pour se tailler un emploi et avoir le même revenu que ceux des maitrisards. Sur le marché de l’emploi, il faut être une femme (bien taillée) pour se taper un boulot dit décent.

En dédiant cette semaine à la jeunesse, les pouvoirs publics profitent encore de leur naïveté pour se faire des enveloppes dans leur dos, profitant de leur soif pour une équité, qui ne leur serait peut être jamais garantie.

Comme annoncé par certains confrères, l’on indique aussi que dans le rapport annuel de l’ONG Transparency publié le vendredi 2 décembre dernier, le Mali a beaucoup chuté. Ainsi, sur 183 pays dans le monde, notre pays se classe 118ème  et cela après l’occupation du 96ème rang mondial en 2008, 111ème en 2009. Explication : le pays va de mal en pis.

En outre, la question de la gouvernance reste un défi à relever au Mali.

Oumar Camara          

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.