Edito : Moment d’espoir

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Adam Thiam

Oumarou Ag Mohamed  nous a donné, hier, un des rares moments de fierté de notre histoire immédiate. Comme à son habitude, le patron des Hautes Collectivités, a livré un discours digne des enjeux du Mali d’aujourd’hui.

Comme par le passé, le pays a pu suivre en intégralité la diffusion de l’allocution somme toute majestueuse. Moins que par le passé, on reprochera à l’homme son péché mignon de chercher à plaire au prince. Et plus que par le passé, le mot décentralisation  -mot clé de son intervention- prend en importance  le poids que n’a su lui donner la décennie sortante. Et plus que par le passé, l’appartenance sociale du tribun de Tin Aicha, mérite d’être remarquée et saluée, en lieu et place de la stigmatisation et de l’amalgame, notre sport national favori.  Comme à beaucoup de Touareg, la majorité sans doute de ceux que la folie de quelques illuminés a jetés sur les routes de l’exil, l’Azawad ne veut rien dire. C’est au Mali qu’ils doivent, c’est le Mali qu’ils connaissent. A ce tournant de la crise du Nord où le recours à la force est parmi les options les plus probables, il convient, non seulement de s’en souvenir, mais d’en tenir compte. Les représailles du passé sur la base du seul turban ne pouvant être dignes d’un pays civilisé. Le pasteur nomade qui a égorgé, en janvier, sa chèvre pour nourrir les soldats de l’armée loyaliste mérite plus de la patrie que les pousse au crime du Sud et les idéologues fous d’un hypothétique Empire bleu. Le mot-clé, Oumarou Ag  Mohamed, l’a répété plusieurs fois hier, reste la décentralisation : accélérée, approfondie, audacieuse, libérée du joug de la pieuvre qu’est l’administration centrale, dotée de ressources au lieu d’être sevrée par l’Etat et exigeante dans ce qu’elle peut demander comme dans ce qu’elle doit délivrer. La crise du Nord aura alors profité à toutes les Régions, donc à la nation.

Adam Thiam

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5 COMMENTAIRES

  1. Capitaine Traoré, Officier des Affaires publiques de Défense et de Sécurité, auteur de la lettre adressée à la Rédaction du Républicain.
    Petit Capitaine perdu, vous n’avez pas fini de creuse les domiciles des enfants d l’ancien chef de l’état ATT accompagner de votre pilon appelĂ© “Kolokalani” en bambara pour chercher votre soit disant or venu de suisse, je dis bien vous, car les personnes qui se sont prĂ©sente chez la fille de ATT Mme Bah Mabo Toure dans sa maison de Sotuba juste Ă  cĂ´tĂ© des sapeurs pompier. le samedi un de ses hommes se faisait appelĂ© Lieutenant, ils Ă©taient tous armĂ©s jusqu’aux dents mais ne portaient que des tee shirt blancs. Les vendredis et samedis les habitants de ceux quartier avait du mal Ă  circuler non loin de chez la nommĂ©e. 0n t’arrĂŞtait et t’amenait dans un coin pour subir 1 interrogatoire. Ceux qu’on ne comprenait pas si c’est des envoyer de l’état pourquoi le pilon appelĂ© “Kolokalani” en bambara ou-bien la justice malienne commence Ă  travailler avec des fĂ©tiche? Le monsieur qui tenait le pilon appelĂ© “Kolokalani” en bambara disait le 1er jour le Vendredi soir ” Ne nous humilie pas comme tu l’as fait dans l’autre maison montre nous l’or et l’argent voler de la suisse et dĂ©poser ici dans cette maison” enfin de compte ils n’ont rien trouve le monsieur reprend “Ah si tu es incapable nous montre l’or et l’argent et les armes qui sont cachĂ©es montre nous les.” N’ayant rien vu le plus gradĂ© avait ordonnĂ© au lieutenant de rentrer, au dĂ©part de ce dernier le lieutenant dit au reste du groupe qu’il n’abandonnerait jamais le lieu tant qu’il ne retrouve pas ceux qu’ils sont venus cherches. Pour le moment toute la cour a Ă©tĂ© laboure par la machine jusqu’à 3m de profondeur sans suite le reste Ă  savoir si le lieutenant a pu trouver son fameux or et que lui il le cache pour lui-mĂŞme. La crainte est qu’il ne faut qu’ils mettent quelque chose dans la cour qui n’était pas babas car mon lieutenant est très dĂ©terminĂ©.

  2. Ce Monsieur nous a habituĂ©s Ă  des discours opportunistes, sans conviction. Il n’a Ă  aucun moment de son discours d’hier, condamnĂ© formellement les actes posĂ©s par les groupes armĂ©s. Il s’est jouĂ© de la naĂŻvetĂ© des maliens. Que Dieu sauve le Mali.

  3. Pourvu qu’on ne decentralise pas l’armĂ©e comme La fois passĂ©.Des UnitĂ©s Ă  coloration ethnique avec un commandement locale et du meme nom.!!!!!!!.

  4. Quand un enfant veut mettre sa main au feu, il faut le laisser. Il le retirera de lui-mĂŞme.

  5. 1. Les Collectivités ont deux problèmes existentiels essentiels:
    i). La pléthore de Communes non viables économiquement qui ne peuvent même pas payer le salaire minimum de deux agents, ne parlons pas d’investissement. Seule solution: fusionner les Collectivités Territoriales non viables à celles qui le sont. Mais qui aura le courage de l’initier ? Le gouvernement apeuré ? L’AMM pour se faire harakiri ? L’Assemblée Nationale frileuse qui, seule, a ce pouvoir ? Sinon, il ne faut pas trop se faire d’illusions sur le transfert de ressources de l’Etat aux Collectivités : Comment transférer quand on a soi-même les mains vides ? A la limite, l’Etat ne pourra que transférer que les missions, les rôles, bref du texte. Concrètement, seuls les paiements des salaires pourront être transférés…
    ii). L’absence de contrôle des ouvrages et des services des Collectivités Territoriales. Unique solution: augmenter le budget de contrôle des services chargés du contrôle interne, et suivre régulièrement au niveau interministériel les résultats de leurs contrôles.
    2. Tout ceci a l’air de déjà vu. Se rappeler des fanfaronnades du Premier Ministre guinéen et de Dadis en son temps. Avant qu’ils ne se ravisent. On verra si un membre du gouvernement osera postuler, parjurer comme Tandia. Cela suppose que les maliens sont des moutons dociles. A-t-on oublié le 26 mars 1991 ? Ces vieux séniles sont-ils saisis d’amnésie ? Et la réaction de la communauté internationale ? Faut-il vraiment croire que l’ancien chef de village ne souhaite pas le bonheur de son village? Faut-il vraiment croire que ce malheureux Premier Ministre qui ose critiquer la classe politique malienne est vraiment dans une logique de vengeance ? Comment peut-il ne pas voir la différence entre le Mali de 1991 et ce qu’ont apporté les 20 ans de démocratie ? Mais nous, maliens moyens, constatons tristement, peut-être sans surprise, que nous réapprenons à choisir nos trous sur nos routes, comme sous l’ère Balla. Comme la communauté internationale a l’ai de réussir la libération du Nord, il faut qu’il compromette le second mandat d’élections libres et transparentes du gouvernement. MAIS TOUT CECI N’EST PAS DE SA FAUTE, COMME CETTE COMEDIE DE NEGOCIATION A OUAGA ET A ALGER AVEC LES ASSASSINS D’ANESARDINE, CE SERAIT LA FAUTE UNIQUEMENT DE LA SOCIETE CIVILE MALIENNE, SI ELLE SE LAISSE FAIRE…

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